Le rôle des policiers selon Gbagbo Laurent

Vous êtes des policiers, vous n’êtes pas des juges... Moi, mon père était militaire et après policier, donc je connais le rôle des policiers…Vos ennemis, ce sont tous ceux qui sont contre la République.Tous ceux qui veulent installer la chienlit, le désordre. Tous ceux qui veulent troubler les élections. Battez-vous contre le désordre, contre la chienlit… Ne réfléchissez pas, ce sont les juges qui réfléchissent. Vous êtes des combattants du respect de l’ordre public. S’il y a des dégâts, les juges rétabliront tout. La République se construit avec les Forces de l’ordre, avec les forces de combat… Moi, j’ai les bras de la République. Quand le moment arrive pour que je lance mes bras, je les lance.
Matez tous ceux qui sèment le désordre et après on réfléchira … Matez, matez, tous ceux qui sont contre la République... Moi, mon père était militaire et après policier, donc je connais le rôle des policiers…Votre rôle n’est pas de réfléchir comme les juges. Ce sont les commissaires qui réfléchissent à votre place… Vous, votre rôle, c’est de mater, de mater…Le policier ne doit pas réfléchir… Il doit taper et s’il y a des erreurs, s’il y a des problèmes nous allons arranger…

Gbagbo Laurent, Chef de l'Etat ivoirien, à l'occasion de l'installation de la CRS 3 à Divo le vendredi 27 Août 2010


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lundi 23 février 2009

Fin de la grève des médecins ivoiriens, une "trêve" accordée au gouvernement


ABIDJAN - Les médecins ivoiriens ont mis fin samedi à leur mouvement de grève déclenché mercredi pour obtenir une revalorisation salariale, affirmant accorder une "trêve" d`une semaine au gouvernement.

"Nous avons repris le travail aujourd`hui (samedi). Nous donnons sept jours au gouvernement pour réagir", a déclaré à l`AFP le secrétaire général du syndicat national des cadres supérieurs de la santé de Côte d`Ivoire (Synacass-ci), le docteur Ernest Atté Boka.
"Le gouvernement a quitté la table de négociations. C`est pourquoi, pour montrer encore notre bonne foi, nous leur accordons cette trêve", a ajouté le Dr Boka, dont le syndicat exige notamment l`application des mesures concernant l`augmentation de leurs salaires.
Un médecin ivoirien gagne environ 350.000 francs CFA (533 euros) brut par mois. Le Synacass-ci réclame une hausse mensuelle de 205.000 FCFA (312 euros), selon le décret signé en mai 2008 et dont l`application devrait avoir débuté fin janvier.
Le ministre de la Santé, Rémi Allah Kouadio, avait qualifié mardi soir la grève "d`illégale" et appelé les grévistes à surseoir à leur mouvement et à continuer les négociations.

Engagée dans un processus de paix depuis 2002 après le coup d`Etat manqué de l`ancienne rébellion des Forces nouvelles (FN), la Côte d`Ivoire est secouée ces derniers mois par plusieurs grèves dans les domaines de l`éducation, de la santé et de la justice.

Source AFP

samedi 21 février 2009

Accident sur le VGE - Un véhicule de commandement militaire du cortège présidentiel prend feu: 1 mort


Vendredi 20 février 2009. Abidjan. Grand carrefour de Marcory sur le boulevard Valéry Giscard d`Estaing. Un command car de l`escorte présidentielle explose, faisant un mort et un blessé parmi les civils

