Le rôle des policiers selon Gbagbo Laurent

Vous êtes des policiers, vous n’êtes pas des juges... Moi, mon père était militaire et après policier, donc je connais le rôle des policiers…Vos ennemis, ce sont tous ceux qui sont contre la République.Tous ceux qui veulent installer la chienlit, le désordre. Tous ceux qui veulent troubler les élections. Battez-vous contre le désordre, contre la chienlit… Ne réfléchissez pas, ce sont les juges qui réfléchissent. Vous êtes des combattants du respect de l’ordre public. S’il y a des dégâts, les juges rétabliront tout. La République se construit avec les Forces de l’ordre, avec les forces de combat… Moi, j’ai les bras de la République. Quand le moment arrive pour que je lance mes bras, je les lance.
Matez tous ceux qui sèment le désordre et après on réfléchira … Matez, matez, tous ceux qui sont contre la République... Moi, mon père était militaire et après policier, donc je connais le rôle des policiers…Votre rôle n’est pas de réfléchir comme les juges. Ce sont les commissaires qui réfléchissent à votre place… Vous, votre rôle, c’est de mater, de mater…Le policier ne doit pas réfléchir… Il doit taper et s’il y a des erreurs, s’il y a des problèmes nous allons arranger…

Gbagbo Laurent, Chef de l'Etat ivoirien, à l'occasion de l'installation de la CRS 3 à Divo le vendredi 27 Août 2010


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lundi 21 septembre 2009

Déchets toxiques: accord amiable entre Trafigura et les victimes ivoiriennes


LONDRES - La multinationale Trafigura a signé à Londres un accord amiable portant sur 30 millions de livres (33 millions d'euros) avec les quelque 31.000 plaignants dans l'affaire du déversement en 2006 de déchets toxiques à Abidjan, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la société.

"L'accord a été signé samedi soir tard" entre Trafigura et l'avocat des plaignants tout juste revenu d'Abidjan avec le feu vert d'au moins 75% de ses clients (seuil légal), a expliqué cette source, précisant que l'indemnisation totale représentait 30 millions de livres, au lieu des 180 réclamés à
l'origine.

Chaque plaignant recevra 750.000 francs CFA, soit 1.150 euros, a indiqué le porte-parole.

Trafigura était l'affréteur du cargo Probo Koala, dont le déversement de résidus toxiques avaient causé, selon la justice ivoirienne, la mort de 17 personnes et des milliers d'intoxications.

Cet accord met fin à la procédure engagée contre Trafigura au Royaume-Uni.

Un procès devait s'ouvrir devant la Haute cour de Londres le 6 octobre, pour trois mois environ.

"Depuis août 2006, les parties ont investi énormément de temps et d'argent afin de réaliser une analyse détaillée des événements survenus à Abidjan en 2006", précise la déclaration commune finale, indiquant que "plus de 20 experts indépendants" de divers domaines avaient oeuvré.

"Ces experts indépendants n'ont pas été en mesure d'établir un lien entre l'exposition aux produits chimiques émanant des déversements d'une part, et les décès, les fausses couches, les naissances d'enfants mort-nés, les malformations, les pertes d'acuité visuelle ou d'autres maladies graves et
chroniques", poursuit le document.

Le cabinet d'avocats des plaignants "Leigh Day and co, à la lumière des conclusions des experts, reconnaît désormais que les déversements ne pouvaient, au pire, qu'avoir provoqué des symptômes passagers semblables à ceux de la grippe et des crise d'anxiété", ajoute-t-il.

"Trafigura est totalement innocenté par les conclusions des experts des deux parties", a déclaré Eric de Turckheim, directeur de Trafigura, cité dans un communiqué. "Depuis 3 ans, on nous accuse d'avoir causé des morts et des maladies graves. Aujourd'hui ces accusations se révèlent sans fondement, comme le reconnaît la déclaration de Leigh Day", a-t-il ajouté, relevant "l'absence totale de responsabilité dans cette pollution".

Aucun représentant des plaignants n'était joignable à Londres dimanche matin.

Un rapport de l'ONU publié jeudi a établi un lien "solide" entre les déchets toxiques et les décès --chiffrés à 15 par le rapport-- survenus à Abidjan, a expliqué le rapporteur spécial de l'ONU sur ce dossier, Okechukwu Ibeanu, admettant néanmoins ne pas disposer de "preuves scientifiques" sur les
effets des 500 tonnes de résidus.

