Le rôle des policiers selon Gbagbo Laurent

Vous êtes des policiers, vous n’êtes pas des juges... Moi, mon père était militaire et après policier, donc je connais le rôle des policiers…Vos ennemis, ce sont tous ceux qui sont contre la République.Tous ceux qui veulent installer la chienlit, le désordre. Tous ceux qui veulent troubler les élections. Battez-vous contre le désordre, contre la chienlit… Ne réfléchissez pas, ce sont les juges qui réfléchissent. Vous êtes des combattants du respect de l’ordre public. S’il y a des dégâts, les juges rétabliront tout. La République se construit avec les Forces de l’ordre, avec les forces de combat… Moi, j’ai les bras de la République. Quand le moment arrive pour que je lance mes bras, je les lance.
Matez tous ceux qui sèment le désordre et après on réfléchira … Matez, matez, tous ceux qui sont contre la République... Moi, mon père était militaire et après policier, donc je connais le rôle des policiers…Votre rôle n’est pas de réfléchir comme les juges. Ce sont les commissaires qui réfléchissent à votre place… Vous, votre rôle, c’est de mater, de mater…Le policier ne doit pas réfléchir… Il doit taper et s’il y a des erreurs, s’il y a des problèmes nous allons arranger…

Gbagbo Laurent, Chef de l'Etat ivoirien, à l'occasion de l'installation de la CRS 3 à Divo le vendredi 27 Août 2010


vendredi 27 août 2010

Vuvuzéla électoral


Cette expression est du journal l'Intelligent. Elle a été utilisée pour stigamatiser l'attitude des protagonistes de l'élection présidentielle pendant la période du contentieux judiciaire. Ce concert de vuvuzéla oppose le camp présidentiel et le RHDP.

Le camp présidentiel a introduit sur toute l'étendu du territoire, selon les chiffres de la CEI, environ 30 000 demandes en radiations auprès des juridictions. le camp présidentiel est convaincu que la liste électorale provisoire est "infectée" d'étrangers. D'oû les termes d'épuration, de désinfection de la liste électorale utilisés par les partisants du Chef de l'Etat.

Le RHDP accuse le camp présidentiel de dénonciation calomnieuse, de ne pas respecter la procédure consentielle en vigueur et de vouloir, avec la complicité de certains juges, radier des personnes sur la liste électorale sans preuve.

Et chaque camp va de déclaration en déclaration, avec des ménaces plus ou moins voilées.

Dans cette gueguerre de la liste électorale, les intérêts partisans ont pris le dessus sur l'intérêt surpérieur de la nation et du peuple : la paix préalable à un développement économique et humain harmonieux source de bonheur et d'épanouissement.

mardi 24 août 2010

Les sacrifices ne sont pas réservés au peuple

Lorsqu’on crée, seul ou avec d’autres personnes, un parti politique, c’est pour la conquête du pouvoir d’Etat (comme le montrent les travaux de Harold Lasswell et Robert Alan Dahl aux Etats-Unis, ou de Georges Burdeau, Maurice Duverger et Raymond Aron en France). Mais une fois parvenu au pouvoir, qu’est-ce qu’on ambitionne de faire ? Certains peuvent se servir de ce pouvoir pour s’enrichir (c’est ce que le sociologue allemand Max Weber appelle «vivre du pouvoir») et écraser ceux qui ne pensent pas comme eux. La politique devient alors un instrument d’enrichissement et de domination. Pour d’autres personnes, la conquête du pouvoir n’est qu’une étape, la finalité de leur combat étant d’apporter un peu de bonheur à leurs concitoyens, c’est-à-dire leur permettre de manger à leur faim, se soigner, s’instruire, penser, s’exprimer, voyager, etc. Quiconque est privé de ces droits élémentaires ne peut prétendre être libre. En ce sens, l’Indien Amartya Sen, prix Nobel d’économie 1998, a raison d’affirmer que la politique permet la construction des conditions de la liberté. Pour sa part, Thomas d’Aquin soutient que le but du gouvernement n’est pas de réaliser la société parfaite mais de conserver, dans l’unité et la paix, le corps social («De Regimine»). Car, on a tendance à l’oublier, la politique est l’art du possible.
Je suis d’avis qu’on ne demande pas aux politiciens des choses impossibles, qu’ils doivent être à l’abri du besoin afin de mieux se consacrer à leurs tâches. En regardant le train de vie qu’ils mènent et les avantages matériels de toutes sortes qui sont les leurs, alors qu’ils ne cessent de dire que les populations souffrent et que certains d’entre eux se présentent comme de gauche et issus de familles pauvres, on se demande cependant si on a encore affaire à des serviteurs de l’Etat. Le lecteur se demandera où je veux en venir. Je lui répondrai simplement ceci : Au fait que la politique n’a pas d’autre finalité que le service de tous (l’ensemble des ethnies, des partis politiques, des religions, des couches sociales, etc.). Ce que je veux dire, en d’autres mots, c’est qu’on n’entre pas en politique pour servir uniquement sa famille, son village, son ethnie, sa formation politique, sa religion mais tout le monde. C’est ce service universel qui fait la grandeur et la beauté de la politique et c’est pour cette raison que le pape Pie XI la définissait en 1927 comme «le champ de la plus vaste charité». Maires, députés, ministres, chefs d’Etat sont appelés ni à se servir du peuple pour gagner ceci ou cela ni à l’asservir sous une forme ou une autre mais à le servir. Ceux qui légitimement aspirent à faire fortune peuvent exercer un autre métier que la politique. Sur cette base, il n’est pas exagéré de dire que le peuple est l’employeur et les politiciens, les employés. Si le peuple est l’employeur, il n’est donc pas normal qu’il croupisse dans la misère pendant que ceux qu’il emploie ou qui sont à son service se la coulent douce, se nourrissent au caviar et au champagne, bref vivent dans le luxe et le gaspillage.
Malheureusement, ce n’est pas ce que nous constatons ici et ailleurs. Je dis « ici et ailleurs» car les pays africains n’ont pas le monopole de ces mauvaises pratiques. En Occident aussi, on remarque que le train de vie des gouvernants n’a rien à avoir avec les conditions de vie des gouvernés. Ce qui les distingue néanmoins de nous, c’est que ceux qui sont au pouvoir là-bas sont capables de se remettre en cause et de faire les sacrifices qui s’imposent pour éviter qu’il y ait un très grand fossé entre leurs administrés et eux-mêmes. Si l’on en croit «La Croix» du 16 juin 2010, les ministres de plusieurs gouvernements européens ont effectivement accepté la réduction de leur salaire ainsi que la suppression de certains avantages. En Grande Bretagne, par exemple, le salaire du nouveau Premier ministre, David Cameron, et de ses ministres subira une réduction de 5 %. Concrètement, les membres du gouvernement britannique toucheront désormais 160 000 euros par an, le Premier ministre, 170 000 euros/an (soit 9 000 euros de moins que son prédécesseur). Quant aux hauts fonctionnaires, ils ne peuvent plus voyager en première classe. La voiture de fonction personnelle avec chauffeur attribuée auparavant aux ministres n’est plus de mise. Même chose au Portugal et en Espagne. Dans ce dernier pays, avec 78 185 euros, le Premier ministre touche nettement moins que son homologue britannique. L’Italie fait mieux que ces trois pays puisque le salaire de ses ministres baisse de 10 %. L’Irlande se montre plus vertueuse en baissant la paie de ses ministres de 15 %. En Finlande, outre qu’ils perçoivent 108 000 euros annuels, les ministres sont encouragés à aller à pied ou à utiliser le vélo quand ils se déplacent en ville. Qu’en est-il de la France ? Le salaire des ministres y demeure encore une question taboue. En effet, lorsque le quotidien catholique a demandé aux 20 ministres du gouvernement François Fillon s’ils étaient prêts à renoncer à une partie de leur salaire pour donner l’exemple en matière de rigueur, seul Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie a daigné s’exprimer. Voici sa réponse : «Je suis contre les logements de fonction aux frais du contribuable… Chacun doit en effet disposer de son logement à ses frais.»
Les autres ministres ont-ils refusé de parler parce qu’ils ont honte de dire qu’ils perçoivent 14 129 euros /mois (contre 21 194 euros/mois pour le Premier ministre et 21 133, 37 pour le président de la République) ? Aujourd’hui, peu d’Ivoiriens savent combien gagnent le président de la République, les ministres, les députés, les maires, les présidents des institutions, etc. Le sauront-ils demain ? Une chose dont je suis certain, c’est que, si on les interrogeait, une majorité d’entre eux serait pour une diminution du salaire de leurs gouvernants et une suppression de certains avantages attachés à leur fonction. Car, redisons-le, on ne peut mettre le peuple au centre de ses préoccupations et accepter que, en temps de crise, lui seul se serre la ceinture, se saigne à blanc. Le temps n’est-il pas arrivé de comprendre qu’être au service de l’intérêt général n’est pas une mission quelconque et que «l’appauvrissement du lien social est un risque » (Alexis de Tocqueville) que doit éviter de prendre le politicien désireux de conquérir ou de conserver le pouvoir ?