Abidjan.net - 20 février 2009

vendredi 20 février 2009

Grève des médecins : La situation s`aggrave, les hôpitaux se vident


Jeudi 19 février 2009, deuxième jour de grève dans les établissements sanitaires publics. Le ton se durcit et les hôpitaux, notamment les trois centres hospitaliers, se vident petit à petit. La non application d`un décret signé en mai 2007 sur la revalorisation salariale des cadres supérieurs et des personnels des emplois techniques de la santé explique la présente grève dans les hôpitaux. Décret dont les médecins et techniciens de santé réclament " l'application pure et simple ", dixit Atté Boka Ernest, secrétaire général du Synacass-ci. Bien que le ministre de la Santé, Allah Kouadio Remi, ait appelé à la reprise, le mouvement se poursuit avec un service très minimum.
11 h, nous sommes au CHU de Cocody. Dame M. Solange est venue chercher sa sœur hospitalisée depuis le lundi dernier. Non satisfaite de la prestation dont elle fait l'objet en rapport avec la grève lancée par les médecins et techniciens de santé, elle a décidé de l'emmener ailleurs, dans une clinique. " Ce n'est pas possible ; laisser des malades sans véritable assistance, c'est indigne des hommes en blouse qui ont prêté le serment d'assister les malades. Je pense qu'Hippocrate doit être en train de se poser des questions. C'est immoral et méchant " A-t-elle dénoncé, très en colère. Les couloirs que nous avons visités la veille, où se trouvaient des parents en compagnie de certains malades, sont presque vides, les chambres aussi. Les infirmiers font ce qu'ils peuvent mais pas au-delà. L'un des infirmiers que nous approchons nous signale : " Nous faisons ce que nous pouvons. Certains médecins sont là mais observent le mot d'ordre de grève ". Pas de consultation, pas de service de radiologie et d'imagerie. 

Comparativement au premier jour de grève, la situation a pris une autre ascendance. Centre hospitalier universitaire de Treichville, le plus ancien des trois CHU. Pas de service de radio diagnostic et d'imagerie médicale. Les techniciens de santé devant assurer ce service observent scrupuleusement l'arrêt de travail. "Si le chirurgien avant une opération demande une radio, il ne l'aura pas ", avait prévenu Kadjané Amany, secrétaire général du syndicat national des techniciens en imagerie médicale lors de la conférence de presse tenue le lundi 16 février dernier annonçant l'entrée en vigueur de la grève. Au service d'urgence, seul un personnel très réduit est présent. Dans le bloc des salles d'hospitalisation, pas grand monde. Certains malades, faute d'assistance, ont dû quitter les lieux. Nous mettons le cap sur le CHU de Yopougon. La situation est alarmante, c'est le statut quo. Quelques garçons et filles de salle déambulent dans les allées des salles d'hospitalisation. L'entrée nous est interdite. Nous usons de ruse pour avoir accès à certaines salles. Seuls quelques malades sont présents. Personne n'ose parler, la situation est là en face de nous. Les malades sont sans assistance. Nous quittons très rapidement les lieux pour nous diriger vers les centres de santé communautaire où, dit-on, "il y a une grande affluence de malades". Ces centres communautaires construits dans les quartiers dortoirs ont cette particularité de recevoir plus de patients et de malades que les grands centres hospitaliers. Dans la plupart des cas, c'est quand la situation est alarmante qu'on court vers le CHU. Mais situation oblige, "On n'a pas le choix", nous rétorque un malade au contre communautaire d'Aboboté. Dans bien de centres, les infirmiers sont au premier plan.

Jean Prisca (Le Repère)

Dans la quasi totalité des hôpitaux de l'intérieur du pays la grève a été largement suivie. Les services d'imagerie médicale, de laboratoire sont restés fermer. Pour les cadres supérieurs de la santé qui sont astreints au service minimum; le service a été très minimum.

Durant ces trois jours de grève d'avertissement, le gouvernement n'a pas jugé utile de continuer les négations avec les syndicats signataires du mot d'ordre de grève, montrant ainsi son peu de considération et son mépris pour les professions du secteur médical et que la santé des populations ivoiriennes est aux antipodes de ses préoccupations. Malgré cette attitude irresponsable du gouvernement ivoirien, les syndicats signataires des préavis ont décidé de suspendre la grève pour une semaine en espérant que le gouvernement aura pris conscience de la déterminations des personnels de santé pour enfin engager de vrai négociation entre responsables auquel cas la grève reprendra à partir du 02 mars 2009.C'est la décision prise lors du meeting tenu ce matin sur le parking du CHU de Cocody.

jeudi 12 février 2009

Corruption: quand tu nous tiens

La corruption est devenue un phénomène incontournable en Côte d'Ivoire. Il a investi tous les secteurs de l'administration ivoirienne; la douane, l'impôt, le trésor, les forces de sécurité, le système sanitaire, la justice, l'école, l'université, l'administration en général et même la présidence avec l'affaire des 65 millions qui n'est que la face visible de l'iceberg.