Trafigura a conclu en février 2007 un accord amiable avec l'Etat ivoirien, comprenant une indemnisation totale de plus de 100 milliards de FCFA (152 millions d'euros) dont un quart seulement est allé aux victimes.

En octobre 2008, deux responsables locaux de Trafigura impliqués dans l'affrétement du Probo Koala ont été condamnés à 20 et 5 ans de prison à Abidjan.

Dimanche 20 septembre 2009 - Par AFP

jeudi 17 septembre 2009

Illusion électorale


Laurent Gbagbo, Président d'une Côte d'Ivoire à la recherche de son lustre d'antan, a invité son "ami retrouvé" Blaise Compaoré, Président d'un Burkina triomphant, qu'il avait accusé au début de cette guerre d'en être le parrain, en visite très officielle à Yamoussokro. Première visite du genre depuis septembre 2002, début de la crise politico-militaire. Le Président du Burkina a foulé le sol ivoirien, revêtu de son costume de Président devenu incontournale sur la scène sous regionale. N'est-il pas, en plus de la Côte d'Ivoire, médiateur de la crise politique togolaise?

Officiellement, cette visite est destinée à renforcer les liens d'amitié et la coopération entre les deux pays amis dépuis....belle lurette. Evidemment, en de telles circonstances, il y a des raisons officieuses. Ces raisons officieuses, les deux amis nous ont donnés des indications en faisant des commentaires sur l'élection présidentielle; en ressassant un refrain maintes fois entendu : Il ne sert à rien de faire des élections précitées et baclées, l'important est que les élections soient bien préparées et se déroule dans la transparence, et "patati patata". . Chaque fois que le calendrier électoral ne peut-être respecté, on nous sort ce refrain, qui une fois de plus demontre la mauvaise fois des tenants du pouvoir et leur manque évident de volonté politique d'aller à l'élection présidentielle en 2009, avec la complicité de Blaise Compaoré "l'ami retrouvé" de Gbago. D'ailleur, notre cher facilitateur doit rencontrer les acteurs politiques ivoitiens demain vendredi pour leur faire avaler la couleuse. Pourtant Laurent Gbagbo et son Premier ministre Soro Guillaume nous ont mille fois chantés que cette date était immuable. Soro Guillaume avait même affirmé que ce serait une catastrophe pour la Côte d'Ivoire si l'élection présidentielle n'avait pas lieu le 29 Novembre 2009. Une fois de plus les ivoiriens, mais surtout ceux qui croyaient fermement à la tenue de l'élection présidentielle (moi, je n'en fais pas parti, je suis devenu un "saint Thomas") sont roulés dans la farine. C'est le sport le mieux pratiqué en Eburnie. Finalement les faits sont entain de donner raison à Nicolas Sarkozy, qui disait que le Chef d'Etat ivoirien n'est pas digne de confiance.

Je comprends pourquoi Laurent gbagbo s'est empressé d'offrir 500 millions de cfa à son "ami retrouvé" Blaise Compaoré pour consoler ses victimes des intempéries. Alors que les victimes de ces mêmes intempéries à Abidjan se "cherchent" car ignorés par les autorités ivoiriennnes.


Blaise Compaoré s`invite dans le débat sur le calendrier électoral

Pour sa première visite officielle en Côte d'Ivoire depuis l’élection de Laurent Gbagbo en l'an 2000, Blaise Compaoré s’est rendu hier à Mama, village natal du président ivoirien, dans le centre-ouest du pays. Facilitateur du dialogue inter-ivoirien, le président burkinabé s’est invité dans le débat sur la tenue de l’élection présidentielle prévue le 29 novembre prochain. Alors que le doute plane sur le respect de cette date, Blaise Compaoré estime à son tour que ce qui importe le plus c'est la réussite du scrutin, pour garantir la paix, et non le calendrier électoral.

Lentement mais sûrement. C’est le précepte de Blaise Compaoré pour l’organisation du scrutin présidentiel ivoirien. Mieux vaut prendre son temps que de bâcler cette élection. Quitte à reporter une fois encore la date du premier tour ? le président burkinabé se garde bien de le dire. Mais son avis semble sonner comme une onction à un nouveau possible report de cette échéance tant attendue.