Le Nouveau Courier

vendredi 6 août 2010

L'élection présidentielle pour le 31 Octobre 2010 ?

Le gouvernement, à l’issu du conseil des ministres du jeudi 05 Août 2010 à Yamoussokro, a fixé la date de l’élection présidentielle maintes fois reporté, selon le Premier Ministre sur proposition de la CEI, au 31 Octobre 2010.

Cette annonce qui aurait pu faire sauter de joie tous les ivoiriens, comme un très beau cadeau de noël, dans cette ambiance festive de la célébration du cinquantenaire, laisse plus d’un sceptique. Je ne perçois toujours pas une réelle volonté de la classe politique ivoirienne, surtout du camp présidentielle de sortir avec célérité de ce processus.

Dès l’annonce de cette date, le FPI avec promptitude a soulevé ses conditions pour aller à cette élection notamment le désarment des forces nouvelles. Les forces nouvelles clament depuis un moment leur volonté d’exécuter le processus DDR si et seulement si le budget de 5,5 milliards de fcfa est mis à disposition. Leur Chef d’Etat major a soutenu sur ONUCIFM que l’encasernement pouvait se faire en une semaine si les moyens étaient dégagés.

L’Etat n’a pas encore pu libérer ce budget qui permettra d’aller au terme du désarmement, étape très importante pour la tenue de l’élection présidentielle. Pourtant le même Etat a pu décaisser des milliards pour l’organisation d’un colloque aussi inutile que budgétivore dans la situation de crise profonde que vit la Côte d’Ivoire depuis une dizaine d’année. Tout est question de volonté et de priorité.

Je commencerai à croire en une date fixée pour la tenue de l’élection présidentielle lorsque les cartes d’identité et les cartes d’électeur seront distribuées.

jeudi 5 août 2010

Cinquantenaire de la Côte d'Ivoire : Quel bilan ?

Le 07 Août 2010 la Côte d’Ivoire aura 50 ans d’existence en tant que nation indépendante. Quel bilan ? Le bilan est simple : 25 ans de croissance économique et sociale, 15 ans de crise économique et 10 ans de crise militaro-politique, économique et social. Ces 50 ans peuvent aussi se résumer en 30 ans de parti unique qui correspondent aux années glorieuses et 20 ans de démocratie, synonyme de déliquescence. C’est à croire, comme l’a dit Jacques Chirac, que les ivoiriens ne sont pas mûrs pour la démocratie. En 10 ans les politicards ivoiriens ont mis toute leur intelligence au service de la mise à sac de la société ivoirienne. Tous les acquis, tout ce qui faisait la fierté du pays et des ivoiriens sont en état de dégradation avancée : l’école, le système sanitaire, l’administration, les routes, les valeurs morales etc. Heureusement que pendant les années de boom économique, Houphouet Boigny a eu l’intelligence de doter la maison ivoire de solide fondation comparable à un immeuble anti-sismique. C’est ce qui explique qu’après 10 années de destruction massive de la société ivoirienne, le pays tient encore débout.

Au lieu de dépenser des dizaines de milliards à organiser un colloque sur « l’indépendance et ses perspectives d’avenir en Afrique subsaharienne » dont les résultats resteront dans les tiroirs , le Chef de l’Etat aurait rendu un grand service aux ivoiriens s’il avait réuni toutes les composantes de la société (les politiciens, la société civile et les religieux) pour réfléchir sur les conditions d’une paix durable et définitive à travers des élections dont les modalités et les résultats seront acceptés par tous. Cette réflexion aurait abouti sur un chronogramme précis de sortie de crise et la date de l’élection présidentielle annoncée solennellement le jour de la célébration du cinquantenaire. Cela aurait été un beau cadeau pour tous les ivoiriens et le cinquantenaire une belle fête. L’Etat aurait ainsi économisé des milliards qui auraient été utile au financement du processus de sortie de crise. C’est la principale préoccupation du peuple.

mardi 20 juillet 2010

Le procureur Kimou innocente le ministre de l'intérieur

L’enquête ouverte en juin à la demande du président ivoirien Laurent Gbagbo sur les accusations de corruption portées par le Président de l'assemblée nationale contre le ministre de l’Intérieur Désiré Tagro a innocenté, sans surprise, ce proche du chef de l’Etat. En effet, les conclusions de cette enquête ont été rendu publique ce lundi 19 juillet 2010 par un des substituts du procureur Kimou.

L’enquête a conclu que le ministre n’avait pas marchandé les places pour le concours à l’Ecole nationale de police, a indiqué devant la presse le substitut du procureur Mamadou Diakité.Il a été également blanchi des accusations de détournement de fonds destinés à l’organisation du Hajj (pélerinage musulman de La Mecque) et aux victimes des déchets toxiques déversés en 2006 à Abidjan.

Enfin, "il ne peut être reproché au ministre de l’Intérieur d’avoir perçu seul ou avec autrui, notamment le Premier ministre, la somme de dix milliards de francs CFA qui lui aurait été versée à titre de commission par la Sagem Sécurité", comme cela avait été évoqué dans la presse locale, a affirmé le substitut.

