Le rôle des policiers selon Gbagbo Laurent

Vous êtes des policiers, vous n’êtes pas des juges... Moi, mon père était militaire et après policier, donc je connais le rôle des policiers…Vos ennemis, ce sont tous ceux qui sont contre la République.Tous ceux qui veulent installer la chienlit, le désordre. Tous ceux qui veulent troubler les élections. Battez-vous contre le désordre, contre la chienlit… Ne réfléchissez pas, ce sont les juges qui réfléchissent. Vous êtes des combattants du respect de l’ordre public. S’il y a des dégâts, les juges rétabliront tout. La République se construit avec les Forces de l’ordre, avec les forces de combat… Moi, j’ai les bras de la République. Quand le moment arrive pour que je lance mes bras, je les lance.
Matez tous ceux qui sèment le désordre et après on réfléchira … Matez, matez, tous ceux qui sont contre la République... Moi, mon père était militaire et après policier, donc je connais le rôle des policiers…Votre rôle n’est pas de réfléchir comme les juges. Ce sont les commissaires qui réfléchissent à votre place… Vous, votre rôle, c’est de mater, de mater…Le policier ne doit pas réfléchir… Il doit taper et s’il y a des erreurs, s’il y a des problèmes nous allons arranger…

Gbagbo Laurent, Chef de l'Etat ivoirien, à l'occasion de l'installation de la CRS 3 à Divo le vendredi 27 Août 2010


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mardi 31 mars 2009

Devoir de responsabilité

Dimanche 29 octobre 2009, à l'occasion du match Côte d'Ivoire-Malawi, Comptant pour les qualifications à la coupe du monde 2010 et à la coupe d'Afrique 2010, les nombreux ivoiriens partir voir et encourager leur stars et assister à un bon spectacle dont ils ont été longtemps privés, ont plutôt été victime d'une grave tragédie qui s'est soldée par 19 morts et 132 blessés avant le début de la rencontre.

Tous les témoignages à l'issu de cette tragédie concordent et accusent la Fif qui aurait émis plus de tickets que la capacité du stade Félix Houphouet Boigny et la police, dans sa brutalité légendaire, qui a lancé une grenade lacrymogène en direction de cette foule, estimée plus nombreuse que celle qui était à l'intérieur du stade, créant ainsi la panique.

Ce qui s'est passé dimanche, est vraiment grave. De nombreux spectateurs, qui avaient des tickets d'entrée, n'ont pu avoir accès au stade, car il n'y avait plus de place. Et c'est à l'occasion d'une rencontre, qui s'est déroulée à guichets fermés, a-t-on annoncé. Si le stade est plein et que des spectateurs, qui avaient des tickets, n'ont pu avoir l'accès et ont tenté de forcer l'entrée, c'est qu'il y avait problème. On a entendu des spectateurs se plaindre et lancer des quolibets à l'endroit de la Fif. «Trop, c'est trop. Aujourd'hui, on va tous rentrer. A chaque grand match, ce sont les mêmes choses», selon certaines sources. 

Ce matin j'ai entendu le président du comité d'organisation de la Fif sur Rfi, dégager toute sa responsabilité dans cette grave tragédie et accuser la police. Pour lui les policiers n'ont pas respecté les consignes, en plus ils ont laissé entrer des spectateurs sans tickets, aussi dans la panique une grenade a été lancée. Le témoignage de ce Monsieur est très grave. Il ignore ce que signifie être responsable. Quand on organise un spectacle qui se transforme en tragédie, le premier responsable est l'organisateur quelques soient les raisons évoquées. A ce titre et pour le respect des victimes, la première chose qu'il a à faire est d'assumer ce qui s'est passé et de rendre sa démission. Ne confondons pas responsable et coupable; c'est une enquête ordonnée par le procureur de la république qui déterminera les coupables. Mais en Côte d'Ivoire le mot responsabilité et toutes ces déclinaisons n'existent pas dans le dictionnaires des dirigeants à quelque niveau qu'ils se trouvent. Comment comprendre qu'aucun responsable des structures qui gravitent autour de l'organisation des matchs de l'équipe nationale de football n'ose assumer la responsabilité de cette tragédie. C'est le résultat de la culture de l'impunité.

Souvenons nous de l'affaire des déchets toxiques, tous les responsables des structures ( port, douane, ministères) qui interviennent habituellement dans ce genre de transactions ont tous rejeté leur responsabilité. On risque d'assister au même scénario car dans nôtre pays, qui vient d'être déclaré officiellement pays pauvre très endetté,  l'histoire se répète.....trop souvent. Ce sont les comportements de dirigeants très riches dans un pays très pauvre et très endetté.

On dit que Soro, notre rebelle de Premier Ministre, a convoqué un conseil de gouvernement extraordinaire pour situer les responsabilités. J'espère que ça ne sera pas encore l'histoire de la montagne qui accouche d'une petite souris..... comme dans l'affaire des déchets toxiques. Wait end see! disent les anglais.

lundi 30 mars 2009

Fières d'être très pauvres et très endettés

J'avais décidé de ne pas écrire sur le fait que la Côte d'Ivoire soit éligible au processus PPTE parce que j'ai considéré cela comme un non évènement. Mais devant cette sorte d'hystérie de nos gouvernants et d'une partie des ivoiriens comme si cette éligibilité allait faire disparaître tous les problèmes sociaux et de développement de la Côte d'Ivoire, j'ai décidé de dire ce que j'en pense. 


Peut-être que le PPTE est un mal nécessaire pour la Côte d'Ivoire eu égare aux difficultés de toutes sortes que connaît le pays actuellement du fait de cette crise qui perdure mais aussi de la mal gouvernance. Cela me fait penser à un père de famille à qui ont promet une bourse d'étude si son fils est le dernier de sa classe. A la fin de l'année scolaire son fils est effectivement dernier, il obtient la bourse et le père très fière de la performance de son fils crie à partout et à très haute voix dans tout le quartier sa joie et sa fierté d'avoir un enfant cancre et idiot.


Le gouvernement devrait adopter un profil bas car aucun  homme consciencieux et sensé ne cherche à marcher à reculons. L'ambition légitime de tout pays est de devenir un pays développe et riche au bénéfice de sa population et non de se battre becs et ongles pour être pauvre. Nos dirigeants manquant d'imagination pour mettre en place un projet viable et efficace de développement qui prenne en compte le bien être de la population, préfère les solutions de facilités tel que le processus PPTE. Nous savons tous que les investissements non productifs ne développent pas un pays car non créateur de valeur ajoutée et d'emplois. Le gouvernement devrait plutôt réfléchir à la création d'un environnement économique et juridique qui rassure et donne confiance aux investisseurs. Cela veut dire une justice qui dit le droit rien que le droit, une administration transparente, non corrompue et efficace et une fiscalité attrayante.


Aux revendications sociales des fonctionnaires, le gouvernement a eu invariablement la même réponse: " Attendez que la Côte d'Ivoire soit éligible au processus PPTE et toutes vos revendications trouveront solution." Maintenant que cela est fait, les fonctionnaires attendent avec impatience le gouvernement.

Venance Konan (Journaliste indépendant) : “Tout va bien au pays !”


Tout va donc bien au pays de notre président bien-aimé. Il peut dormir sur ses deux oreilles. Le brillant et élégant chef d'état-major de notre très compétente armée veille au grain. Anaky Kobena, se croyant on ne sait où, et sous prétexte qu'il est un élu de la nation et jouissant d'une immunité parlementaire a osé tenir des propos patriotiquement incorrects sur les antennes de notre patriotique télévision. Mangou, n'a pas fait dans le détail. Au trou ! Pourquoi respecter des procédures d'un Etat de droit, saisir une justice ? C'est quoi une immunité parlementaire au pays de notre président bien-aimé ? Au trou j'ai dit ! C'est quoi la liberté de penser et de s'exprimer dans notre belle république refondée ? Les seuls pensées et propos acceptables dans notre république démocratique, socialiste et refondée sont les pensées et propos patriotiquement corrects, comprenez-le bien une bonne fois pour toutes, et ne venez plus énerver notre charmant et patriote chef d'état-major. On se souvient qu'il y a quelques années, un individu s'était présenté à la télévision en disant qu'il portait une bombe. Il exigeait de parler au chef d'état-major. Celui-ci s'est présenté dare-dare à la télévision. Il s'est avéré que l'individu n'avait aucune arme en sa possession. Il prétendait vouloir protester contre les rebelles. Il a eu pour cela l'honneur de se faire raccompagner par le chef d'état-major dans sa voiture. Un si charmant patriote ! Puis, lorsqu'après la formation du gouvernement de Charles Konan Banny, des jeunes patriotes se sont mis à renverser des poubelles à Yopougon parce que Bohoun Bouabré n'était plus le ministre de l'économie et des finances, c'est encore le chef d'état-major qui est passé à la télévision pour les supplier de ne pas faire de débordement. Et plus tard, lorsque le GTI avait dit que le mandat de l'Assemblée nationale n'avait pas à être prorogé, des patriotes sont encore une fois allés à la télévision pour faire une déclaration. Et encore une fois, c'est le chef d'état-major qui est venu jouer les négociateurs entre les patriotes manifestants et la télévision.