Selon Blaise Compaoré il s’agit d’un processus « important pour l’avenir de nos deux pays ». Il faut donc « avancer sûrement vers l’objectif qui est l’organisation de l’élection présidentielle. » A l’unisson de son homologue Blaise Compaoré et de son Premier ministre, Guillaume Soro, le président ivoirien Laurent Gbagbo invoque l’avenir pour insister sur le soin avec lequel doivent être organisées les élections. « Il ne faut pas confondre l’avenir de la paix et le retard que l’on met dans l’organisation des élection. Ce sont deux choses différentes. Nous sommes en train de préparer les élections, comme on dit ici, ' tchoco tchoco, on va faire les élections’. »

« Tchoco-tchoco... », cela veut bien dire « dans tous les cas ». Mais cela ne veut pas dire quand. Or en Côte d’Ivoire comme ailleurs, personne n’aspire ouvertement à des élections bâclées. Dès lors, on peut se demander pourquoi Laurent Gbagbo insiste maintenant sur le soin à apporter au scrutin. A cela, le président ivoirien doit sans doute avoir une bonne raison.
Source RFI

Pollution/Affaire du "Probo-Koala"


Les déchets déversés en Côte d`Ivoire contenaient un gaz mortel

Le Monde.fr - Les résidus pétroliers se trouvant à bord du Probo-Koala, qui avaient été déversés en 2006 dans des décharges d'Abidjan, en Côte d'Ivoire, provoquant une dizaine de décès par empoisonnement, contenaient environ deux tonnes de sulfure d'hydrogène, un gaz mortel en cas de fortes inhalations, affirme le quotidien britannique The Guardian, dans son édition du jeudi 14 mai. Une analyse effectuée aux Pays-Bas sur un échantillon des quelque 500 tonnes de déchets du navire a relevé également la présence d'importantes quantités de soude caustique. La société Trafigura, affréteur du Probo-Koala, fait l'objet d'une plainte collective déposée par plusieurs milliers de citoyens ivoiriens.


Accord en vue entre affréteur et victimes

LONDRES - La multinationale Trafigura, affréteur du cargo Probo Koala, dont les déchets toxiques avaient été déversés en 2006 en Côte d`Ivoire, a annoncé mercredi qu`elle avait proposé un accord à l`amiable aux victimes, engagées dans des poursuites à son encontre.

Trafigura, un négociant multinational de produits pétroliers, était l`affréteur du cargo Probo Koala, dont les résidus toxiques avaient été déversés à Abidjan, causant la mort de 17 personnes et des milliers d`intoxications.

Plus de 30.000 victimes ivoiriennes, représentées par le cabinet britannique d`avocats Leigh Day and Co, avaient entamé des poursuites contre Trafigura. Un procès devait avoir lieu en octobre devant la Haute Cour de Londres, qui aurait constitué la plus importante action contre une société jamais menée devant la justice britannique.

Mais mercredi, Trafigura, dont le siège opérationnel est basé à Londres, a fait savoir, dans un communiqué, que "les parties explorent la possibilité d`un compromis sur les demandes d`indemnisation qui ont été faites".

"Un règlement global est considéré par les parties et il apparaît actuellement que cet accord serait probablement acceptable pour la plupart d`entre elles", a ajouté Trafigura. "Cela prendra du temps et d`ici là, les deux parties considèrent qu`il serait malvenu et inapproprié de faire tout commentaire supplémentaire."

Selon le quotidien britannique The Independent, cet accord pourrait se compter en millions de livres.

Trafigura a toujours nié toute responsabilité dans les événements. Mais le 13 février 2007, elle avait conclu un accord à l`amiable avec l`Etat ivoirien qui arrêtait toute poursuite en contrepartie du versement d`une indemnisation globale de plus de 100 milliards de FCFA (152 millions d`euros).

Un quart de cette somme seulement avait été consacrée aux victimes, le reste revenant à l`Etat et aux collectivités locales.

Cet accord avait permis la libération de deux hauts cadres de Trafigura, incarcérés depuis des mois après un déplacement à Abidjan.

En octobre 2008, deux responsables locaux impliqués dans l`affrétement du Probo Koala ont été condamnés à 20 et 5 ans de prison à Abidjan.
Source AFP

mercredi 9 septembre 2009

Nouveau Président du Conseil Constitutionnel - Paul Yao N'DRÉ: La patrie ou le parti?