La société ivoirienne est totalement gangrenée par la corruption et le racket. Ces deux phénomènes ont atteint des niveaux inimaginables depuis l'avènement des refondateurs. Certes avant eux ces phénomènes existaient, mais à un moindre  niveau ; c'est la raison pour laquelle, par rapport au discours que tenait leur leader Laurent Gbagbo, le Chef de l'Etat actuel, les ivoiriens les ont porté au pouvoir au prix de leur vie pour mettre fin à ces pratiques iniques où du moins les réduire à leur plus simple expression. Il est pratiquement impossible d'avoir un document administratif sans sortir de l'argent. Tous les concours d'accès à la fonction publique sont payant à des sommes qui parfois vous donne le tournis (on parle de 2 à 3 millions pour les concours de commissaires de police et de cycle supérieur de l'Ecole Normale d'administration) dans un pays où la grande majorité de la population a du mal à s'offrir un repas décent par jour. Toutes les affectations et mutations de fonctionnaires sont payantes car dans l'administration ivoirienne certains postes, certaines villes sont considérés comme juteux. Dans le langage ivoirien cela veut dire qu'on peut se faire de l'argent "vite vite", donc tous s'y intéressent, ce qui fait monter les enchères. Dans les régies financières relevant du ministère de l'économie et des finances, les agents, pour dit on les dissuader de la corruption, ont des indemnités trimestrielles très conséquentes qui font pâlir les autres fonctionnaires. Pourtant cette administration financière est un haut lieu de corruption. Les opérateurs économiques en savent quelque chose.

Autre phénomène qui gangrène la société ivoirienne le racket des responsables de la FESCI et des leaders de la galaxie patriotique. Ce n'est un secret pour personne que les dirigeants de la FESCI vivent du racketage des étudiants. Pendant l'inscription à l'université, les dirigeants de cette organisation estudiantine vendent les fiches d'inscription en complicité avec la scolarité; ils ont un pourcentage sur la bourse de leurs camarades étudiants; ils perçoivent des taxes sur toues les activités commerciales au sein du campus; ils sous louent chambres des résidences universitaires et bien d'autres choses encore. Pour vous en convaincre, allez jeter un coup d'oeil au parking du siège de la FESCI au campus de Cocody. L'université ivoirienne est sous tutelle de la FESCI qui a des pratiques mafieuses. Le pouvoir reste impuissant ou complice de cette situation. Pour mémoire la FESCI a été créée en 1990 par le FPI de Gbagbo Laurent dans la fièvre de la lutte pour l'instauration de la démocratie en Côte d'Ivoire. Les leaders de la galaxie patriotique, qui pour la plupart sont issus de la FESCI se sont spécialisés dans le racketage des opérateurs économiques  pour organiser leurs activités ou tout simplement pour leur "argent de poche".

La corruption et le racket comme un cancer à un stade de métastases, se sont  infiltrés dans tous les rouages de la société ivoirienne....jusqu'au sommet de l'Etat.

Ainsi va la très démocratique Côte d'Ivoire du plus démocrate des Présidents.

Affaire 65 millions de Mtn : 5 ans de prison... pour Mme Gomé et sa complice • Le juge s’est montré plus sévère que le Parquet qui avait requis 1 an

Le tribunal des flagrants délit est allé au delà des douze mois d’emprisonnement requis par le procureur de la République, contre la principale inculpée. Cinq années d’emprisonnement ferme assorties d’une amende de 300.000 F, de dix ans de privation des droits civiques et d’une interdiction de paraître et de séjour pendant cinq ans ! Telle est la peine infligée hier sur le coup de 14 h, par le tribunal des flagrants délits d’Abidjan à Mmes Gomé Gnohité née Bléhon Emilienne, secrétaire particulière du Président de la République et Umviga épse Metté Elise. Si la première a été déclarée coupable d’escroquerie, la seconde a été sa complice dans la commission du délit. Le tribunal qui a fait droit à la requête du Président de la République a aussi condamné les deux femmes à lui payer chacune à titre de dédommagement, le franc symbolique.