Tout va très bien dans notre si formidable pays. Notre président bien-aimé peut dormir à poings fermés. Mangou est là et il veille sur tout. Ce n'est pas l'armée qu'il dirige qui fera à notre prince bien-aimé un coup à la mauritanienne, à la malgache ou à la bissau-guinéenne. Les Anaky, Gnamantêh et autres mauvais patriotes qui disent des choses déplaisantes à l'auguste oreille de notre chef bien-aimé, et qui sont susceptibles de donner des mauvaises idées à ce peuple abruti savent désormais à quoi s'en tenir. Notre armée est là, debout, et patriote. Il faut bien qu'elle s'occupe, cette si brave armée. Et dans ce beau pays nôtre, nous avons cultivé au plus haut degré l'art de ne pas faire ce que l'on doit faire en faisant ce qui ne nous regarde pas. Il est effectivement plus facile à notre armée de faire arrêter un Anaky pour des propos qu'il a tenus à la télévision, plutôt que de mettre au pas les va-nu-pieds analphabètes qui ont pris la partie septentrionale de notre pays en otage depuis plus de six ans. Où était-elle donc, cette si grande et patriotique armée, lorsque ce petit groupe de déserteurs accompagnés de chasseurs dozo, seulement armés de vieux tromblons ont occupé la moitié de la Côte d'Ivoire ? Bien sûr, de grands " démocrates " de ce pays ont justifié l'interpellation d'Anaky et ce qu'ils ont appelé " la mise en garde des pyromanes. " Qu'ils sachent tout de même que lorsque l'on laisse l'armée faire n'importe quoi dans un pays, surtout ce qui ne la regarde pas, il arrive un jour où elle se dit qu'elle pourrait très bien gouverner elle-même ce pays.


En France où je me trouvais récemment, la grosse blague était de demander quand aura lieu la prochaine élection. Et la réponse était un grand éclat de rire. La date la plus probable que j'ai pu donner à mes interlocuteurs était la Saint glin-glin. Et les raisons sont simples, et connues de tous. Personne ne veut de ces élections, et la situation actuelle arrange tout le monde. Le chef de l'Etat bien sûr, qui a réussi à s'offrir un bonus de trois ans, bientôt quatre, sur son mandat, sans passer par les urnes et sans être embêté par qui que se soit, et son premier ministre pour qui plus cela dure et mieux cela vaut pour ses poches et ses rêves présidentiels. Il y a aussi les rebelles, petits et grands qui vivent grassement sur le dos des populations en pillant toutes leurs ressources, mais aussi les députés, les conseillers municipaux, les conseillers généraux, toutes tendances politiques confondues qui se sont aussi offert le même nombre d'années de bonus que le chef de l'Etat sur leurs mandats, et bien entendu, tous les ministres du gouvernement. On ne quitte pas une table où le repas est si bien viandé. Le refrain est bien sûr connu : on attend patiemment que Gbagbo veuille bien organiser des élections, qu'il perdra forcément. Et pourtant, Gbagbo le dit publiquement : son pouvoir, il l'a arraché morceau par morceau. Et personne n'ignore comment il l'a arraché à Guéï. Cela signifie, pour qui n'est pas un rêveur, que ce pouvoir qu'il a obtenu dans les conditions que l'on sait, il faudra le lui arracher de la même façon. Mais avec ce qu'il a en face de lui, tout va très bien pour notre chef bien-aimé. Mangou est là pour éviter que des gens qui n'ont aucune envie de lui enlever son pouvoir ne le fassent.


Il y a quelques semaines, au début du mois de mars, j'avais participé à un débat public de l'Observatoire des élections. A cette occasion, Monsieur Edjampan Tiémélé m'avait répliqué, lorsque j'avais dit que le peuple ivoirien était l'otage de toute la classe politique, que l'opposition qui avait voulu manifester en mars 2004 avait vu entre 300 et 400 de ses militants assassinés par le pouvoir de Laurent Gbagbo. Je lui avais alors demandé ce que faisait cette opposition dans le gouvernement d'un tel homme. Je pose encore la question : comment des partis d'opposition peuvent-ils continuer de siéger dans le gouvernement d'un homme qui tue 300 à 400 de leurs militants ? Ce jour-là, j'avais pris la salle à témoin sur le fait que les 25 et 26 mars, aucun de ces partis d'opposition n'appellerait à une petite messe, une petite prière dans une mosquée, à allumer une petite bougie pour commémorer ces jours de massacre et rappeler aux Ivoiriens et au reste du monde la mémoire de ces victimes. Les 25 et 26 mars sont passés, et effectivement aucun leader politique de l'opposition n'a parlé de ces événements. Cela fait cinq ans que ces personnes ont été massacrées et ceux qui les ont appelées à descendre dans la rue les ont déjà oubliées. En 2007, lorsqu'un journaliste avait parlé à Affi N'guessan de l'assassinat de Robert Guéï, il lui avait répondu qu'il fallait éviter les questions qui fâchent. Je suppose que si les leaders de l'opposition avaient appelé à se souvenir de leurs martyrs, M. Laurent Gbagbo se serait fâché. Ce que notre opposition ne veut absolument pas prendre le risque de faire. Gbagbo pourrait dire par exemple qu'il remanie son gouvernement, pour priver cette opposition du repas bien viandé. Et cela est insupportable pour elle. Eh bien, avec une telle opposition qui n'est même pas capable d'honorer la mémoire de ceux qui sont tombés pour elle, qui n'est même pas capable de se fâcher et de taper du poing sur la table lorsqu'on la mène par le bout du nez, M. Gbagbo organisera bel et bien les prochaines élections à la Saint glin-glin. Et mon ami Gnamantêh croupira en prison le temps que voudra le procureur, comme avant lui mon jeune frère Assalé avait croupi douze mois bien comptés en prison pour avoir dénoncé cette corruption qui pourrit tout le pays. Parce qu'à part les condamnations de principe, il n'y aura rien d'autre


Tout va très bien au pays de notre président bien-aimé. Il s'est battu comme un beau diable pour que son pays soit considéré comme un pays très pauvre et très endetté. Nous avons fini par avoir ce statut, d'après ce que j'ai cru comprendre à travers les journaux. Grande joie au palais. De toutes les façons, on ne pouvait pas rater cela, vu la très grande conscience que nous avons mise à appauvrir ce pays. Il y a d'abord tous les détournements massifs d'argent. Mais ne le dites pas trop fort. Le procureur ne dort que d'un œil. Il y a eu aussi les investissements totalement improductifs tels que les palais à Yamoussoukro, le gaspillage effréné, la corruption qui a gangréné tous les strates de la société, même la présidence (chuuut ! Vous tenez vraiment à réveiller le procureur ?), l'incompétence notoire des dirigeants, la mauvaise gouvernance, etc. Je ne vous apprends sans doute rien en vous disant que notre production de cacao est en train de baisser, et que bientôt nous perdrons notre place de premier producteur mondial au profit du Ghana, qui lui, s'en sort bien avec son cacao. La raison en est que nos paysans, fatigués de travailler comme des forçats pour enrichir des aigrefins, ne veulent plus renouveler leurs plantations et beaucoup d'entre eux préfèrent se tourner vers la culture de l'hévéa, quand ils ne choisissent pas simplement de se tourner les pouces. Il se trouve que les cours du caoutchouc ont chuté de manière drastique avec la crise financière mondiale et l'hévéa ne rapporte plus grand'chose. Nous avons fait ce qu'on appelle tuer la poule aux œufs d'or. Houphouët-Boigny avait rêvé de faire de la Côte d'Ivoire un pays développé. Honte sur lui. Notre président actuel et bien-aimé en a fait un pays très pauvre et très endetté. Qu'il soit loué. Et que le général Mangou veille encore longtemps sur lui.