Trouver normal qu'un ministre perçoive des commissions dans un contrat passer par l'Etat de Côte d'Ivoire est une insulte faite au peuple. Ce n'est rien d'autre que de la corruption. Signer des contrats fait partir du boulot d'un ministre. Le ministre de l'intérieur n'est pas un homme d'affaire pour être remunérer pour un contrat signé. Dans quel pays sommes-nous ?

L'opération main propre que semble avoir lancé le Chef de l'Etat n'est que de la poudre aux yeux. C'est tout juste une opération de charme en cette période de processus électoral.

Les ivoiriens continueront de payer des fortunes pour les concours d'entrée à la fonction publique car le procureur vient de nous démontrer que ce que chaque ivoirien sait n'est qu'une vue de l'esprit.

Mamadou Koulibaly, le Président de l'assemblée nationale n'aura que ses yeux pour pleurer, lui l'empêcheur de tourner en rond. Par les conclusions préméditées de cette enquête on espère lui clouer le bec à jamais.

Ah ! ces refondateurs...

samedi 17 juillet 2010

Côte d'Ivoire : la presse en danger


Le procureur Kimou vient une fois de plus de s'illustrer de la plus mauvaise manière en jetant en prison trois journalistes du quotidient le Nouveau Courrier sous une fallacieuse accusation de vol de documents administratifs. Qu'est-ce que ces journalistes ont fait de si mal aux yeux de notre cher procureur ? Sinon leur travail : celui d'informer les ivoiriens.

Par cette décision, Kimou vient de faire reculer la Côte d'Ivoire de 20 ans en ce qui concerne la liberté d'expression. mais aussi de faire mentir le Chef de l'Etat Laurent Gbagbo qui a crié sous touts les toits qu'aucun journaliste n'ira en prison sous son mandat. Peut-être que le costume à lui coudre par le Cef de l'Etat est trop grand pour lui. Gbagbo Laurent doit donner l'ordre à son procureur de libérer ces trois journalistes qui n'on fait que leur boulot.

Messieurs les journalistes du Nouveau Courrier vous avez le soutien du peuple et nous vous encourageons de continuer les publications concernant les résultats de cette enquête sur la filière café-cacao car les ivoiriens ont le droit de savoir comment leur argent a été volé.

jeudi 15 juillet 2010

Lu dans la lettre du continent


J'ai tenu a publié ce billet car Laurent Gbagbo est présenté comme le Président africain qui se bat pour la vérible indépendance de la Côte d'Ivoire vis à vis de la France. Ce que les tenants de cette rhétorique semblent oublier, c'est que la vérible indépendance est d'abord économique. Qu'est-ce qui fait le poids politique sur la scène internationale des pays comme la Chine, le Brésil, l'Inde et même l'Afrique du Sud ? C'est évidemment le poids économique et financier qu'ils représentent.

In La Lettre du Continent N° 592 du 14.07.2010

Paris, trésorier du régime Gbagbo

Au pays sans élection, seul le business à droit de cité. Les opérateurs français sont vent debout pour préserver leurs parts de marché sur la Lagune (plus de 15%, contre 2% en moyenne dans le reste du monde). Même les Chinois n’ont pas encore réussi à accoster à Abidjan. La France dispose en Côte d’Ivoire d’un champ tricolore de 140 filiales de grands groupes (Bolloré, Bouygues, CFAO, Boccard, Veritas, Sanofi-Aventis…) et 500 PME-PMI de droit local. Troisième débouché au sud du Sahara, le pays reste également le premier marché de la zone franc, devant le Sénégal. L’an dernier, Paris a dégagé un excédent commercial de 150 millions € grâce aux exportations de biens d’équipement. Une position qui explique un soutien massif au régime de Laurent Gbagbo, pour ne pas gripper la machine à sous. Ainsi, en février 2008, le Trésor français a accordé un prêt relais de 225 millions $ pour le remboursement des arriérés dus à la Banque mondiale. De quoi faciliter la défense du dossier ivoirien auprès de Washington. En mars 2009, deuxième décaissement majeur de Bercy : 200 millions $ pour apurer les créances de la Banque africaine de développement (BAD). Quelques mois plus tard, le Club de Paris (créanciers publics, dont la France) concédait un premier allègement de dette en libérant 455 millions $. Pour le business hexagonal, qui représente un tiers du PIB ivoirien, le meilleur est à venir, au risque de faire sauter le tabou sur l’aide liée. Sur les 6 100 milliards F CFA de la dette ivoirienne, la créance de la France atteint 2 700 milliards (5,1 milliards €) ! Un pactole qui passera en 2011 à l’ardoise magique du PPTE (pays pauvres très endettés). Une partie de l’annulation de la dette bilatérale française sera reconvertie en C2D (contrat désendettement-développement) pour des projets d’infrastructures et la relance du business français. De quoi mieux comprendre l’euphorie du ministre ivoirien de l’économie et des finances, Charles Diby Koffi, le 1er juillet à Paris, devant les hommes d’affaires français mobilisés par Ubifrance. Avec la Banque Lazard comme conseiller financier et BNP Paribas comme chef de file du Club de Londres, Diby était en lévitation au sommet de la Tour Eiffel !

mardi 13 juillet 2010

Blé Goudé s'en prend à Mamadou Koulibaly


Dans l'expression d'hier, Blé Goudé, le directeur de campagne adjoint du candidat Laurent Gbagbo chargé de la jeunesse, a cru bon, aucours d'un meeting dans le village de Ménékré situé dans la région de Gagnoa, en prenant parti dans l'affaire Tagro de s'attaquer au Président de l'assemblée nationale, Mamadou Koulibaly en ses termes : « Quand tu es un homme d’Etat de cette dimension, tu n’es pas n’importe qui, tu ne parles pas n’importe comment, tu ne dis pas n’importe quoi, n’importe où et n’importe quand. Car avant d’agir, tu dois te poser la question de savoir l’opportunité de ta déclaration ». Il poursuit sur sa lancée : « si une femme décide d’aller sur la place publique pour y exposer l’impuissance de son mari, cela signifie qu’elle a déjà apprêté ses bagages ». Cette métaphore qu’il a prise lors de ce meeting est chargée de sens et dénuée de toute ambigüité.

J'ai du mal à comprendre tous ces refondateurs qui estiment qu'une affaire qui relève de la gestion de l'Etat puisse être une affaire interne au FPI et que le peuple n'a pas le droit d'en être informé. Cette position de Blé Goudé ne surprend guerre puisque lui même est le produit de malversation. Souvenez-vous de l'affare de sa licence ilégalement acquise.

lundi 12 juillet 2010

Cote d’Ivoire Une classe politique arrogante et ingrate – Des députés inconscients et myopes




« J’ACCUSE » par Christian Félix Tapé -Le Journal de Connectionivoirienne.net

Un peuple courageux et patient mais désabusé et affaibli.