Source Fraternité Matin.


Ce verdict est exemplaire et dissuasif. C'est un signal fort donné par la présidence à travers la justice pour tous ceux de l'entourage du Chef de l'Etat qui sont coutumiers de ces pratiques. Nous remercions Le Président Gbagbo pour cet acte qui l'honore et l'encourageons de se débarrasser de toues les brebis galeuses qui rodent autour de lui. Nous l'exhortons également à poursuivre avec détermination l'opération main propre pour qu'enfin on retrouve une administration digne et efficace. A notre sens le dossier auquel il doit s'attaquer dans l'urgence est celui des concours d'accès à la fonction publique pour rétablir l'égalité des chances pour tous les ivoiriens.

mercredi 11 février 2009

Suite de l'affaire des 65 millions : le procès


  Douze mois de prison ferme et 300 mille francs FCFA d’amende pour Mme Bléhon Emilienne épouse Gomé Gnohité, 58 ans, mère de quatre enfants. C’est la sanction que le procureur de la République Diakité Mamadou a demandée hier au président du tribunal, Yapi Tobo Clément d’infliger à l’ex-secrétaire particulière du chef de l’Etat, poursuivie pour le délit d’escroquerie portant sur la somme de 65. 542.610 FCFA au préjudice de la société de téléphonie cellulaire MTN. En revanche, le procureur Diakité Mamadou a requis la relaxe, pour délit non établi, de Mme Wendégué épouse Mété Elise, 40 ans, mère de quatre enfants, précédemment interprête à la présidence de la République et poursuivie également pour escroquerie.

Le président du tribunal Yapi Tobo Clément a décidé de reporter le procès à cet après-midi à 14h pour rendre le verdict de ce procès qui a fait déplacer de nombreuses personnes, pour la plupart des parents et amis de l’ex-secrétaire du président Laurent Gbagbo, au Palais de justice d’Abidjan-Plateau.

Dès l’entame du procès, l’un des trois avocats de Mme Gomé a soulevé une exception pour cause d’irrégularité de la procédure. Car, selon l’avocat de la défense, Mme Gomé a été arrêtée le 3 février dernier puis déférée et placée sous mandat de dépôt pour être transférée de façon expéditive le 4 février à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA). D’où, selon cet avocat, la nullité de l’audience d’hier. Aussitôt, le procureur Diakité Mamadou a battu en brèche ces arguments qui relèvent d’une audience de confirmation de mandat de dépôt. En conséquence, selon lui, le procès peut avoir lieu car le délai de 15 jours pour sa tenue n’a pas encore expiré. Le président Yapi Tobo Clément a tranché en joignant l’exception soulevée par la défense au fond de l’affaire au cours du procès.

Constante dans ses déclarations depuis son interrogatoire à la brigade de recherche de la gendarmerie d’Abidjan-Plateau, Mme Mété Elise a déclaré hier, à la barre, qu’elle ne se reconnaît pas dans les faits d’escroquerie. Elle a plutôt accablé Mme Gomé Gnohité d’être à la base des faits. “Je suis rwandaise d’origine comme M. MPoré, le DG de MTN, que je connais depuis l’Institut supérieur de commerce de Kinshassa où nous avons fréquenté ensemble. J’ai la nationalité ivoirienne après m’être mariée à un Ivoirien, et M. MPoré est de nationalité canadienne. C’est lui qui m’a dit qu’il voulait présenter le trophée que son entreprise a eu au président de la République dont je suis l’interprête. J’ai dit cela à Mme Gomé qui est sa secrétaire particulière et ma sœur d’église des Assemblées de Dieu de Cocody. C’est Mme Gomé qui, après avoir accepté de nous aider à rencontrer le chef de l’Etat m’a dit que tous les DG qui viennent voir le président ne viennent par les mains vides. Mieux, elle a dit que le DG de MTN peut faire un don d’ambulance et entreprendre la réfection du dispensaire du village où il y a eu une intoxication alimentaire à Bongouanou”, a déclaré d’emblée Mme Mété Elise.