Venance Konan, écrivain


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samedi 21 mars 2009

Affaire Anaki: le zèle du chef d'Etat major


Le mercredi 18 mars 2009 au cours d'une émission sur la première chaîne de la RTI, Monsieur Anaki, ancien ministre, député et président d'un petit parti politique (MFA), appelait les ivoiriens, face à l'échec selon lui de l'accord politique de Ouaga, à suivre l'exemple malgache. Deux jours après cette émission, Anaki Kobenan a été conduit à la direction de la surveillance du territoire (dst) pour être entendu. Selon les organisations de lutte pour les droits humains la procédure en la matière n'a pas été respectée parce que Anaki Kobenan est ancien ministre et député. Après ces déclarations du président du MFA, l'armée ivoirienne (la grande muette), s'est cru obliger de venir faire une déclaration au cours du journal télévisé de 20 heures pour menacer les partis politiques et de façon insidieuse les syndicats et la société civile, donnant ainsi l'impression que la Côte d'Ivoire est dirigée par un régime militaire.



Dans un régime démocratique, donc civile, lorsque la sécurité de l'Etat est ménacée ou lorsqu'il y a des risques d'insurrections suscitées par des leaders politiques, il ne revient pas à l'armée de courir à la télévision pour faire des déclarations à caractère politique. Il ne revient pas non plus à l'armée d'interpréter les discours des hommes politiques. Cela revient aux autorités politiques à travers le ministre de la défense ou le ministre de la sécurité. C'est le rôle des autorités politiques d'apporter une réponse adéquate aux discours séditieux des leaders politiques. Le rôle de l'armée est d'obéir et d'exécuter.



Cette sortie de l'armée est inopportune et antidémocratique. Le Chef d'Etat major se sentirait-il menacé au point de vouloir être plus royaliste que le roi. Pour quelle raison le Général Philippe Mangou veut-il s'immiscer dans l'arène politique en cette période d'incertitude électorale? Dans un Etat démocratique l'armée doit être neutre et républicaine. Son rôle est de défendre le peuple et les institutions car en démocratie le peuple est le détenteur exclusif du pouvoir. Alors mon Général contentez vous d'être un soldat.

vendredi 13 mars 2009

La danse des sorciers autour de la date de l'élection présidentielle

Au lendemain de la signature de l'accord politique de Ouaga (Apo), j'ai eu une chaude discussion avec un monsieur dont j'ignore le nom, fervent partisan du Fpi, au sujet de la sincérité des signataires de cet accord et de l'impossibilité de tenir la date de l'élection présidentielle. Je me souviens lui avoir proposé un pari d'un montant de 100 mille fcfa que l'élection présidentielle aura lieu au plutôt le 30 octobre 2010. Pari qu'il a refusé car n'étant pas lui même sûr de ces certitudes. Au rythme où vont les choses, on s'achemine inéluctablement vers cette date. Il y a des petits partis politiques satellite du Fpi qui appelle à la tenue de l'élection présidentielle à la date du 30 octobre 2010. Souvenons nous qu'au lendemain de la signature de l'Apo, une polémique faisant cas d'un accord secret fixant la date de l'élection présidentielle au 30 octobre 2010 avait éclaté. Nous en sommes pas loin.


Actuellement, il y a un débat que je qualifie d'hypocrite autour de la fixation de la énième nouvelle date de l'élection présidentielle et emprunt de mauvaise fois. Le Président Gbagbo n'a-t-il pas dit que la mauvaise fois est la chose la mieux partagée en politique. Et tout le monde y vas de sa dose de pression, même la communauté dite internationale, sur la Cei qui est devenue leur cheval de troie, leur exutoire, comme si la Cei est l'unique responsable de la lenteur du processus électoral. Alors que nombreux sont ceux qui ont intérêt à ce que ce processus traîne en longueur. Je veux parler d'abord des signataires de l'Apo, ensuite des députés, des maires, des présidents des conseils généraux. Par extrapolation des partis politiques de l'opposition et ceux qui se réclament du pouvoir Fpi.


Il sera aléatoire de fixer, au moment où toutes les pesanteurs sur le processus électoral ne sont pas levées, une date pour l'élection présidentielle qui ne sera pas respectée. Je pense que pour donner un nouveau calendrier électoral qui aura toutes les chances d'être exécuté, il faudra attendre la validation du listing électoral par les partis politiques. En cela je soutiens la position du Président de la Cei.

vendredi 6 mars 2009

Détournements de fonds, emplois fictifs, enrichissements illicites... Ali Baba et les 40 voleurs

"Houphouët voleur…Houphouët voleur…Houphouet voleur…Houphouet voleur… "
Lorsque monsieur Laurent Gbagbo et ses camarades de la refondation écrivaient , dans leur laboratoire de cogitation et de démagogies, les paroles de cette vilaine et non moins méchante chanson, ils étaient loin de s`imaginer qu`un jour, parvenus au pouvoir par un concours de circonstances incroyables, pour ne pas dire dans des conditions sanglantes ou calamiteuses (faites votre choix), le peuple de Côte d`Ivoire ne verrait aujourd`hui dans leur régime, après bientôt neuf ans d`escroquerie politique au sommet de l`Etat, que l`expression du vol caractérisé, de la filouterie et de la cleptomanie.

Houphouet voleur…scandaient les élèves et Etudiants jetés dans les rues d`Abidjan et poussés dans le dos par les enseignants FPI qui avaient infecté tout le système éducatif. Monsieur Gbagbo lui-même, en grand chef d`orchestre, n`hésitait pas à entonner la même chanson, en traitant celui qui a consacré toute sa vie à construire ce pays et à travailler pour le bonheur et la sécurité de ses enfants, de " voleur ". Monsieur Gbagbo fera le tour de la Côte d`Ivoire avec cette chanson dans la bouche et les deux doigts levés. De nombreux Ivoiriens, de bonne foi mais surtout brûlant d`envie de changement à tout prix, le suivront dans son aventure, en croyant que le " V " formé par les deux doigts levés signifiait victoire, volonté de changement positif, volonté de rupture avec les anciennes pratiques du parti unique, volonté de gouverner autrement avec des déclarations (petite digression) péremptoires et surréalistes du genre : " Avec 10 milliards, je règle tous les problèmes de l'université", une déclaration qui rendra les Etudiants fous de joie. Puis, une fois parvenu au sommet de l`Etat et réalisant qu`en réalité la théorie n`a rien à voir avec la pratique, il change de discours : "Je mets quiconque au défi de dire qu`il peut régler tous les problèmes de l`université "

Aujourd`hui, les Etudiants, roulés dans la farine, ont découvert que non seulement ils n`ont jamais été aussi malheureux que sous le règne de monsieur Gbagbo, mais surtout que le Président Houphouet (paix à son âme), ne pensait pas vraiment à lui-même lorsqu`il disait que le vrai bonheur ne s`apprécie que lorsqu`on l`a perdu. Fermons la parenthèse.

En réalité, le signe du " V " de la victoire que faisaient monsieur Gbagbo et ses camarades de la refondation (et les Ivoiriens l`apprennent à leurs dépens), n`était que le " v " du vol, de la victoire des voleurs, le " V " de la volonté, (après avoir tout pillé), de remuer ciel et terre pour obtenir l`inscription de notre pays sur la liste des pays les plus pauvres de la planète, afin de recevoir un cadeau annuel d`environ 400 milliards de FCFA pour boucher les trous des détournements colossaux opérés sous son régime et décriés au quotidien par son camarade Mamadou Koulibaly, l`insaisissable président de notre désormais inexistante Assemblée Nationale : "Au FPI, il y a des voleurs, des menteurs et des truands " ; a-t-il lancé à Yopougon en février dernier.