Le parlement ivoirien vient de refuser la constitution d’une commission parlementaire en vue de l’enquête qui aurait permis de trancher souverainement au nom du peuple ivoirien ce qu’il est convenu d’appeler désormais le cas Tagro. C’est un verdict qui ne peut laisser indifférente aucune conscience sensible déjà meurtrie par la crise qui frappe le pays depuis 2002. Pour une fois que l’occasion leur a été donnée de renouer honorablement avec le peuple ivoirien qui les a inconditionnellement soutenus en d’autres occasions, les députés ont réédité avec extrême désinvolture ce qu’on savait déjà d’eux, à savoir leur manque de culture civique et de volonté de démocratiser ce pays, leur préoccupation de se garantir une solide situation de rente par ces temps qui courent. Cela en toute impunité et parfaite insensibilité vers ce peuple accablé de désespoir et affaibli, affamé, mais tout de même courageux et patient. Si la classe politique est insensible, si les représentants du peuple sont ingrats, au peuple il ne reste plus qu’à tirer les leçons.

Lorsque la dissolution de l’Assemblée nationale a été hasardement insinuée et évoquée, c’est le peuple qui s’est levé comme un seul homme pour défendre ce qu’il considérait comme le symbole vivant de sa souveraineté. Même s’ils devraient être désœuvrés les députés devraient siéger au nom de la souveraineté. Ainsi avait voulu le peuple et il en fut ainsi. Ils siègent ? Ils sont payés plusieurs milliards de francs saignés par ce peuple de contribuables que ces fameux députés ne daignent pas soulager par une simple volonté de construire finalement un système transparent. Il s’agissait de démontrer une disponibilité à montrer au peuple qu’il peut compter sur ses représentants. L’esprit de clocher n’a pas malheureusement permis d’élever la hauteur de vue de ce que cette commission aurait permis d’obtenir .

L’amour de la patrie ne peut autoriser qu’on regrette de les avoir maintenus là. Mais il est au moins normal de se demander à quoi ils servent au juste ces députés, depuis 2005 ? Qui aura encore le courage de reconduire ces gens pour le représenter ? De toute façon ils n’y avaient point été maintenus par amour et attachement personnels à eux, mais parce qu’ils représentaient un symbole de la souveraineté chère au peuple. D’autres pourront faire mieux qu’eux. Et c’est ça l’unique consolation qui reste.

Il est vrai que le peuple est patient et courageux ; il est vrai que très affamé, le peuple est vulnérable. Mais attention, comme le dit la mythologie, même YROUKOU, la déesse de la patience a ses limites.

Toutefois, entretemps le peuple impuissant pourrait en cas de nécessité s’illustrer par des revirements de situation surprenants et irrationnels. Ces politiques pourraient à leur tour user des plus sophistiqués moyens de persuasion pour se maintenir à leurs postes.

Ce sera leur victoire mais ce sera malheureusement la fin de la politique.

vendredi 2 juillet 2010

Séparation des pouvoirs version refondation

Le mardi 29 juin 2010 au journal télévisé de 20h j'ai vu un reportage dans lequel le commentateur soulignait le fait que la Prémière Dame était représentée à une cérémonie par le Président du conseil constitutionnel, éminant professeur de droit et ancien directeur de l'ENA, le sieur Yao Paul N'Dré. Le conseil constitutionel est l'organe chargé de valider le résultat de l'élection présidntielle. Et dire que la Côte d'Ivoire est une république qui consacre par sa constitution la séparation des pouvoirs à savoir le pouvoir exécutif, le pouvoir parlementaire et le pouvoir judicaire. Les refondateurs ont une conception singulière de la république. On se croirait dans une ditacture.

jeudi 1 juillet 2010

Confidence pour confidence

Selon Jeune Afrique le Chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, aurait confié en privé, concernant l'affaire Tagro, ce qu'il pense de son Ministre de l'intétieur en ses termes "Tagro est un homme intègre, il a ma confiance" et du Président de l'assemblée nationale "je croyais le connaître, je me suis trompé". De là à penser que l'objetif visé par cette enquête est de blanchir son fidèle ministre et de discréditer Mamadou Koulibaly, qui pense déjà à se positionner comme son successeur, il n'y a qu'un pas qu'on hésitérait pas à franchir.

lundi 28 juin 2010

Affaire Tagro : ce que j’en pense


Le Président de l’assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, en accusant le Ministre de l’intérieur, Désiré Tagro, tous deux cadres du FPI, parti au pouvoir, de détournement de fond et de trafique d’influence vient de lancer une bombe dans le marigot politique ivoirien dont certains observateurs de la scène politique ivoirienne doute des dégâts que pourrait faire son explosion. La seule conséquence pour le moment de cette affaire est de reléguer le processus électoral au second plan, comme si la priorité actuelle des ivoiriens est d’engager une opération main propre dans l’administration.

Les accusations portées contre le Ministre de l’intérieur concernant surtout le concours d’entrée à l’école de police ne sont pas des faits nouveaux. Tous ceux qui vivent en Côte d’Ivoire savent que tous les concours d’entrée dans l’administration ivoirienne sont payants (ENA, Ecole de police, Ecole de gendarmerie, Ecole des infirmiers et sages-femmes etc…). On avance même des sommes qui vous donnent le tournis : un à trois millions pour les régis financières (douane, impôts, trésor), commissaires de police, inspecteurs de l’enseignement primaire …

Déjà en 2007, le Président de la chambre de commerce et d’industrie au cours d’une émission (dont le nom m’échappe) organisée par la maison de production Martika où des personnalités de la société civile étaient invités pour débattre d’un sujet précis, avait attirer l’attention des autorités ivoiriennes sur la mafia qui s’est organiser autour de tous les concours d’entrée à la fonction publique ivoirienne où des sommes faramineuses étaient demandées aux candidats pour garantir leur succès. A cette époque, cela n’a choqué ni le Président de l’assemblée nationale, ni le Chef de l’Etat Laurent Gbagbo.

Toute cette mafia autour des concours, tous les cadres du FPI le savent. Certains en ont bénéficié. Mais personnes n’osent en parler ouvertement. Il y en même qui estiment que c’est un problème interne au FPI et que cette affaire qui concerne la gestion de l’Etat, n’aurait pas dû être portée sur la place publique. Seul Mamadou Koulibaly a eu le « courage » de dire publiquement ce que les ivoiriens savent déjà. Monsieur Mamadou Koulibaly est le Président de l’assemblée nationale, donc deuxième personnage de l’Etat, et 3ème vice-président du FPI. Ce qu’il dit n’a pas le même poids et le même écho que ce que le citoyen lambda dit.

Le Président de l’assemblée nationale aurait du aller au bout de sa logique en prenant l’initiative de la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire en élargissant son champ d’action à tous les concours organisés dans le pays au lieu d’attendre une requête des groupes parlementaires de l’opposition, si vraiment sa motivation est que la vérité soit connue des ivoiriens et que cette pratique mafieuse disparaisse à jamais de l’administration ivoirienne. A moins que Mamadou Koulibaly pense, comme un certain Nicolas Sarkozy, en se regardant chaque matin dans le miroir à l’après Gbagbo. Cette affaire dont il est à l’origine serait alors l’occasion rêver de se donner une image de monsieur propre dans la conscience des ivoiriens qui sauront s’en souvenir au moment opportun.