Le chef de l'Etat de Côte-d'Ivoire Laurent Gbagbo, vient de confier les clés du conseil constitutionnel, organe suprême de décision en matière constitutionnelle et électorale, de son pays au professeur Paul Yao Ndré. La politique reste décidemment une sorte de jeux de foot où l'on ne fait la passe á son adversaire que par erreur. L'analogie est du président Gbagbo lui même. Cela laisse donc comprendre que Laurent Gbagbo entend utiliser Yao Ndré comme une pièce essentielle du puzzle électorale du FPI. Bien évidemment entre un voeux et sa réalisation, il y a souvent, surtout en politique, tout un monde.

Dépouillé de l'essentiel de ses pouvoirs par les différents accords de paix, le président Gbagbo n'a jamais écarté l'idée d'un passage en force pour s'assurer un autre mandat. La nomination de son directeur de campagne pour Hiré au poste stratégique de président de la cour constitutionnelle, participe d'une stratégie bien huilée pour une reconquête moins calamiteuse du pouvoir d'état.

Intellectuellement, nulle ne doute de la capacité de Yao Ndré, ce professeur agrégé de droit International, a mener á bien la tache a lui confiée. Le mandat du juge Yanon Yapo étant arrivée á son terme, il fallait nommer un autre ivoirien au poste. La nomination du président de cette institution obéit donc plus á une raison d'état, qu' á toute autre vision philanthropique, qui mettrait Laurent Gbagbo dans le rôle de dieu qui choisit son prophète..

Politiquement, c'est de la lapalissade que de penser et de croire que, le FPI n'espère aucune dividende de ce deal aux relents tragiques d'un "win-win" politique.

La récente cérémonie de prestation de serment, permet de décrypter facilement la clef du code secret qui scelle le destin des ivoiriens.

D'abord Laurent Gbagbo se braque. Il se défend d'une accusation de clientélisme que ses adversaires n'ont pas formulée directement. Il n'y a que la presse proche des deux camps qui a cru bon de se fendre des commentaires des plus débridés sur la question. A cette accusation informelle, Laurent Gbagbo a cru bon de donner une réponse officielle. "Yao Ndré est mon ami, on l'appelle Pablo et je l'ai nommé et puis après..." avait t-il répondu. La démocratie ivoirienne a pris un coup de froid dans le dos á entendre ces paroles, á la lisière du chantage et de l'intimidation, d'un homme qui a toujours revendiqué être un "enfant des élections". Les charmeurs de serpents ont souvent la vie trouble car conscients de la capacité de destruction des animaux avec lesquels ils travaillent. Avec la nomination de Paul Yao Ndré, éminent juriste, Gbagbo se fait cadeau d'un destin de charmeur de serpent pour au moins deux raisons:

Premièrement, Yao Ndré, brillant universitaire et ancien ministre ayant une connaissance parfaite du contenu de la boite á pandore qu'est devenu le monde politique ivoirien, ne doit sa nomination qu'á sa connaissance parfaite du droit de notre pays. Ni Guy Labertit, ni Geneviève Bro Grebé ne pouvaient prétendre á un tel poste malgré leur coefficient de militantisme au PFI qui est des plus élèves. C'est donc d'abord par mérite et ensuite par sa nationalité ivoirienne que Yao Ndré accède á ce sacro-saint institutionnel de notre pays. Ceci est révélateur. Yao Ndré est libre et n'a de dette envers personne si ce n'est la république qui l'envoie en mission pour six ans et notre texte sacré de constitution fait bien de le rendre inamovible pendant toute la durée de son mandat. Par ce fait, il détient l'ultime passeport pour être un homme juste et droit qui a sur un plateau d'or l'opportunité replonger un pays et ses 20 millions d'habitants sur les chemins de la croissance et sur les chemins obliques de l'abjection et du cauchemar.

Deuxièmement, le président du conseil constitutionnel est un homme de droit et juge qui connait la valeur d'un serment, qui mesure le poids des décisions á prendre. Ses premières déclarations dans la presse sont satisfaisantes. L' homme de droit se démarque nettement de sa chapelle politique et assume courageusement son destin national, son destin de juge de la plus importante décision de l'histoire de notre pays. La Côte-d'Ivoire a ainsi, mis entre les mains de Paul Yao Ndré une mère poule avec pour instruction de bien la nourrir, la protéger de sorte que sa progéniture nourrisse les futures générations d'ivoiriens.

Il y a une seule façon de trahir cet objectif. Celui de manger la poule. Volontairement ou sous impulsion, pour le parti ou contre la patrie. Voici les termes du dilemme.

On regarde!

Bakus vous salut

le Journal de Connection • Catégorie : Le Journal de Connection Ivoirienne.

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