Mais lorsque monsieur Gbagbo et ses camarades traitaient Houphouet de voleur, ils pensaient surtout à l`entourage de ce dernier. Dans leur entendement, si l`entourage du président Houphouet détournait des fonds publics, Houphouet ne pouvait être que le voleur en chef, vu que c`est lui qui les choisissait. Un raisonnement à la fois simpliste et méchant qui a pourtant produit des effets au-delà des espérances des refondateurs. La fin ne justifie-t-elle pas les moyens ? Et n`y a-t-il pas des " coups d`Etat qui font avancer la démocratie " ? " Mille morts à gauche, mille morts à droite, moi j`avance ". Et monsieur Gbagbo et ses camarades ont beaucoup avancé dans leur volonté de faire des Ivoiriens, des clochards, tant les scandales, sous son régime, sont nombreux et ont pour titre : ALI BABA et les 40 voleurs.

Considérant la survenue de la guerre seulement 23 jours après le coup de Sia Popo, comme un signe de Dieu, les refondateurs, profitant de la confusion qui s`ensuit, montent tous sur le plateau de tournage du film " ALI BABA et les 40 voleurs ", plongent mains et pieds dans les caisses de l`Etat et mettent rapidement plusieurs milliards " en zone de confiance " gouvernementale". Leur grand chef (l`homme qui a crié Houphouet voleur), assiste au tournage du film en prodiguant de temps en temps, quelques sages conseils. Doucement, doucement les gars " l`argent n`aime pas le bruit ". Mais, malgré tous les conseils du grand chef, quelques bruits de pillage dans la filière café cacao parviennent aux oreilles de quelques Ivoiriens qui se mettent à murmurer. Leurs murmures parviennent aux oreilles du grand chef qui s`étonne et s`indigne le mercredi 24 octobre sur les antennes de la télévision. " Si la filière est mal gérée, ça ne regarde pas l`Etat et ce n`est pas l`argent de l`Etat qui est dilapidé. Nous, nous retirons, nous Etat (et l`Etat c`est moi, NDR) ; notre impôt. 250 milliards en 2005, 254 milliards en 2006. C`est ce qui est dans les caisses du trésor et c`est ça que nous dépensons. Le reste appartient à ceux qui gèrent la filière…Aujourd`hui, avec la réforme que nous avons faite, nous prenons notre impôt et le reste regarde ceux qui gèrent la filière. ". Avec ces propos clairs comme l`eau de roche, le grand chef (l`homme qui a crié Houphouet voleur), croyait en avoir fini avec les murmures du peuple (cet ingrat), sur les vols (planés) de ses camarades. Que nenni. Ce qui le rendit très, très furieux. " Ce ne sont pas seulement mes compagnons qui volent ", avoue-t-il enfin, le mercredi 23 janvier 2008, sur les antennes de la télévision. Agacé, il ajoute : "Avant, je touchais 400.000FCFA. Aujourd`hui, je touche 8,5 millions (plus 70 milliards de fonds de souveraineté, NDR). Donc, je me considère (évidemment), comme riche. Je ne construis pas de maisons. Je ne fais pas des affaires (normale, avec 70 milliards annuels). Nous, on a vu des gens ici à vélo et puis on les a vus un an après la proclamation de l`indépendance, être riches. Nous avons vu les jaguars débarquer à Abidjan, les premières maisons en marbre. Donc (si mes camarades refondateurs volent et sont devenus les nouveaux riches), moi, je ne suis pas du tout dérangé. Parce qu`en fait (les Ivoiriens ont la mémoire courte), c`est un phénomène (les nouveaux riches), cyclique. Il y a des gens qui étaient pauvres et misérables et brusquement, devant nous, ils sont devenus riches. Donc, aujourd`hui, il y a d`autres (dont moi et un autre qui a dit qu`il ne sera plus jamais pauvre dans sa vie), qui étaient misérables et brusquement, devant nous, ils sont devenus (très) riches. La roue tourne. ". Selon donc monsieur Gbagbo (l`homme qui a crié Houphouet voleur), la notion de vol et d`enrichissement rapide se résume dans cette formule : " Chacun mange à son tour. C`est notre tour ", donc fichez-moi la paix et laissez-nous voler en paix. Message reçu 5/5 par tous les re(b)fondateurs disséminés par le grand chef dans toutes les régies financières. Certains, qui connaissaient jusqu`aux moindres pensées du grand chef, n`avaient pas attendu ses déclarations de soutien pour aller négocier une grosse affaire (et pourtant ils disent qu`ils ne font pas d`affaires), de 100 milliards sur le dos des victimes des déchets toxiques. Dans un dossier publié par FRATERNITE MATIN en août 2007, on découvrit que les vraies victimes n`avaient rien reçu et continuaient de mourir en silence. Mais quand les vraies victimes, soigneusement omises se plaignent et organisent des marches pour réclamer leur indemnisation, le grand chef leur envoie d`abord des chiens bergers et des grenades lacrymogènes avant de se fâcher, sur les antennes de la télévision : " il y a des gens qui pensent qu' être malades des déchets toxiques, c`est un métier…Nous, nous avons pris nos 100 milliards… ". Sous-entendu, circulez, vous n`aurez rien. Donc, monsieur Gbagbo, (l`homme qui a crié Houphouet voleur), a encouragé tous les vols sous son régime. Mais, soudain, réalisant l`ampleur des dégâts causés par ses propres déclarations sur l`économie du pays, et voulant se refaire une nouvelle virginité (oubliant qu`on ne retrouve jamais la virginité une fois qu`on l`a perdue), il ramasse quelques uns de ses amis et les expédie à la MACA. Quand, ces derniers, surpris par le sort qui leur est fait, le grand chef se fâche encore et les traite de voleurs : " J`irai jusqu`au bout…Il s`agit de milliards qui ne sont ni dans les caisses de l`Etat, ni dans les poches des paysans ", déclare-t-il le 21 janvier 2009. Depuis quand l`Etat s`intéresse-t-il, après avoir prélevé ses impôts, à l`argent de la filière café cacao ? Mais, monsieur Gbagbo n`a pas fini de se fâcher que soudain, une bombe explose (oh surprise), à la Présidence de la République. Sa secrétaire particulière, madame Emilienne Gomé, vient d`escroquer 65 millions au DG de MTN. Là, le grand chef est très, très fâché. Voulant jouer lui-même le rôle d`ALI BABA face aux 40 voleurs, il sort son épée et coupe violemment la tête de sa voleuse (5 ans de prison ferme) de secrétaire. Mais la tête de la pauvre n`a même pas touché le sol qu`une autre bombe explose au palais. Des employés fictifs y sont payés depuis des années sans travailler. Tel est pris qui croyait prendre. Les Ivoiriens découvrent ahuris, que la caverne d`ALI BABA, c`est la Présidence de la République. Monsieur Gbagbo est solidement pris dans les mailles de ses propres contradictions. Et le régime de la refondation qui ne peut mettre le comportement de la secrétaire de monsieur Gbagbo sur le large dos de la guerre, s`est discrédité pour toujours. A présent, le peuple qui pleure, retient son souffle et attend le prochain scandale qui ne saurait tarder. Monsieur Laurent Gbagbo et ses camarades, en traitant Houphouet de voleur se sont présentés comme une poche de moralité et avaient promis de gouverner autrement la Côte d`Ivoire. Il n`y a aucun débat à ce sujet. En effet, aucun régime avant eux, n`avait obtenu des résultats aussi saisissants. ALI BABA ET LES 40 VOLEURS sont partout. Et le peuple, trahi, appauvri, humilié et abandonné, s`interroge : monsieur Gbagbo n`est-il pas le premier responsable de tous les vols commis par ses camarades ?

" Le peuple t`a choisi. Toi aussi, avant de choisir qui que ce soit, il faut faire attention. Si tu choisis voleur, nous, on va t`appeler voleur. Tu seras le comptable de ton choix… ". 

Qui est l`impertinent qui a composé cette méchante chanson ?

S. EPICURE (Le Repère)

Fesci, syndicat ou mafia ?


Le secrétaire général de la Fesci fulmine. Et menace. Alors que le syndicat, réputé proche du Front populaire ivoirien (FPI, au pouvoir) n’a pas mené de grandes campagnes pour la cause étudiante depuis l’arrivée au pouvoir de Laurent Gbagbo, Augustin Mian, étudiant de 31 ans inscrit en maîtrise de droit, n’exclut pas de recourir à la grève. Motif : les frais d’inscription à l’université, qui devraient prochainement passer à 50 000 F CFA, un tarif unique, alors qu’ils s’échelonnaient jusqu’ici de 7 000 à 10 000 F CFA selon le niveau d’études.

