Le rôle des policiers selon Gbagbo Laurent

Vous êtes des policiers, vous n’êtes pas des juges... Moi, mon père était militaire et après policier, donc je connais le rôle des policiers…Vos ennemis, ce sont tous ceux qui sont contre la République.Tous ceux qui veulent installer la chienlit, le désordre. Tous ceux qui veulent troubler les élections. Battez-vous contre le désordre, contre la chienlit… Ne réfléchissez pas, ce sont les juges qui réfléchissent. Vous êtes des combattants du respect de l’ordre public. S’il y a des dégâts, les juges rétabliront tout. La République se construit avec les Forces de l’ordre, avec les forces de combat… Moi, j’ai les bras de la République. Quand le moment arrive pour que je lance mes bras, je les lance.
Matez tous ceux qui sèment le désordre et après on réfléchira … Matez, matez, tous ceux qui sont contre la République... Moi, mon père était militaire et après policier, donc je connais le rôle des policiers…Votre rôle n’est pas de réfléchir comme les juges. Ce sont les commissaires qui réfléchissent à votre place… Vous, votre rôle, c’est de mater, de mater…Le policier ne doit pas réfléchir… Il doit taper et s’il y a des erreurs, s’il y a des problèmes nous allons arranger…

Gbagbo Laurent, Chef de l'Etat ivoirien, à l'occasion de l'installation de la CRS 3 à Divo le vendredi 27 Août 2010


samedi 27 septembre 2008

Et revoilà la CAISTAB !

Lorsque le FPI était dans l’opposition, ces responsables ont réclamé avec grande insistance « la mise à mort de la CAISTAB » sous prétexte que c’était la caisse noire d’Houphouet ; soutenant ainsi la position des institutions de Bretton woods.

Les bailleurs de fonds ont une recette simple pour l’Afrique « une sorte de prêt-à-porter » : lorsqu’une structure publique est mal gérée, il faut la privatiser où la reformer. Quelle que soit la structure qui sera créée, tant que l’Afrique demeurera le royaume de l’impunité, on assistera toujours aux mêmes malversations qui entraîneront encore et encore des reformes.

Le FPI arrivé au pouvoir en 2000, a reformer la filière avec le soutien des bailleurs de fonds ; créant ainsi plusieurs structures pour gérer la filière. Résultats, plusieurs milliards de CFA détournés ; les principaux dirigeants, sous la pression des bailleurs de fonds sont en prison. Cette politique de libéralisation de la filière café-cacao qui devait relever le niveau de vie des paysans n’a finalement profité qu’à une clique proche du pouvoir. Amer constat : échec de la reforme. Et encore une reforme ! L’ordonnance prise par le Président de la République
crée un Comité de Gestion de la Filière Café-Cacao (CGFCC), un secrétariat permanent et trois administrateurs provisoires, signant ainsi la fin de la BCC, du FPCC, de l’ARCC et du FRC.
Vous constatez avec moi qu’il s’agit d’une copie non-conforme de la CAISTAB d’Houphouet.

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