Le rôle des policiers selon Gbagbo Laurent
Vous êtes des policiers, vous n’êtes pas des juges... Moi, mon père était militaire et après policier, donc je connais le rôle des policiers…Vos ennemis, ce sont tous ceux qui sont contre la République.Tous ceux qui veulent installer la chienlit, le désordre. Tous ceux qui veulent troubler les élections. Battez-vous contre le désordre, contre la chienlit… Ne réfléchissez pas, ce sont les juges qui réfléchissent. Vous êtes des combattants du respect de l’ordre public. S’il y a des dégâts, les juges rétabliront tout. La République se construit avec les Forces de l’ordre, avec les forces de combat… Moi, j’ai les bras de la République. Quand le moment arrive pour que je lance mes bras, je les lance.
Matez tous ceux qui sèment le désordre et après on réfléchira … Matez, matez, tous ceux qui sont contre la République... Moi, mon père était militaire et après policier, donc je connais le rôle des policiers…Votre rôle n’est pas de réfléchir comme les juges. Ce sont les commissaires qui réfléchissent à votre place… Vous, votre rôle, c’est de mater, de mater…Le policier ne doit pas réfléchir… Il doit taper et s’il y a des erreurs, s’il y a des problèmes nous allons arranger…
Gbagbo Laurent, Chef de l'Etat ivoirien, à l'occasion de l'installation de la CRS 3 à Divo le vendredi 27 Août 2010
dimanche 21 novembre 2010
Des raisons de ne pas voter pour Gbagbo
Le candidat-Présidnet Laurent Gbagbo et le Fpi ont choisi d’instrumentaliser la haine et la rancœur des ivoiriens par la projection de films dans les quartiers d’Abidjan et les villes de l’intérieur. Ces films montrent les atrocités de la guerre. Quel objectif le camp présidentiel veut atteindre à travers la projection de ces films ? Quel message le Fpi veut transmettre aux ivoiriens à travers ces projections de film ? Au lieu de chercher à diviser les ivoiriens, à rependre insidieusement comme un cancer le venin de la haine dans la société ivoirienne, le camp présidentiel gagnerait à employer toute son énergie à expliquer aux ivoiriens le programme de gouvernement de son candidat et que Gbagbo Laurent, comme le clame une de ses affiches de campagne, est réellement l’homme de la situation, c’est-à-dire un homme capable de se lever au dessus des clivages politiques, ethniques et religieux et de se conduire en Homme d’Etat qui puisse réconcilier et rassembler les ivoiriens autour d’un idéal commun : Bâtir une nation de tolérance, d’hospitalité, de paix et de prospérité qui sont les valeurs essentielles de l’houphouétisme.
Le seul moyen de mettre fin à la violence et à la brutalité dont parle le candidat du Fpi dans ces meeting, c’est de rétablir la justice sociale, l’équité, l’excellence et le mérite par le travail ; c’est de donner du travail aux millions de jeunes oisifs proies faciles à instrumentaliser. Cela passe par une économie dynamique, innovante et créatrice d’emplois.
C’est ce contrat social que le candidat du Rhdp propose aux jeunes, aux femmes et à tous ceux qui vivent en Côte d’Ivoire.
Comment Gbagbo Laurent dont l’action politique depuis 1990 s’est nourrie de la brutalité et de la violence compte-il y mettre fin ? Alors qu’il a été incapable de le faire pendant ses dix ans de pouvoirs. Souvenons-nous du boycott actif, des escadrons de la mort (des assassinats politiques sans enquête), du meurtre du journaliste de Rfi, de la disparition de Kiefer, de l’assassinat manqué de l’inspecteur d’Etat qui avait produit u n rapport sur la filière café-cacao dénonçant les nombreux détournements de cette filière…
Comment Gbagbo Laurent compte-il mettre fin à cette violence et à cette brutalité dont-il parle, quand il a été incapable de mettre fin à celles de la Fesci dans nos universités, dans nos lycées et collèges ? La Fesci, cette organisation mafieuse créée par le Fpi a pris l’Ecole ivoirienne en otage et érigé la violence en mode de fonctionnement. La Fesci tue, viole sans que son mentor, Gbagbo Laurent, ne réagisse. Depuis les dix ans de pouvoir du candidat du Fpi aucune enquête n’a été ouverte sur les nombreux crimes de la Fesci. La Fesci n’est rien d’autre que la face visible de l’iceberg que constitue le Fpi. Souvent, à entendre Gbagbo Laurent, j’ai l’impression qu’il pense qu’il est toujours dans l’opposition.