« Il faut pas nous fatiguer avec cette affaire de frais de scolarité. On subit déjà des retards dans le versement des bourses, les restaurants universitaires ne fonctionnent pas, les cités U sont délabrées et on veut nous faire payer 50 000 F CFA d’inscription. Ce n’est pas possible ! » vocifère le leader de la Fesci. Qui regrette que son organisation n’ait pas été invitée à des négociations préalables à l’adoption de ces nouveaux tarifs. Pour ses détracteurs, la Fesci fait plutôt preuve d’hypocrisie. « En fait, ce que ses responsables veulent négocier, c’est la part que le syndicat va prélever sur ces frais d’inscription », lance Patrick N’Gouan, président de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (Lidho). Depuis plusieurs semaines, différentes sources à Abidjan font effectivement état de discussions avec les autorités de tutelle pour l’obtention d’une « dîme » par le syndicat. La rumeur est d’autant plus plausible que celui-ci a la réputation de racketter les étudiants.

Sur les campus, la Fesci se comporte en véritable mafia, un terme employé par Human Rights Watch (HRW) ou la Lidho, mais aussi par le président Laurent Gbagbo lui-même. En mai dernier, le chef de l’État a en effet demandé aux étudiants d’« abandonner pour toujours la violence, le banditisme et la mafia », ajoutant : « Sachez que je ne défends pas les bandits, je défends les futurs cadres du pays. »

Il n’empêche. C’est dans une totale impunité que la Fesci continue à régner, par la terreur, dans les universités, les campus et même les lycées. Au mois de janvier, pas moins de trois incidents sérieux ont défrayé la chronique. Entre le 12 et le 14, aux « 220 Logements », dans la commune d’Adjamé, les « fescistes » ont affronté à coups de gourdins et de machettes des jeunes du quartier. Il a fallu l’intervention massive des forces de l’ordre pour calmer le jeu.

Le 14, alors que la situation se calmait à Adjamé, des accrochages se sont produits à Yopougon entre des membres de la Fesci et des lycéens appartenant à l’Association générale des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (Ageeci). Quatre jours plus tard, le 18, des représentants du Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH) qui enquêtaient sur ces incidents ont été agressés. L’Ageeci est considérée par la Fesci comme proche de l’ex-rébellion qui tient le nord du pays. Depuis la création de ce mouvement en 2004, son fondateur, Habib Hobo, a été tué, une militante violée et plusieurs autres syndicalistes bastonnés. Enfin, le 22 janvier, à Yamoussoukro, ce sont des membres du « Collectif étudiants des grandes écoles » qui ont été attaqués. Bilan : cinq blessés, dont deux sérieusement. La plupart du temps, la réponse de la police ou de la justice est quasi inexistante.

 

En toute Impunité

« En mai 2007, quand la Fesci est venue saccager les locaux de la Lidho, nous avons prévenu la police. Ses agents se sont contentés de regarder les casseurs prendre le matériel pour l’emmener à la cité U de Mermoz. On a déposé une plainte, mais celle-ci est évidemment restée sans suite », raconte Patrick N’Gouan. Aux yeux des étudiants fescistes, la Lidho avait commis un crime en autorisant les enseignants, alors en grève, à se réunir dans ses locaux, le syndicat étudiant leur ayant interdit d’organiser la rencontre à l’université. « Notre siège est situé dans le quartier Mermoz, et ils considèrent qu’on est sur leur territoire. Ils nous ont même demandé de déménager », poursuit le président de la Lidho.

« Nous sommes certes des êtres humains, nous avons notre intelligence mais nous avons aussi un côté bestial », expliquait en 2005 l’un des plus célèbres « parrains » du mouvement, Kouakou Brou, alias Maréchal KB, dans une interview au quotidien Fraternité matin. Selon HRW, KB est considéré comme le « dirigeant militaire » de la Fédération.

Pour conforter sa mainmise sur l’université, la Fesci manie depuis longtemps violences et intimidations. De graves incidents ont opposé à la fin des années 1990 deux tendances concurrentes – l’une proche du FPI, l’autre du Rassemblement des républicains (RDR). Les différends se sont réglés à la machette. Depuis 2002, la culture de la violence n’a fait que se renforcer.

En décembre, le Cecos (Centre de commandement des opérations de sécurité), une unité d’élite de la police, a découvert une cache d’armes lors d’une perquisition à la cité U de Cocody. Les basses besognes sont confiées aux « antichambristes », petites frappes du mouvement qui patrouillent, selon des témoins, avec un sac à dos contenant couteaux, machettes et autres armes. « Les antichambristes existent, se défend Augustin Mian. Mais c’est juste un nom que l’on donne aux jeunes du mouvement, qui attendent leur tour dans l’antichambre. Ils n’ont aucun rôle particulier. »

« C’est vrai qu’il y a eu des dérapages dans la vie de notre mouvement, je le reconnais. Mais le contexte n’est plus le même, les temps ont changé », plaide Mian. Les accrochages de la mi-janvier à Adjamé ? « Des provocations. » L’agression des lycéens à Yopougon ? « Une bagarre entre camarades. » Bref, à l’entendre, la Fesci serait redevenue, sous son égide, une institution respectable. « Nous avons été invités dans le bureau du chef de l’Onuci [Mission des Nations unies en Côte d’Ivoire], c’est bien la preuve que nous ne sommes pas une mafia. L’ONU ne discute pas avec des mafias », argumente le secrétaire général. On ne voit pas très bien non plus pourquoi l’Onuci aurait besoin de consulter le secrétaire général d’un syndicat estudiantin si celui-ci se cantonnait à son rôle de défense des intérêts des étudiants. Le 10 octobre dernier, par exemple, la Fesci s’est illustrée en organisant le saccage de trois centres d’inscription sur les listes électorales, souligne un rapport de l’ONU.

 

Profil bas

Le syndicat a une organisation et un vocabulaire inspirés de l’univers militaire avec des secrétaires généraux qui se font appeler « général », un siège administratif surnommé « le Pentagone », et un quartier général baptisé « le Commandement supérieur ». Dans une enquête publiée en mai 2008, HRW détaille la façon dont la Fesci a mis les campus en coupe réglée, ce que nie en bloc Augustin Mian. Mais selon l’ONG, les petits commerçants doivent payer un « quota » s’ils veulent travailler aux abords des cités universitaires ou des campus. Parfois ce sont des fescistes eux-mêmes qui installent des commerces, des buvettes, voire une boîte de nuit comme le fameux « Marais », à la Cité rouge. Selon la Lidho, le syndicat prélèverait aussi des taxes sur les bourses, et aurait pris en charge la collecte des loyers des chambres universitaires. La Fesci ferait ainsi payer 20 000 F CFA par chambre au lieu du tarif officiel, fixé à 6 000 F CFA. Certains fescistes se permettraient également de téléphoner, manger et boire dans les commerces d’alentour sans jamais régler l’ardoise.

Les étudiants n’ont pas vraiment le choix. Ils doivent être membres du syndicat pour bénéficier de certains droits. Sinon, ils doivent se faire extrêmement discrets. Les autres mouvements de jeunesse ont bien du mal à exister sur les campus. La Fesci « a imposé la pensée unique par la terreur », expliquait le 29 janvier dernier Kouadio Konan Bertin, dit KKB, président des jeunesses du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) dans un entretien au journal Le Nouveau Réveil. Selon lui, les étudiants, s’ils ne sont pas membres du FPI, « ne peuvent afficher leur militantisme au grand jour ». « À chaque fois que nous avons essayé de mobiliser les jeunes, ceux-ci étaient virés de leur chambre dès le lendemain, voire blessés ou tués. Je ne peux pas envoyer les jeunes du PDCI à l’abattoir », ajoute KKB. La Fesci ? « Ce sont les escadrons de la terreur », confiait récemment un cadre du FPI.

Depuis la signature des accords de Ouagadougou, le 4 mars 2007, le mouvement fait plutôt profil bas. Pas question de nuire aux intérêts du chef de l’État, qui reste le grand parrain de l’organisation étudiante, et qui, pour le moment, joue l’apaisement. La Fesci pourtant, estime Patrick N’Gouan, « peut paralyser le processus électoral. On parle de démobiliser les milices, mais il faudrait commencer par la Fesci », conclut-il.