C’est ainsi qu’elle a informé le DG de MTN courant novembre 2008. Ce dernier a donné rendez-vous à Mmes Gomé et Mété dans un restaurant à Cocody. A ce rendez-vous, à en croire Mme Mété, le DG de MTN a indiqué que pour justifier les sorties d’argent dans son entreprise, il fallait une lettre de la présidence de la République et le devis des travaux à effectuer. Ce qui a été fait quelques jours plus tard par l’ex-collaboratrice directe du Président Gbagbo. “Sur le courrier, j’ai mis l’entête de la présidence de la République et c’est moi qui ai signé le courrier. Je l’ai fait sous l’inspiration du DG de MTN puisque c’était pour faire un don à mon patron, je n’ai pas trouvé de problème”, a reconnu à la barre, Mme Gomé. Elle a ajouté avoir fait parvenir le courrier au DG de MTN peu après sa rencontre par le biais de Mme Mété, en mentionnant le nom de son entreprise de construction immobilière Emika Entreprise comme société-écran pour accueillir les fonds.
“Est-ce vous Mme Gnohité qui avez fait ce courrier dont la teneur suit : objet : remerciement. Nous vous remercions d’avoir bien voulu apporter votre soutien au chef de l’Etat. A cet effet, nous vous recommandons la société Emika entreprise”, a questionné le procureur Diakité Mamadou. “La société Emika m’appartient. Son siège est… à mon domicile”, s’est justifiée l’ex-secrétaire du président Gbagbo. Tout en reconnaissant les faits, Mme Gomé a soutenu que c’est Mme Mété qui la recommandée au DG de MTN. Mais, cette dame a rejeté ces accusations au motif qu’elle ne connaît pas les besoins de la présidence. Mieux, elle a relevé qu’elle est allée remettre le courrier à M. MPoré qui lui a remis un chèque de 65 millions FCFA endossé le même jour par Mme Gomé.

Mais, le rendez-vous pris le 17 décembre 2008 pour l’audience avec le président Laurent Gbagbo n’aura pas lieu. “Lorsque Mme Nathalie Niang, la directrice des ressources humaines de MTN, nous a dit cela le jour du rendez-vous, après avoir reçu un coup de fil de la présidence, le DG et moi nous nous sommes rendus au Palais. Mme Gomé nous a dit que le président ne pourra plus nous recevoir car il était fatigué et M. Koné Boubacar, le directeur du protocole d’Etat toujours au téléphone a dit que l’audience aura lieu après les fêtes de fin d’année. J’ai tenté de rencontrer le chef de l’Etat. Mais, Mme Gomé m’a bloquée et m’a dit que le Président va me rappeler. Elle m’a également empêchée de rencontrer le chef de cabinet, M. Kuyo Téa Narcisse à qui j’ai fait deux SMS pour l’informer de la situation”, a révélé Mme Mété. Pis, Mme Gomé n’a pas remis les 65 millions FCFA le jour de l’audience manquée contrairement à ce que souhaitait le DG de MTN.
Les propos de Mme Mété ont été corroborés hier au procès par le procureur Diakité Mamadou qui s’est indigné du fait que Mme Gomé ne puisse pas dire le motif inscrit sur le programme de l’audience que le président de la République avait auparavant accordée au patron de la société de téléphonie cellulaire. “Monsieur le Président, outre les déclarations à l’enquête préliminaire, nous avons fait aussi nos investigations. Ce matin (NDLR : hier mardi 10 février 2009), nous avons joint M. Kuyo Téa, chef de cabinet qui a confirmé avoir reçu les deux SMS de Mme Mété. Après avoir touché le chèque de MTN, le même jour de la réception, Mme Gomé a vidé le compte le 4 décembre et il n’y avait pas un seul sou dans ce compte logé à la COBACI jusqu’au 3 février, jour de son arrestation. Elle a restitué 43 millions FCFA à Mme Mété et les 22 millions ont été versés lors de son déférement. Mme Gomé a fait greffer la demande de don à l’audience du DG de MTN à l’insu du chef de l’Etat. Elle a fait des courriers à dessein. Ce sont des manœuvres frauduleuses”, a rmartelé le procureur Diakité qui a requis 12 mois de prison ferme et 300 mille FCFA contre Mme Gomé pour qui les faits d’escroquerie sont établis malgré la restitution entière des 65 millions FCFA. En revanche, le parquetier a demandé la relaxe pure et simple, pour délit non établi, de Mme Mété.