Mettre fin à cette violence politique que le Fpi a insidieusement semé dans l’esprit des ivoiriens tel un cancer, ne se résume pas à battre Alassane au second tour de la présidentielle. Si le candidat du Fpi est malheureusement élu au soir du 28 Novembre 2010 et qu’il reconduit la même gouvernance, cette violence persistera et la Fesci continuera de régner en maître absolu sur l’Ecole ivoirienne, devenue une Ecole de médiocrité depuis l’avènement du Fpi au pouvoir. Le plus grand échec politique de Gbagbo Laurent est l’Ecole ivoirienne.
Le seul moyen de mettre fin à la violence et à la brutalité dont parle le candidat du Fpi dans ces meeting, c’est de rétablir la justice sociale, l’équité, l’excellence et le mérite par le travail ; c’est de donner du travail aux millions de jeunes oisifs proies faciles à instrumentaliser. Cela passe par une économie dynamique, innovante et créatrice d’emplois.
C’est ce contrat social que le candidat du Rhdp propose aux jeunes, aux femmes et à tous ceux qui vivent en Côte d’Ivoire.
Comment Gbagbo Laurent dont l’action politique depuis 1990 s’est nourrie de la brutalité et de la violence compte-il y mettre fin ? Alors qu’il a été incapable de le faire pendant ses dix ans de pouvoirs. Souvenons-nous du boycott actif, des escadrons de la mort (des assassinats politiques sans enquête), du meurtre du journaliste de Rfi, de la disparition de Kiefer, de l’assassinat manqué de l’inspecteur d’Etat qui avait produit u n rapport sur la filière café-cacao dénonçant les nombreux détournements de cette filière…
Comment Gbagbo Laurent compte-il mettre fin à cette violence et à cette brutalité dont-il parle, quand il a été incapable de mettre fin à celles de la Fesci dans nos universités, dans nos lycées et collèges ? La Fesci, cette organisation mafieuse créée par le Fpi a pris l’Ecole ivoirienne en otage et érigé la violence en mode de fonctionnement. La Fesci tue, viole sans que son mentor, Gbagbo Laurent, ne réagisse. Depuis les dix ans de pouvoir du candidat du Fpi aucune enquête n’a été ouverte sur les nombreux crimes de la Fesci. La Fesci n’est rien d’autre que la face visible de l’iceberg que constitue le Fpi. Souvent, à entendre Gbagbo Laurent, j’ai l’impression qu’il pense qu’il est toujours dans l’opposition.
Mettre fin à cette violence politique que le Fpi a insidieusement semé dans l’esprit des ivoiriens tel un cancer, ne se résume pas à battre Alassane au second tour de la présidentielle. Si le candidat du Fpi est malheureusement élu au soir du 28 Novembre 2010 et qu’il reconduit la même gouvernance, cette violence persistera et la Fesci continuera de régner en maître absolu sur l’Ecole ivoirienne, devenue une Ecole de médiocrité depuis l’avènement du Fpi au pouvoir. Le plus grand échec politique de Gbagbo Laurent est l’Ecole ivoirienne.
samedi 13 novembre 2010
Deuxième tour de la présidentielle : danger à l’horizon ?
L’élection présidentielle reportée depuis 2005, a finalement eu lieu le 31 Octobre 2010 dans le calme, l’ordre et la discipline démontrant ainsi l’esprit démocratique et la maturité des ivoiriens. Une élection historique avec un taux de participation record de plus de 83 %. Le verdict des urnes a décidé d’un deuxième tour qui opposera le Président sortant, le candidat de Lmp Gbagbo Laurent, arrivé en tête avec plus de 38% de voix au candidat du Rdr, investit candidat du Rhdp avec plus de 32%, faisant ainsi de Henry Konan Bédié du Pdci, son allié arrivé en troisième position avec plus de 25 %, le faiseur de roi. Ces résultats, malgré des disfonctionnements, viennent d’être certifié par l’Onuci qui selon son représentant ne sont pas de nature à modifier les résultats des urnes, jugés conforme à la réalité.
Avec la caution de la communauté internationale, le deuxième tour de l’élection présidentielle a été fixé au dimanche 28 Novembre 2010. C’est une première en Côte d’Ivoire. Délai d’une semaine réclamé par la Cei pour corriger les disfonctionnements constatés lors du premier tour.