 Source Jeune Afrique

Télécoms en Côte d'Ivoire - Escroquerie et Corruption : Un autre scandale de plusieurs milliards de FCFA !

Encore une énième affaire de corruption dans l'entourage du Chef de l'Etat ivoirien. Gbagbo Laurent doit sérieusement nettoyer son écurie. Ces faits de corruption à répétition  dans l'entourage du Chef de l'Etat contribue à ternir un peu plus l'image dèjà dégradée de la Côte d'Ivoire. Que le Chef de l'Etat médite ces paroles de Yodé et Siro, deux chanteurs zouglou, " Le peuple t`a choisi. Si tu choisis voleur, nous, on va t'appeler voleur. Tu seras le comptable de ton choix… "

 Encore un autre scandale qui va secouer la République ! Après les récentes affaires d'escroquerie portant sur la somme de 65 millions de FCFA au détriment de la Compagnie de Téléphonie Mobile MTN, et d'emplois fictifs à la présidence de la République impliquant des proches du chef de l'Etat ivoirien ; c'est au tour du secteur des télécommunications de faire parler de lui de la plus mauvaise des manières.Cette fois encore, des proches du président Laurent Gbagbo, mais aussi le ministre ivoirien des NTIC, Ahmed Bakayoko (Ahmbak pour les intimes, Trésorier du Rassemblement des Républicains - RDR -, parti du Dr. Alassane Dramane Ouattara dit ADO), ainsi que les dirigeants de l'ATCI (Agence des Télécommunications en Côte d'Ivoire) et de la LONACI (Loterie Nationale de Côte d'Ivoire) sont impliqués. C'est sûr, cet énième scandale va faire de très grosses victimes dans le marécage politico-économique ivoirien, où les comportements mafieux relèvent désormais du «business as usual». 
On peut l'affirmer avec certitude : la Maca (Ndlr : Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan) pourrait accueillir dans les prochaines semaines, de gros bonnets de l'establishment politico-financier et des télécommunications de Côte d'Ivoire. A l'image des ex-barons de la filière café-cacao, qui croupissent depuis près de 10 mois - sans jugement - dans les geôles abidjanaises.

De quoi s'agit-il ? Abus de confiance sur licence Télécom 


Les faits. Warid Télécom, propriété du géant financier international Abu Dhabi Group, lui-même propriété de la famille royale d'Abu Dhabi doit, selon les informations officielles, être la 6ème Compagnie de Téléphonie Mobile en Côte d'Ivoire. Le lancement de ses activités est prévu courant Juin / Juillet 2009. 

Pour ce faire, Warid Télécom a signé, le 04 juillet 2006, un protocole d'accord avec l'Etat de Côte d'Ivoire tel que prévu par la loi ivoirienne. Les différents signataires étaient :
- pour l'Etat de Côte d'Ivoire, le ministre de l'Economie et des Finances (Charles Diby Koffi) et son collègue des NTIC (Ahmed Bakayoko);
- et pour la société Warid Télécom, M. Farroukh Hayat. 

Selon ce protocole signé le 04 juillet 2006, Warid Télécom devra payer la somme de 30 milliards de FCFA TTC à l'Etat de Côte d'Ivoire pour, en échange, obtenir une licence bi-Band 900-1800 Mhz qui comprend l'accès direct à l'international et l'attribution des fréquences. Cette licence étant celle qui avait été accordée de façon provisoire à Celcom aujourd'hui en cessation d'activité. La mise à disposition des canaux se fera par l'ATCI conformément à la législation présente et tiendra compte de la disponibilité des fréquences dans la bande des 900-1800 Mhz. La transaction se fait avec l'accord de Celcom représenté par son président Daly Zagbo Ernest, actuel Directeur Général de la LONACI. Il est ici bon de rappeler que Celcom, détentrice d'une licence provisoire de GSM est un opérateur de Téléphonie Mobile qui s'apprêtait à lancer ses activités en Côte d'Ivoire, mais qui pour insuffisance de moyens financiers et, suite au crash de l'avion de la Kenya Airways, survenu dans la nuit du 4 au 5 mai 2007 au Cameroun, a été forcé de les interrompre. Messieurs Séry Cyriac et Gnamien Jean Yves, deux hauts responsables de Celcom, ont péri dans cet accident.

Dans un avenant au protocole du 04 juillet 2006, signé entre les parties le 13 novembre 2006, il est indiqué que Warid Télécom devra effectuer le paiement de ses charges contractuelles dans les termes suivants : 95% au Trésor publique ivoirien, et 5% à l'ATCI, l'organe étatique de régulation du secteur des Télécommunications en Côte d'Ivoire. 

Cette transaction a donné lieu à ce qui suit : 

1 - Payement immédiat par Warid Télécom de la somme de 3 milliards 289 millions 789 mille 474 FCFA ; dont 3 milliards 125 millions au Trésor publique ivoirien, et 164 millions 789 mille 474 FCFA à l'ATCI.

2 - Les 26 milliards 710 millions 526 mille FCFA restant devront être payés sur 10 ans à partir de juin 2009, c'est-à-dire après le lancement des activités de Warid en terre ivoirienne. 

Et c'est là que les requins des hautes sphères politico-économiques vont entrer en action ! Au passage, le ministre ivoirien des Nouvelles Technologie de l'Information et de la Communication (NTIC), M. Ahmed Bakayoko, aura perçu de façon frauduleuse comme pot de vin, la somme de 1 millions de dollars (environ 500 millions de FCFA) de la part de Warid Télécom... pour, dit-on, «accélérer le processus d'obtention de la licence GSM» par cette nouvelle compagnie, selon les sources proches du dossier.


Ernest Daly Zagbo, Eugène Marie Diomandé, Kla Koué Sylvanus : la connexion mafieuse 


Mais ce n'est pas tout, et le plus grave est à venir ! Le protocole d'accord et l'avenant signés, Warid Télécom se voit informer par M. Zagbo Dali Ernest, Président de Celcom soutenu par M. Kla Koué Sylvanus, DG de l'ATCI que les fréquences sont en possession de M. Eugène Marie Diomandé, actuel président du conseil d'administration de KOZ (une autre compagnie de Téléphonie Mobile présente en Côte d'Ivoire, filiale du groupe libanais Comium), par ailleurs président du club de football le Séwé Sport de San Pedro. Il est pourtant connu que la fréquence qui selon l'ATCI n'était pas disponible était bel et bien en possession de Celcom donc de M. Zagbo Dali Ernest.

Messieurs Kla Sylvanus et Daly Zagbo Ernest font donc comprendre à la compagnie Warid Télécom que pour obtenir la fréquence des 900-1800 Mégahertz, elle devra débourser, en sus des 30 milliards de FCFA fixés par la convention officielle la liant à l'Etat de Côte d'Ivoire, la somme de 5 millions d'Euros (3 milliards six cents soixante treize millions de FCFA). Cet argent sera payé non à l'Etat de Côte d'Ivoire, mais plutôt par virement bancaire sur un compte appartenant à monsieur Eugène Marie Diomandé. 

Démarche opaque et harcèlement

Toujours selon les informations crédibles et recoupées en possession de notre Rédaction, M. Eugène Marie Diomandé à son tour, monte une société-écran dénommée Cocoa & Finance Food Company, qui a son siège social aux Îles Marshall (un paradis fiscal situé dans les Caraïbes), où est viré ce pactole. 

Ainsi, par les soins du Directeur financier de Warid, M. Manoucher Djamal, les 5 millions d'Euros (3 milliards six cents soixante treize millions de FCFA) sont virés depuis la Standard Chartered à Londres sur le compte de la société-écran de M. Eugène Marie Diomandé. Compte domicilié à la Banco Popular Espagnol, Calle Marqués De Larios 5, Malaga, en Espagne. Cette transaction opaque au profit de «grands bandits à cols blancs» qui gravitent autour du président Laurent Gbagbo est bouclée en 10 jours ! 

Une fois la transaction confirmée par Eugène Marie Diomandé à ses deux acolytes que sont messieurs Ernest Daly Zagbo et Kla Koué Sylvanus, la fréquence qui, selon l'ATCI, n'était pas disponible, est aussitôt attribuée à Warid Télécom avec les 16 canaux. Cette attribution s'effectuera le 25 avril 2008.