En accusant Soro Guillaume et Sagem dans une affaire de pot de vin de 10 milliards, l’objectif visé par le Chef de l’Etat, candidat à sa propre succession dans une élection présidentielle maintes fois reportée, ne serait-il pas de discréditer Sagem, opérateur technique de cet interminable processus électoral qui est vu du camp présidentiel comme une structure favorable à l’opposition et le Premier ministre Soro Guillaume, maître d’œuvre du processus de sortie de crise dans le cadre de l’accord politique de Ouagga (APO) ?

Le Chef de l’état à saisi le procureur de la république pour enquêter sur les accusations du Président de l’assemblée nationale, sans suspendre le mise en cause, et lui déposer les conclusions dans un délais de 30 jours. Espérons simplement que Le Procureur Tchimou aura le courage et l’audace de faire son boulot en ne recherchant la vérité rien que la vérité, et que les résultats qu’il présentera au peuple ivoirien soit convainquant et ne soit pas entachés de suspicions.

lundi 21 juin 2010

Affaire Tagro


Par un communiqué lu dimanche 20 juin 2010, après la fin du match Côte d'Ivoire–Brésil, par Gervais Coulibaly, porte-parole du président de la République, au cours du journal télévisé de la RTI 1ère chaîne (la télévision publique), le président Laurent Gbagbo a saisi le Procureur de la République aux fins de diligenter urgemment une série d’enquêtes. Voici le contenu de ce communiqué : "Ivoiriennes, Ivoiriens, populations vivant en Côte d’Ivoire, Le 2 juin 2010, au cours du Colloque qui s’est tenu à l’Assemblée Nationale sur les 20 ans du multipartisme en Côte d’Ivoire, Monsieur Mamadou Koulibaly, Président de l’Assemblée Nationale, a accusé Monsieur Désiré Tagro, Ministre de l’Intérieur, d’avoir recruté massivement à l’Ecole Nationale de Police, les ressortissants de sa tribu d’origine et d’avoir négocié l’Accord Politique de Ouagadougou qui aurait échoué. Dans la foulée de ces déclarations, certains organes de presse, reprenant ces accusations, ont en outre accusé le Ministre de l’Intérieur d’avoir détourné pour son compte les sommes allouées à l’organisation du Hadj ainsi qu’une partie de celles versées par la Société TRAFIGURA, dans le cadre de l’indemnisation des victimes des déchets toxiques. Face à toutes ces accusations, le Président de la République vient de saisir ce jour, Monsieur Tchimou Raymond, Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan Plateau, à l’effet d’ouvrir une enquête sur les faits précis suivants : 1. Quel est le nombre d’admis au concours d’entrée à l’Ecole Nationale de Police, Session 2007, 2008 et 2009 qui sont originaires des sous-préfectures de Saioua et Nahio, tous Corps confondus ? Vérifier également si le Ministre de l’Intérieur a directement ou indirectement marchandé les places mises au concours ou s’il a fait obstruction aux poursuites engagées contre une personne qui les aurait marchandées. 2. Le Ministre de l’Intérieur a-t-il détourné pour son compte ou pour le compte d’autrui les sommes d’argent mises à la disposition des éditions 2007, 2008,2009 du Hadj et à quel montant s’élèvent ces détournements ? 3. Le Ministre de l’Intérieur a-t-il détourné les sommes payées à l’Etat de Côte d’Ivoire par la Société TRAFIGURA pour l’indemnisation des victimes des déchets toxiques ? 4. Le Ministre de l’Intérieur a-t-il perçu seul ou avec autrui (notamment le Premier Ministre), la somme de dix milliards de francs CFA qui lui auraient été versée à titre de commission par la société S.A.G.E.M. Sécurité. Le Procureur de la République devra dans un délai d’un mois, à compter de ce jour, dresser rapport de ses investigations".

Ce communiqué me laisse perplexe. Primo, je trouve que les 3o jours sont insuffisants pour mener une enquête sérieuse concernant ces différents dossiers. Secondo, le fait que le Premier Ministre Soro Guillaume soit cité dans un des dossiers ne met-il pas en danger le processus de sortie de crise ? Et si à travers ces enquêtes, la véritable cible est le Premier Ministre. Il n'est un secret pour personne que le camp présidentiel cherche à se débarrasser de Soro Guillaume. Ce qui leur permettra d'organiser les elections à leur convenance. Tertio, si le but de ces enquêtes est de faire éclater la vérité, le ministre Tagro doit être suspendu de ses fonctions le temps que durera les investigations du procureur. Les accusations contre le ministre de l'intérieur émanent tout de même du Président de l'assemblée nationale qui est de surcroit le troisième vice-président du FPI, parti au pouvoir.

mardi 15 juin 2010

RTI : Rêve ou réalité

Dimanche 13 juin 2010, une journée de pluie sur Abidjan qui a rendu le carrefour indénié, comme d'habitude, impraticable. Ce jour, regardant le journal télévisé de 20h de la première chaine de la télévision ivoirienne par obligation, parce que lorsque je suis chez ma femme à Bingerville, c'est la seule chaine dont elle dispose, j'ai cru rêver. je ne regarde jamais le journal télévisé de la RTI. Notre télévision, la chaine des grands évènements a transformé le journal télévisé, grand moment d'informations, en émission de propagande pro-Gbagbo.
Ce jour-là, j'ai eu l'impression de rêver. Le journal n'a duré qu'une trentaine de minutes. Pendant ces trentes minutes d'informations à l'ivoirienne, ni le nom de son excellence Gbagbo Laurent, Président de la république, ni les noms des nombreux mouvements de soutien au candidat Gbagbo qui pillulent sur la scène politique ivoirienne n'ont été cités par le journaliste. Même pas un "petit reportage" sur leurs activités ; alors que d'habitude, c'est ce qui fait la substance du journal télévisé.
Ce jour-là, il y a eu tout de même un reportage sur les activités de la première dame, Simone Ehivet Gbagbo. Elle n'a pas parler de politique mais de dévéloppement. Elle n'a même pas fait allusion à son mari.
A la fin du journal, la commission nationale de la communication et de l'audiovisiuelle (CNCA) a donné le temps d'antenne des mouvements politiques et de la société civile qui place le camp présidentiel largement devant.
Peut-être que c'est l'explication de mon rêve.

mercredi 21 avril 2010

En grande difficulté énergétique, la Côte d'Ivoire vend du courrant au Burkina


La Côte d'Ivoire, confrontée depuis février à des coupures de courant, a promis mardi de fournir de l'électricité au Burkina Faso qui subit le contrecoup de la situation chez son voisin et fournisseur.

La Côte d'Ivoire va exporter dès jeudi 15 à 20 mégawatts au Burkina, indique un communiqué publié au terme d'une visite de 72 heures à Abidjan du ministre burkinabè des Carrières et de l'Energie, Abdoulaye Cissé.

Cette fourniture doit atteindre 25 à 30 mégawatts début mai pour se situer à 50 mégawatts fin juin. Les exportations sont censées reprendre début juillet leur "cours normal".