Me Kouassi Murielle, avocat du président de la République a, quant à elle, demandé au tribunal de condamner Mme Gomé solidairement avec Mme Mété à des peines privatives de liberté et à un franc symbolique pour avoir sali l’honneur et la dignité du chef de l’Etat qui avait placé toute sa confiance en son ex-secrétaire depuis 9 ans.

Dans une laborieuse plaidoierie, les avocats de Mme Gomé ont demandé la relaxe de leur cliente “qui a agi par naïveté dans cette affaire en faisant confiance à Mme Mété”.
A la suite de son avocate, Me Angyeman, qui a plaidé non coupable, Mme Mété, en pleurs, a imploré la clémence du tribunal en ces termes : “Je vous demande de me relaxer car mes enfants sont seuls à la maison”.

L’avocat de la société MTN a présenté les excuses du DG, M. MPoré Aimable, qui, selon ses dires, a reçu lundi, dans l’après-midi, la convocation de la justice. “Il n’est pas là à ce procès mais je peux pas dire s’il est parti ou pas. Recevez ses excuses, Monsieur le Président”, a déclaré le conseil de MTN.


Didier Kéï (Notre Voie)

Côte d`Ivoire: le patron expulsé présente ses "excuses" à Gbagbo


Le directeur de la compagnie de téléphonie mobile, objet d`un arrêté d`expulsion pour avoir tenté de "jeter le discrédit" sur le président Gbagbo, a présenté mardi ses "excuses" au chef de l`Etat ivoirien, affirmant n`avoir "eu la moindre intention de nuire" à son image.

Accusé d`avoir fait un prétendu "don" de plus de 100.000 euros à la 
présidence ivoirienne, le directeur général de MTN-CI, Aimable Mporé, Canadien 
d`origine rwandaise, affirme n`avoir "à aucun moment, eu la moindre intention 
de nuire soit directement, soit indirectement à la réputation du chef de 
l`Etat", dans un communiqué.

L`entreprise de téléphonie mobile, filiale du groupe sud-africain MTN 
Group, affirme avoir "agi de bonne foi" dans cette affaire, même si elle 
"reconnaît que des manquements ont pu être commis" à son niveau.

"Le directeur général de MTN-CI a été victime d`une escroquerie évidente", 
précise la compagnie.

"MTN Group, MTN-CI, son directeur général et son personnel tiennent à 
présenter leurs profonds regrets et sincères excuses à SEM le président de la 
République, à monsieur le ministre de l`Intérieur (Désiré Tagro) et à 
l`ensemble des membres du gouvernement pour avoir été involontairement mêlés à 
cette affaire d`escroquerie".

Jeudi, M. Tagro avait a pris un arrêté portant expulsion de M. Mporé, lui 
reprochant notamment d`avoir "fait figurer gratuitement dans les livres 
comptables de la société MTN-Côte d`Ivoire la mention +don au chef de l`Etat+ 
correspondant à la remise de ces fonds", "alors qu`il savait que les fonds 
dont il s`est défait aussi facilement avaient été virés sur les comptes" d`une 
société "et non à la présidence de la République".

La veille, la présidence de la République avait annoncé qu`une secrétaire 
exerçant au sein des services du chef de l`Etat avait été arrêtée et radiée 
pour avoir volé plus de 65 millions FCFA (100.000 euros) à la compagnie de 
téléphonie mobile MTN-Côte d`Ivoire "en usant de sa qualité".