Interrogations

Alors, questions :

Pourquoi faut-il recourir à des intermédiaires - au détriment de l'Etat de Côte d'Ivoire et du contribuable ivoirien - pour obtenir quelque chose à laquelle on a légalement droit ?

Quel intérêt a Monsieur Kla Sylvanus, DG de l'ATCI, pour cautionner de telles transactions en dehors de celles effectuées selon les critères définis par la loi ivoirienne sur les télécoms ? 

Combien de compagnies de Téléphonie Mobile voulant opérer ou opérant en Côte d'Ivoire se sont-elles vues ainsi «plumer» par ces grands commis de l'Etat ?

Quelle image veut-on donner de la Côte-d'Ivoire - et partant, des autorités ivoiriennes avec à leur tête le chef de l'Etat - à Abu Dhabi Group, maison mère du groupe Warid Côte d'Ivoire, et propriété de la richissime famille royale des Emirats d'Abu Dhabi ?

De telles pratiques mafieuses ne sont-elles pas de nature à faire fuir les opérateurs économiques qui souhaiteraient investir en Côte d'Ivoire ?

Pourquoi la police économique, qui s'est saisie de ce dossier de malversation financière portant sur plusieurs dizaines de milliards de nos francs, rechigne-t-elle à faire entendre les différents protagonistes par la justice ivoirienne ?

Le Président Laurent Gbagbo qui a toujours affirmé combattre la corruption de façon très ferme est-il informé des machinations de son quatuor de collaborateurs (Ahmed Bakayoko, Kla Sylvanus, Ernest Daly Zabo et Eugène Diomandé) ? 

Peut-on passer les comptes de M. Ahmed Bakayoko au peigne fin sans s'attendre à une levée de bouclier du RHDP, et s'attirer le courroux du RDR au motif d'une «chasse aux sorcières» contre le grand argentier du parti d'ADO ? 

Sachant que le milieu des télécoms est l'un des plus gros pourvoyeurs d'emplois et a fait des chiffres d'affaires immenses (NDLR 450 milliards de FCFA en 2007) ces 10 dernières années en Côte d'Ivoire, il faut craindre que de tels agissements de rapaces ne viennent tuer cette «poule aux œufs d'or». Le président de la République Laurent Gbagbo est vivement interpellé à réagir énergiquement.


Source: connectionivoirienne.net  [03/03/09 - le Journal de Connection] 

La version du nouveau réveil

Je publie cette version car des jeunes gens ont été commis pour détruire le numero qui a mis cette affaire sur la place publique.

La bagatelle de 4 milliards de Fcfa qui devraient atterrir dans les caisses du Trésor public ivoirien partagés par trois (3) individus. Une affaire aux ramifications insoupçonnées mettant aux prises des hommes d`affaires, des pôles d`intérêts qui gravitent autour du pouvoir FPI et des partenaires arabes. Tout se passe comme dans le monde impitoyable de la mafia sauf qu`ici, il n`y a pas encore eu de meurtres. Les acteurs qui se sont fait niquer ont eu la sagesse d`emprunter la voie judiciaire tout en se jurant de tout faire pour que le contentieux se vide à l`insu de la presse. Hélas ! De quoi s`agit-il ? Le groupe Emirati Warid Télécom propriété du géant financier international Abu Dhabi Group, lui-même propriété de la famille royale d`Abu Dhabi, qui est intéressé par des investissements en Côte d`Ivoire, est introduit dans le pays par notre compatriote Bassim Jaber et l`un de ses associés français dont le nom ne nous est pas révélé.

Les hommes d`affaires arabes choisissent le très florissant secteur de la téléphonie mobile. Ils prennent contact avec feu Séry Cyriaque, actionnaire et directeur général administrateur de la société Cellcom Côte d`Ivoire. Des engagements sont pris. Malheureusement, ce dernier périt lors d`un crash d`un avion de Kenyan Airways dans la nuit du 4 au 5 mai 2007 au Cameroun. Dès lors, les négociations piétinent, elles sont presqu`au point mort quand Ernest Dally Zabo, Pca de Cellcom, décide de prendre le relais et de valider dans ses grandes lignes tous les engagements souscrits par son défunt associé Séry Cyriaque. Investir dans le domaine de la téléphonie mobile intéresse le groupe Dubaï mais, un problème technique majeur se pose au moment de matérialiser l`accord de partenariat. Car la licence provisoire obtenue par la société Cellcom en 2005 ne dispose pas, à en croire les experts, de canaux suffisants pour une expansion rapide, durable, stable et nationale du réseau, dans le cadre du démarrage et de l`exploitation du réseau. Estimant qu`il ne vaut pas la peine d`engloutir 30 milliards dans l`achat d`une licence et ne pas pouvoir obtenir le maximum des capacités opérationnelles du réseau. C`est-à-dire obtenir une licence bi-Band 900-1800 Mhz qui comprend l`accès direct à l`international et l`attribution des fréquences. Car il faut le souligner, le secteur de la téléphonie mobile est devenu ultra-concurrentiel avec déjà cinq (5) opérateurs sur le marché. Warid-Communication veut bien entrer dans le capital de Cellcom mais à condition d`avoir 16 canaux supplémentaires afin de lui permettre d`être performant et de tenir la concurrence. Les pourparlers piétinent à nouveau. Warid Communication est à la recherche de canaux supplémentaires. L`Atci et le ministre des Ntic Hamed Bakayoko sont sollicités. L`affaire sera même portée devant le Chef de l`Etat qui prête une attention particulière à la question, heureux qu`il est de constater qu`en dépit de la situation de crise, il existe des hommes d`affaires prêts à investir des milliards dans son économie à la traîne. Laurent Gbagbo donne son appui politique à Warid Communication. Il enjoint le Directeur de l`Atci d`étudier avec bienveillance et diligence la question. Mais le problème c`est qu`il n`existe plus de canaux libres. Détenteurs de canaux en surplus, Mtn et Orange, les deux éléphants de la téléphonie mobile en Côte d`Ivoire ne veulent pas en céder à priori, et ainsi favoriser un concurrent potentiel. A l`impossible nul n`est tenu. Le Dg de l`Atci oppose une fin de non recevoir à la requête de Warid. Entre-temps, le groupe Emirati qui avait subordonné son entrée dans le capital de Cellcom à l`acquisition de nouveaux canaux décide de dissocier les deux (2) opérations et de traiter de manière séparée les deux (2) questions. Warid entre donc dans le capital de Cellcom et investit le marché noir à la recherche de ses canaux supplémentaires.

Eugène Diomandé dans l`arène

Avec plus de trois (3) milliards de Fcfa en poche, Warid entre en brousse comme on le dit. L`argent n`aime pas le bruit mais, ceux qui l`aiment savent reconnaître son odeur, même de loin.

Au petit groupe de départ dans cette transaction (Jaber Bassim, son ami français, feu Séry Cyriaque et Dally Zabo Ernest) s`ajoutent à l`heure de la finalisation du contrat Jaber Faouzi, Pasteur Koré Moïse. Car la proposition de Warid de payer pour l`augmentation des canaux aiguise les apetits et change radicalement les données. Absent d`Abidjan, Kla Sylvanus accepte de prendre l`avion à San Pédro pour rallier la capitale en urgence. Une rencontre secrète a lieu dans un hôtel de la place. C`est Eugène Marie Diomandé qui joue les facilitateurs. L`affaire est jouable. Mais Eugène et Kla choisissent la prudence. Ils n`ont pas confiance au petit monde qui s`est greffé au dossier. Ces gens-là ne savent pas tenir leur langue. Faire affaire avec eux est risqué. C`est alors que le Dg de l`Atci et le Pca de Comium (Eugène Diomandé) décident de contourner tout le monde et d`établir un contact direct avec les Arabes, avec comme exigence absolue de tenir cette transaction secrète. Car, si les autres étaient mis au courant, ils arrêtaient tout.