M. Cissé a appelé les deux pays à "faire des efforts communs pour surmonter (leurs) difficultés énergétiques".

La Côte d'Ivoire, qui a découvert en février la vie au rythme des délestages à la suite d'une panne dans une de ses centrales électriques, s'engage donc malgré sa "situation difficile" à respecter les termes du contrat qui la lie au Burkina.

Grâce à l'interconnexion entre les deux voisins, la Côte d'Ivoire fournit 25 mégawatts de courant depuis 2001 à la deuxième ville du Burkina, Bobo Dioulasso (ouest), et 86 mégawatts à Ouagadougou depuis décembre 2009.

Ouagadougou, Bobo Dioulasso et plusieurs autres villes de ce pays sahélien, qui reçoivent en partie l'électricité ivoirienne, subissent des délestages depuis plusieurs semaines.

Source AFP

Quelle idée de vendre du courant alors qu'on arrive pas à satisfaire sa propre consommation. Ce qui est inique dans tout çà, c'est que le gournement en signant le contrat de décembre 2009 savait que les ivoiriens allait subir la dureté d'une longue période de délestage. C'est tout simplement irresponsable.

Que les ivoiriens meurent par faute de courrant dans les hôpitaux, le pouvoir s'en fou. Que les entréprise licencient du fait du délestage, c'est le cadet de leur soucis.

Comment peut-on acheté du courant au Ghana pour essayer d'atténuer le délestage et dans le même temps en vendre ? Cela dépasse l'entendement du cytoyen.

On nous a dit que ce second délestage serait moins ressenti par la population. C'est le contraire qui se passe. Une fois de plus, on nous a menti.

Sur cette affaire de vente de courant au Burkina, le Chef de l'Etat doit des explications à la nation. Mais dans ce pays les autorités peuvent faire ce qu'il veulent car pour eux le peuple n'existe pas. Tout se résume à eux. Un point c'est tout!

vendredi 9 avril 2010

curriculum vitae de notre Afrique apres 50 ans de carriere

Objet : CURRICULUM VITAE

NOM : Continent
PRENOM : Africain
AGE : Berceau de l'humanité.
SITUATION MATRIMONIALE : Célibataire avec plus d’un milliard d’enfants.
CONTACT : Au sud de l’Europe, à l’est de l’Amérique.

Objectif : Mettre mes enfants et mes ressources à la disposition des autres pour contribuer à leurs développements.

DOMAINES DE COMPETENCE

Coups d’Etats, guerres, génocides.

ETUDES ET FORMATIONS

-Hautes études à l’ESOCE (Ecole Supérieure Occidentale de Commerce d’Esclaves).
-Hautes études à l’AFRIQUE (L’Africaine de Formation pour la Réélection des Incompétents, Querelleurs, Usurpateurs et Egoïstes).

DIPLÔMES OBTENUS

-Le MRTS (Médaille de Reconnaissance du Tirailleur Sénégalais).
-Le GPRTT (Génocide le Plus Rapide de Tous les Temps).
-Le CPRMPP (Continent le Plus Riche Mais le Plus Pauvre).
-Le CPTS (Continent le Plus Touché par le SIDA).
-Le CPDPP (Continent ou les Présidents Durent le Plus au Pouvoir).
-Le PMDDP (Premier en Matière de Détournement de Deniers Publics).
-Le CPE (Continent le plus endetté).
-Le CN (Continent ''Noir'')

EXPERIENCES

-Participation aux deux guerres mondiales.
-Mes coups d’Etats:
•1952 : Égypte, Mohammed Naguib renverse Farouk Ier
•1958 : Soudan, Ibrahim Abboud renverse Abdullah Khalil
•1963 : Congo, David Moussaka et Félix Mouzabakani renversent Fulbert Youlou
•1963 : Togo, Emmanuel Bodjollé renverse Sylvanus Olympio
•1965 : Algérie, Houari Boumédiène renverse Ahmed Ben Bella
•1965 : Zaïre, Mobutu Sese Seko renverse Joseph Kasa-Vubu
•1966 : Burkina Faso, Sangoulé Lamizana renverse Maurice Yaméogo
•1966 : Burundi, Michel Micombero renverse Ntare V
•1966 : Centrafrique, Jean Bédel Bokassa renverse David Dacko
•1966 : Nigeria, Johnson Aguiyi-Ironsi renverse Nnamdi Azikiwe

•1966 : Ouganda, Milton Obote renverse Edward Mutesa
•1968 : Mali, Moussa Traoré renverse Modibo Keïta
•1969 : Libye, Mouammar Kadhafi renverse Idris Ier
•1969 : Soudan, Gaafar Nimeiry renverse Ismail al-Azhari
•1971 : Ouganda, Idi Amin Dada renverse Milton Obote
•1973 : Rwanda, Juvénal Habyarimana renverse Grégoire Kayibanda
•1974 : Éthiopie, Aman Andom renverse Hailé Sélassié Ier
•1974 : Éthiopie, Mengistu Haile Mariam renverse Aman Andom
•1974 : Niger, Seyni Kountché renverse Hamani Diori
•1975 : République fédérale islamique des Comores, Saïd Mohamed Jaffar renverse Ahmed Abdallah
•1975 : Nigeria, Yakubu Gowon renverse Johnson Aguiyi-Ironsi
•1975 : Tchad, Noël Milarew Odingar renverse François Tombalbaye
•1976 : Burundi, Jean-Baptiste Bagaza renverse Michel Micombero
•1976 : République fédérale islamique des Comores, Ali Soilih renverse Saïd Mohamed Jaffar
•1977 : Congo, Joachim Yhombi-Opango renverse Marien Ngouabi
•1977 : Éthiopie, Mengistu Haile Mariam renverse Tafari Benti
•1978 : République fédérale islamique des Comores, Said Atthoumani renverse Ali Soilih
•1978 : Mauritanie, Mustafa Ould Salek renverse Moktar Ould Daddah
•1979 : Centrafrique, David Dacko renverse Bokassa Ier
•1979 : Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo renverse Francisco Macías Nguema
•1979 : Tchad, Goukouni Oueddei renverse Félix Malloum
•1979 : Ouganda, Yusufu Lule renverse Idi Amin Dada
•1980 : Burkina Faso, Saye Zerbo renverse Sangoulé Lamizana
•1980 : Guinée-Bissau, João Bernardo Vieira renverse Luis de Almeida Cabral
•1980 : Au Libéria, Samuel Doe renverse William Richard Tolbert
•1981 : Centrafrique, André Kolingba renverse David Dacko
•1982 : Burkina Faso, Jean-Baptiste Ouédraogo renverse Saye Zerbo
•1982 : Tchad, Hissène Habré renverse Goukouni Oueddei
•1983 : Burkina Faso, Thomas Sankara renverse Jean-Baptiste Ouédraogo
•1983 : Nigeria, Muhammadu Buhari renverse Shehu Shagari
•1984 : Guinée, Lansana Conté renverse Louis Lansana Beavogui
•1984 : Mauritanie, Maaouiya Ould Taya renverse Mohamed Khouna Ould Haidalla
•1985 : Ouganda, Basilio Olara Okello renverse Milton Obote
•1985 : Soudan, Swar al-Dahab renverse Gaafar Nimeiry
•1986 : Soudan, Ahmed al-Mirghani renverse Swar al-Dahab
•1987 : Burkina Faso, Blaise Compaoré renverse Thomas Sankara
•1987 : Burundi, Pierre Buyoya renverse Jean-Baptiste Bagaza
•1987 : Tunisie, Zine el-Abidine Ben Ali renverse Habib Bourguiba
•1989 : Soudan, Omar el-Béchir renverse Ahmad al-Mirghani.
•1990 : Libéria, Prince Johnson renverse Samuel Doe
•1991 : Mali, Amadou Toumani Touré renverse Moussa Traoré
•1992 : Algérie, le Haut conseil de securité renverse Chadli Bendjedid
•1995 : République fédérale islamique des Comores, Ayouba Combo renverse Said Mohamed Djohar
•1996 : Burundi, Pierre Buyoya renverse Sylvestre Ntibantunganya
•1996 : Niger, Ibrahim Baré Maïnassara renverse Mahamane Ousmane
•1997 : Zaïre/République démocratique du Congo, Laurent Désiré Kabila renverse Mobutu Sese Seko
•1999 : Union des Comores, Azali Assoumani renverse Tadjidine Ben Said Massounde
•1999 : Côte d'Ivoire, Robert Guéï renverse Henri Konan Bédié
•1999 : Guinée-Bissau, Ansumane Mané renverse João Bernardo Vieira
•1999 : Niger, Daouda Malam Wanké renverse Ibrahim Baré Maïnassara
•2003 : Centrafrique, François Bozizé renverse Ange-Félix Patassé
•2003 : Guinée-Bissau, Verissimo Correia Seabra renverse Kumba Yala
•2005 : Mauritanie, Ely Ould Mohamed Vall renverse Maaouiya Ould Taya
•2008 : Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz renverse Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi
•2008 : Guinée, Moussa Dadis Camara s'accapare du pouvoir à la mort de Lansana Conté
•2009 : Madagascar, Andry Rajoelina dénonce et renverse à une vitesse impressionnante le régime de Marc Ravalomanana