Le procès de l`ex-secrétaire de la présidence devrait s`ouvrir mardi
après-midi à Abidjan.

Source AFP

mardi 10 février 2009

Une secrétaire de Gbagbo Laurent escroque MTN

Une secrétaire du président ivoirien Gbagbo Laurent, épouse de Gnohité Gomé Hilaire responsable d'ONG, un des leaders de la galaxie patriotique et proche du Chef de l'Etat ivoirien,   s'est rendue coupable d'une escroquérie de plus de 65 millions de francs cfa au détriment de la société de télécomunication sud-africaine MTN. A l'éclatement de cette affaire, la présidence, avec promptitude, a radié la secrétaire escroc de l'effectif de la présidence et l'a mise à la disposition de la justice. Ce qui a été applaudi par les ivoiriens. Curieusement le DG de MTN est expulsé de la Côte d'Ivoire au motif qu'il ai mentionné ce don sous le chapitre  "don à la présidence" dans les livres comptables de la société, jettant ainsi le discrédit sur le Présendent Gbagbo. Bizarre...

Cette expulsion empêche du coup le DG de MTN de témoigner lors du procès qui va avoir lieu. C'est ainsi que les réfondateurs conçoivent la justice.

A l'analyse, la stratégie adoptée dans cette affaire par les hommes de Gbagbo Laurent est de dissuader d'autres chefs d'entreprise de mettre sur la place publique des faits similaires. En révélant cette escroquerie, le DG de MTN protestait ainsi sans doute contre le rackettage des entreprises par l'entourage du Chef de L'Etat pour financer leurs activités.

Un article, concernant cette scrabreuse affaire, paru dans le quotidien "Le Temps", journal pro-Gbagbo fait du DG de MTN le bourreau. Voici la conclusion de cet article : "Au total, alors que certains confrères tentent désespérément de présenter le Dg de MTN-Ci comme une victime expiatoire, l`analyse des faits montre clairement que les vraies victimes dans cette rocambolesque affaire d`escroquerie sont le Président de la République et MTN. M. Aimable M`Poré faisant plutôt partie des… bourreaux." 

Ainsi va la très démocratique Côte d'Ivoire sous la refondation, dirigée par le plus démocrate des Présidents.

lundi 9 février 2009

quand le gouvernement roule les personnels de santé dans la farine


Dans le cadre des négociations entamées  depuis 2003, relatives à l'amélioration de leurs conditions de vie et de travail, le Syndicat National des Cadres Supérieurs de la Santé (SYNACASS-CI) a signé en août 2007 un protocole d'accord avec le gouvernement ivoirien.

Ce protocole d’accord s’est traduit par la prise d’un décret portant régime indemnitaire particulier des Cadres Supérieurs de la Santé et des personnels des emplois techniques de la santé; la prise d’un décret portant situation administrative et financière des Praticiens hospitaliers enseignants; l’octroi d’une augmentation indiciaire de 400 points en faveur des Cadres Supérieurs de la Santé et de 150 points en faveur des personnels des emplois techniques de la santé en Conseil des Ministres du 4 janvier 2008. 

Cet accord qui octroie aux cadres supérieurs de la santé un salaire plus en rapport avec leur cursus universitaire et le métier qu'ils exercent, même s'ils avaient souhaité plus, prévu pour pour prendre effet, selon le gouvernement, à compter du 1er janvier 2009 n’a jusque là connu aucun signe de mise en application. 

Face au non respect des engagements pris par le gouvernement, le SYNACASS-CI réunit en Assemblée Générale Extraordinaire le 05 février 2009 dans les jardins l’INSP d’Adjamé a décidé de taper du poing sur la table. La totalité des représentants des sections du syndicat et des intervenants a relevé l'irresponsabilité du gouvernement et son mépris des  professions de santé.

Devant ce constat, l'Assemblée Générale a décidé d'une grève à partir du 18 février 2009 pour exiger l’application immédiate de l’augmentation indiciaire (400 points) avec un rappel du mois de janvier 2009 et le versement de la totalité de la revalorisation des indemnités avec rappel du mois de janvier 2009.

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