Un accord est signé pour Warid Communication. Eugène Diomandé avec la caution de Kla parvient à faire octroyer des canaux supplémentaires à Warid Communication, le 25 avril 2008, contre versement de 5,6 millions d`Euros, soit 3,673 milliards de Fcfa dans les comptes de la société Cacao finance food company appartenant à Eugène Diomandé. En effet, par les soins du Directeur financier de Warid, M. Manoucher Djamal, les 5 millions d`Euros (3 milliards six cents soixante treize millions de Fcfa) sont virés depuis la Standard Chartered à Londres sur le compte de la société-écran de M. Eugène Diomandé. Compte domicilié à la Banco Popular Espagnol, Calle Marqués De Larios 5, Malaga, en Espagne. L`affaire est bouclée. Mais, les oubliés du deal Faouzi et Koré Moïse et les autres estiment avoir été niqués par le trio Kla, Eugène et Dally Zabo commence à jaser. Ils remuent leurs réseaux et leurs appuis pour obtenir vaille que vaille le payement de ce qu`on leur doit. L`affaire est même portée devant la première Dame, Simone Gbagbo Ehivet qui reçoit les protagonistes du litige chez elle à Moossou. Elle aurait demandé au cours de cette rencontre à Dally Zabo de payer Faouzi mais apparemment il ne s`est pas exécuté puisque ce dernier a porté plainte devant la police économique courant janvier 2009.

Il faut souligner que Simone Gbagbo n`est pas étrangère au dossier parce que l`une de ses filles qui se prénomme Patricia présideraient au conseil d`administration de Warid Communication Côte d`Ivoire. Et pour l’image de cette entreprise elle a tenté d’assurer la médiation. La question qui se pose dans cette affaire est de savoir où l`Atci et Eugène Diomandé ont-ils trouvé les canaux supplémentaires pour les mettre à la disposition de Warid ? Car, l`Atci avait argué dans un premier temps qu`il n`y avait plus de canaux disponibles. Existerait-il à l`Atci un réseau parallèle de vente de canaux de fréquences ? Pourquoi Warid n`a pas versé l`argent dans les caisses du trésor public ? Nous le saurons certainement.

Paul Koudou (04/03/09 • Le Nouveau Reveil)

mercredi 4 mars 2009

An II de l'accord politique de Ouaga (APO)


Après deux ans d'application de l'Apo dont la signature le 4 mars 2007 avait redonné espoir à tout un peuple, quel bilan pouvons nous faire?

Le processus d'identification et d'enrôlement a débuté avec beaucoup de pesanteurs. Pesanteurs politiques avec son lot de suspicions de fraudes; pesanteurs financières qui font que le processus s'éternise. Dans l'état actuel des choses il serait hasardeux de dire quand ce processus, capital pour des élections transparentes, prendra effectivement fin.

Le processus DDR est en souffrance pour des problèmes de financement selon les services du Premier Ministre.

Le désarmement des milices pro-Gbagbo piétine.

L'unicité des caisses et la disparition des com-zones a du plomb dans l'aile malgré la signature du 4ème accord additionnel.

Finalement l'Apo qui aurait du sortir la Côte d'Ivoire de cette crise depuis belle lurette avance à pas de tortue. Ce qui nous amène à nous interroger sur la sincérité des acteurs politiques quand à leur volonté d'aller aux élections. Députés, maires, présidents de conseils généraux, nombreux sont ceux qui n'ont aucun intérêt de nouvelles élections au risque de perdre leurs juteux postes. 

Les ivoiriens sont fatigués. Les travailleurs sont impatients de voir leur situation sociale s'améliorer. Le front sociale rentre en ébullition. Hier la grève des cadres supérieurs  et des agent techniques de santé pour promesse non tenue par le gouvernement. Ils observent une trêve avec une possible reprise si leurs préoccupations ne sont pas satisfaites . Aujourd'hui la quasi totalité des lycées et collèges sont fermés. 

Le gouvernement a intérêt à se pencher sérieusement sur les préoccupations légitimes des fonctionnaires afin d'éviter un embrasement généralisé du front social. Ce qui pourrait leur être fatal. La situation sociale très difficile des ivoiriens doit faire prendre conscience à Gbagbo et Soro de l'urgence de l'élection présidentielle pour éclaircir l'horizon assombri par ces années de crises.
C'est que attendent les bailleurs de font et les investisseurs pour relancer l'économie ivoirienne créatrice d'emplois et de richesses pour un mieux être de la population.

mardi 3 mars 2009

Education nationale : L’école ivoirienne dans le coma !

L`école ivoirienne va mal, très mal. Infrastructures insuffisantes, effectif pléthorique, niveau d`enseignement trop bas, etc., c`est le triste décor qu`offrent aujourd`hui, les temples du savoir. Introspective d`un malaise aux multiples facettes. 

C’est une lapalissade que de dire que l`école ivoirienne est dans la tourmente. Une situation qui s`est fortement détériorée avec la crise militaro-politique. A telle enseigne qu`il ne se passe plus de jours sans qu`on assiste à des débrayages d`animateurs du secteur de l`Education/ Formation. Grèves qui en rajoutent au climat délétère entre enseignants et apprenants d`une part, et d`autre part, entre formateurs et l`Etat. Ce dernier fait-il ce qu`il a à faire pour sortir le système éducatif de l`ornière ? Difficile d`y répondre puisque les gouvernants actuels ont un alibi suffisant : la crise militaro-politique. Une crise qui, le moins qu`on puisse dire, a fortement précarisé la quasi-totalité des secteurs d`activités, y compris l`école. Mais on ferait preuve de cécité intellectuelle si on rendait la crise ivoirienne, seule responsable des maux qui minent l`école. Les caractéristiques de la population ivoirienne sont claires : c`est une population jeune, qui croît vite. Elle tourne aujourd`hui, autour de 20 millions quand des écoles datent de 1980. En clair, la densité de la population est en hausse là où il n`y a pas de nouvelles infrastructures. Conséquence : l`effectif va crescendo et atteint aujourd`hui, la centaine dans bon nombre de classes d`établissements publics secondaires. Un enseignant face à 100 élèves. Autant dire que la pédagogie de proximité qui demande 75% de réussite d`une leçon dispensée sera vite sacrifiée. Or, nul n`ignore que la vitesse d`acquisition diffère d`un élève à un autre. Ceux qui mettent du temps à acquérir une connaissance seront sacrifiés sur l`autel du surpeuplement des classes. Sans oublier que cela favorise la tricherie parce qu`on a beau être vigilants, on ne peut pas surveiller 25 casseroles sur du feu. Et ce sont ces élèves formés au rabais qui vont se retrouver au bout de la chaîne comme enseignants. C`est-à-dire un formateur qui, comme dans bien des cas, va transmettre un savoir erroné à l`apprenant. Tout le système est ainsi " infesté ", et seuls ceux qui ont conscience de la lourdeur de leur responsabilité vont songer à s`auto-former pour mieux former. Mais pour cela, il faut que le salaire soit proportionnel à la cherté de la vie. Parce que les ouvrages pour compléter la formation coûtent parfois des fortunes. Malheureusement, depuis des lustres, l`amélioration salariale se trouve bloquée. L`inadéquation entre les infrastructures et l`effectif s`est glissée sur un autre terrain, à savoir l`inadéquation entre le salaire et le coût de la vie. Résultat : c`est la course aux petits boulots parallèles aux détriments des apprenants. Le gouvernement se dit conscient, mais prétexte de la crise. Or, d`autres secteurs comme les " corps habillés " bénéficient d`une oreille attentive. Pis, certains corps de la Fonction publique, comme la magistrature, bénéficient d`un traitement de faveur (par exemple Epouses payées à 500 000Fcfa, sans travailler) qui, aux yeux des enseignants, surtout ceux du supérieur (au moins Bac+8), est vu comme du mépris. Et on ne peut qu`être d`avis. Parce que l`Etat, ce ne sont pas seulement les Forces de défense et de sécurité ou les magistrats. C`est aussi l`enseignant, l`éboueur, etc. Le dire, ce n`est pas accorder un blanc-seing à l`enseignant, c`est simplement plaider pour une justice sociale. Une société dans laquelle tous les corps de métiers font l`objet d`attention de la part de l`Etat. C`est 43% de son budget. Ça montre à quel point le secteur est important pour la survie du pays. Quand l`école d`un pays va mal, son développement va mal. Le philosophe Aristote ne dit pas autre chose : " Tout l`or du monde ne suffit pas pour récompenser un bon enseignant ". Un bon, bien sûr. Et non, un vil vendeur de fascicules.

Tché Bi Tché (Le Temps)

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