-2010 : Niger, Djibrilla Hamidou renverse Tandja Mamadou



AUTRES CONNAISSANCES

Analphabétisme, déscolarisation, chômage et appauvrissement.

LOISIRS

Troubles, faire beaucoup d’enfants et famine.

samedi 3 avril 2010

Palabre autour du désarmement


Le camp présidentiel en engageant cette polémique, montre une fois de plus sa mauvaise foi et son peu d’empressement à aller à l’élection présidentielle, alors tous les sondages réalisés par la Sofrès, y compris le dernier qui vient de paraître, donnent Gbagbo Laurent vainqueur dans tous les cas de figure. Alors de quoi a-t-il peur ?

Le camp présidentiel en faisant croire que le désarmement concerne uniquement les ex-rebelles fait une lecture tronquée et à son profit du quatrième accord complémentaire de Ouagadougou. Que dit cet accord ? A l’article 2 il est écrit ceci : « Les deux Parties conviennent que les textes juridiques relatifs à la Nouvelle armée nationale seront élaborés et signés au plus tard dans un délai d'un
mois à compter de la date de signature du présent Accord complémentaire. La
mise en place effective de la Nouvelle armée nationale interviendra au plus tard
un mois après l'investiture du nouveau Président de la République ». Concernant le désarmement proprement dit, les articles 3, 4 et 5 en fixent les modalités :
- Article 3: Afin de favoriser l'organisation des élections dans de bonnes conditions,
les deux Parties ont convenu de relancer, sans délai et sous la conduite du Cci et la
supervision des Forces impartiales, le désarmement, le stockage des armes des
deux Forces ex-belligérantes, ainsi que la démobilisation des ex-combattants; des
Forces nouvelles. En tout état de cause, ces opérations devront être achevées au
plus tard deux mois avant la date fixée pour l'élection présidentielle.
Les armes recueillies seront stockées par le Cci, sous la supervision des Forces
Impartiales.
- Article 4: Afin d'accélérer la démobilisation des Ex-combattants des Forces
Nouvelles, les Parties invitent le Gouvernement à verser au Ex-combattants
démobilisés une prime ou aide directe de démobilisation d'un montant de cinq cent
mille (500.000) francs CFA pour solde de tout compte. En tout état de cause, la
démobilisation des ex-combattants des Forces armées des forces nouvelles (Fafn)
devra être achevée au plus tard deux mois avant la date fixée pour l'élection
présidentielle.
- Article 5: Concernant le démantèlement des milices, les deux Parties; conviennent
d'entamer leur désarmement, le stockage de leurs armes et leur démobilisation
sous l'autorité du Cci et sous la supervision des Forces impartiales,
concomitamment avec la démobilisation des ex-combattants des Fafn. En tout état
de cause le démantèlement des milices devra être achevé au plus tard deux mois
avant la date fixée pour l'élection présidentielle.
Les armes recueillies seront stockées par le Cci, sous la supervision des Forces
Impartiales.
Afin d'accélérer le démantèlement des milices, les parties invitent le
Gouvernement à verser aux miliciens démobilisés une prime ou aide directe de
démobilisation d'un montant de cinq cent mille (500.000) francs CFA pour solde de
tout compte.

A la lecture de ces quelques articles, on se rend compte que toutes les conditions pour le bon déroulement du processus Ddr ne sont pas réunies. Le Ministre de la défense Amani N’Guessan vient de déclarer que l’Etat n’a pas les moyens de payer les cinq cent mille francs cfa sans rien proposer de concret ; le démantèlement des milices n’est pas effectif ; tous les textes réglementaires que le Chef de l’Etat Laurent Gbagbo doit signer pour faciliter le processus Ddr ne le sont pas ; le centre de commandement intégré (Cci) qui préfigure la nouvelle armée et chargé du désarment, le stockage des armes des deux forces ex-belligérantes ainsi que la démobilisation des ex-combattants des forces nouvelles n’est pas fonctionnel.

Toute cette polémique, après l’épisode de dissolution de la Cei et du gouvernement, n’a qu’un seul objectif : c’est de retarder au maximum l’élection présidentielle que Gbagbo n’est pas sur de gagner pour qu’il puisse organiser son cinquantenaire de l’indépendance car cet évènement fait partie de sa stratégie électorale. C’est après cela qu’on pourra avoir une certaine lisibilité de l’horizon électoral ivoirien.

Si Gbagbo tient à ce que l’élection présidentielle puisse s’organiser dans les trois mois à venir, il gagnerait à créer les conditions, dans l’esprit et dans la lettre du quatrième accord complémentaire de Ouagga, pour que le processus Ddr puisse effectivement s’achevé deux mois avant l’élection présidentielle, au lieu de passer tout son temps à susciter des polémiques par son camp. Il va s’en dire le désarmement entraînera ipso facto la réunification du pays. C’est le seul grand service qu’il peut rendre à toute la Côte d’Ivoire.

mercredi 24 mars 2010

Le brave et les bandits ?



Le mardi 23 mars 2010 s’est déroulée à l’aéroport international Félix Houphouët Boigny de Port-Bouët, la pose de la première pierre de l’Hôtel international Onomo, Laurent Gbagbo déclare : «comme depuis un moment je n’ai pas parlé, je ne vais pas parler longtemps. Mais certains peuvent se poser des questions sur les débats qui ont lieu sur la sortie de crise. Vous savez, je suis très fatigué. Donc la nuit avant de dormir, je regarde beaucoup les films surtout les films westerns sur DVD. J’ai achevé totalement une série de films. Ces films je les regarde vers 2 à 3 heures du matin puis je m’endors. Mais il est bien de savoir que ces films sont conçus de la même façon.....Mais n’oubliez pas que dans les films westerns, les grandes batailles ne s’engagent qu’à la fin du film. Quand les uns et les autres parlent, crient et se renvoient la balle c’est qu’on est à la fin du film. On-est-à-la-fin-du-film ».
Ce que le Chef de l'Etat ne dit pas, c'est que ces films werstern se terminent toujours dans la violence : le sang coule, il y a des morts. Aussi, dans un film werstern il y a un brave, des bandits et parfois des indiens. Et le brave gagne toujours. Alors qui est le brave ? Certainement lui.

samedi 20 mars 2010

Gbagbo commande un Falcon 900 à… 13 milliards de F.CFA !


Gbagbo achète un avion privé à plus de… 13 Milliards de F.CFA ! (oui, vous avez bien lu). Alors que la population ivoirienne dort dans le noir, il y a pénurie d’eau à Abidjan et dans plusieurs villes ivoiriennes, deux Ivoiriens sur quatre n’ont pas deux repas par jour… L’information – très confidentielle – a été dévoilée par la Lettre du Continent n°583.

Démentie par la présidence ivoirienne, l’info a été reprise et confirmée par la Lettre du continent dans sa dernière édition n°584 en date du 18/03/2010 sous le titre de « Ô mon beau Falcon ! »

Le Président Laurent Gbagbo aurait passé commande d’un Falcon 900 (de seconde main) pour la bagatelle somme de 20 millions d’Euros dont 4 millions de commission. Cet avion hyper luxueux transportant 12 à 14 passagers viendra s’ajouter à la flotte présidentielle, déjà riche de deux vieux Grumman (certes) achetés au temps d’Houphouët-Boigny (le Fokker 100 présidentiel est toujours hors d’usage, après l’auto( ?) attentat contre le Premier ministre ivoirien Soro Guillaume à Bouaké, en juin 2007).

Ce «bijou», dont rêve aussi le centrafricain Bozizé, pourrait être livré en juin prochain, c’est-à-dire à peine un mois avant le cinquantenaire de la Côte d’Ivoire (le 7 août 2010), une célébration à laquelle l’Historien-Président tient. Avec une telle dépense de prestige que d’aucuns pourraient qualifier de «folie», au moment où la Commission électorale indépendante (CEI) manque de façon criarde de moyens financiers ; l’on pourrait déduire que les élections, ce n’est pas pour demain la veille. Et que Laurent Gbagbo compte bien se maintenir au pouvoir…

La Rédaction de Connectionivoirienne.net

vendredi 5 mars 2010

A quand le bout du tunnel ?

La CEI rétablie mais pas encore fonctionnelle, le gouvernement au grand complet depuis hier. Cette crise née de l’affaire des 429 000 personnes issues du croisement interne de la CEI, version Beugré Manbé et de la double dissolution de la CEI et du gouvernement par le Président candidat Laurent Gbagbo, aura retardé le processus électoral de plus d’un mois. Est-ce la dernière crise ? Je n’en suis pas sûr.

Deux autres bombes à retardement attendent les ivoiriens. La première est prête à exploser. Nous avons eu un avant goût ; un avant goût meurtrier avec sont lot d’édifices publiques saccagés avant qu’il ne soit suspendu par le Chef de l’Etat et son Premier Ministre. Je veux parler du contentieux judiciaire. Le FPI est convaincu que la liste de 5 300 000 personnes croisées positivement est truffée de fraudeurs. Le camp présidentiel tient donc à épurer cette liste par des radiations massives. Ce que l’opposition au sein du RHDP est prête à contester même dans la violence. Toute cette tension parce que les juges sont soupçonnés de rouler pour le camp présidentiel car le poste est en jeu. La preuve les substituts du procureur de Divo et de Sinfra ont reçu une nouvelle affectation par un décret pris par le Chef de l’Etat sans l’avis du ministre de la justice. Leur faute qui a mis le grand manitou dans tous ses états est d’avoir jugé irrecevable des requêtes en radiation présentées par son camp. Cette bombe risque de faire beaucoup de dégâts si les protagonistes ne se mettent pas autour d’une table pour trouver un consensus sur le listing électorale.

La deuxième bombe concerne le désarmement et la réunification du pays. L’accord complémentaire 4 de Ouaga stipule que le désarmement doit s’achever deux mois avant l’élection présidentielle. A quelle étape se trouve le processus de désarmement ? Mystère. La mise en place du centre de commandement intégré (CCI), le préforma de la nouvelle armée, piétine. Du com’zone et du corps préfectoral, on ne sait pas qui est le véritable responsable des villes de la zone ex-rebelle. L’unicité des caisses est loin d’être une réalité. Cette situation constitue un argument pour le camp présidentiel qui pourra s’en servir après la bataille du listing électoral.

En tant qu’observateur la vie politique de la Côte d’Ivoire, le constat que je fais du processus électoral, médicament magique qui nous sortira de la crise, est qu’à chaque étape de ce processus il y a trouble. Le début des audiences foraines s’est fait dans la violence. Violence provoquée par le camp présidentielle. Ce qui entraîna la chute du gouvernement Banny et l’avènement de l’accord politique de Ouaga. On pensait qu’avec ce nouvelle accord signé entre le camp présidentiel et les rebelles qui consacra Soro Guillaume premier ministre et présenté comme un model, les violences et sans l’implication de l’ONU, la violence était derrière nous. On dit souvent que chasser le naturel, il revient au galop. A peine commencé, l’identification et l’enrôlement connu sont lot de violences avec des sites saccagés et des valises de la SAGEM volées par des partisans de gbagbo Laurent.

L’APO a eu trois ans hier. Prévu à sa signature pour mettre fin aux souffrances des ivoiriens dans un délai de dix mois par l’organisation d’élection présidentielle dans la transparence, trois ans après les ivoiriens ont du mal à voir le bout du tunnel. La mauvaise fois des hommes politiques, la peur de perdre l’élection présidentielle avec tous les privilèges de cette fonction, la course effrénée à l’enrichissement illicite dans cette situation (la mangeocratie) dont les seules victimes sont ceux qui n’ont pas accès au partage du gâteau et ce sont les plus nombreux constituent les principaux obstacles au bon déroulement du processus électoral.

Attention au jour, si vous n’organisez pas les élections, où le peuple comme un seul homme, exaspéré, vous dira, vous les dirigeants politiques, ça suffit. Il est temps que vous oubliez vos petites personnes, il est temps que vous pensez pour une fois de votre vie au peuple.