Ce deuxième tour est considéré par certains observateurs de la vie politique ivoirienne comme étant à haut risque. Je suis d’avis avec eux. Le Fpi de Laurent Gbagbo et le Rdr d’Alassane Ouattara sont les deux partis politiques qui ont les militants les plus violents. Souvenons-nous de l’irruption des machettes sur le campus conséquence de l’éclatement du front républicain (Fpi-Rdr), ainsi que des violences qui ont suivi l’élection présidentielle d’Octobre 2000 et de celles qui ont émaillées les différentes étapes du processus électorales (les audiences foraines et le contentieux électoral). Aussi la résurgence de manière sournoise de la rhétorique de l’ivoirité du fait du camp présidentiel risque d’alourdir l’atmosphère du second tour de l’élection présidentielle. A force de répéter et de marteler l’expression « candidat de l’étranger » en parlant d’Alassane Ouattara, on glisse facilement vers Alassane étranger, réduisant ainsi le second tour de la présidentielle en un duel entre Gbagbo l’ivoirien et Alassane l’étranger. Les ivoiriens sont fatigués de ce débat malsain qui depuis 1993 comme un cancer a profondément divisé la nation ivoirienne et alimenté toues les crises politiques et militaires que connaît la Côte d’Ivoire depuis une vingtaine d’années. Conséquence, l’économie ivoirienne est en lambeau. Il faut absolument sortir de ce cercle vicieux parce que les ivoiriens sont fatigués.
Les Ivoiriens veulent sortir du marasme économique, de la misère. Ils veulent la paix, la fin de l’impunité, la restauration du mérite et de l’excellence. Ils veulent le développement, la prospérité et la justice. Ils veulent être mis au travail. Ils cherchent un homme qui peut être devant eux pour réaliser ces rêves, pour refaire de la Côte d’Ivoire un pays stable et prospère. Les Ivoiriens se moquent de la couleur ou de l’ethnie de celui qui recréera les conditions du sursaut ivoirien, les conditions d’une Côte d’Ivoire démocratique, prospère et paisible. Les ivoiriens ont besoin d’un Président qui se départisse des clivages ethniques, régionalistes, religieux et du clientélisme politique. Un Président capable de se conduire en homme d’Etat plutôt qu’en chef de clan. Le choix des électeurs, qui sont face à leur destin et qui ont la lourde responsabilité historique d’écrire une nouvelle page de leur histoire, doit se fonder sur des valeurs ci-dessus énumérées.
Le plus grand danger qui plane sur ce second tour, c’est la proclamation des résultats. Quelle sera l’attitude de celui qui va perdre ? Aura-t-il suffisamment de sagesse et de grandeur politique pour reconnaître sa défaite et mettre ainsi fin à la grande souffrance des ivoiriens ? Quelle sera l’attitude des Fds, des milices de l’ouest (pro-Gbagbo) et des Fn (pro-alassane) quand on sait que le désarmement n’a pas été effectif. Est-ce que l’Onuci et les forces dites impartiales ont la capacité de prévenir ou de faire face à toute velléité de reprise des combats en cas de contestation des résultats proclamés par la Cei ?
Je lance un appel solennel, en tant que patriote (au sens noble du terme), à tous les ivoiriens qui estiment avoir suffisamment souffert de cette crise à prendre leur distance définitive de tout candidat qui ne reconnaîtra pas le résultat des urnes et qui appellerait la population à descendre dans la rue. Pour nous les électeurs, notre slogan de ce deuxième tour de l’élection présidentielle doit être : JE VOTE, C’EST LA FETE !
Que la sagesse habite les deux camps !
Avec la caution de la communauté internationale, le deuxième tour de l’élection présidentielle a été fixé au dimanche 28 Novembre 2010. C’est une première en Côte d’Ivoire. Délai d’une semaine réclamé par la Cei pour corriger les disfonctionnements constatés lors du premier tour.
Ce deuxième tour est considéré par certains observateurs de la vie politique ivoirienne comme étant à haut risque. Je suis d’avis avec eux. Le Fpi de Laurent Gbagbo et le Rdr d’Alassane Ouattara sont les deux partis politiques qui ont les militants les plus violents. Souvenons-nous de l’irruption des machettes sur le campus conséquence de l’éclatement du front républicain (Fpi-Rdr), ainsi que des violences qui ont suivi l’élection présidentielle d’Octobre 2000 et de celles qui ont émaillées les différentes étapes du processus électorales (les audiences foraines et le contentieux électoral). Aussi la résurgence de manière sournoise de la rhétorique de l’ivoirité du fait du camp présidentiel risque d’alourdir l’atmosphère du second tour de l’élection présidentielle. A force de répéter et de marteler l’expression « candidat de l’étranger » en parlant d’Alassane Ouattara, on glisse facilement vers Alassane étranger, réduisant ainsi le second tour de la présidentielle en un duel entre Gbagbo l’ivoirien et Alassane l’étranger. Les ivoiriens sont fatigués de ce débat malsain qui depuis 1993 comme un cancer a profondément divisé la nation ivoirienne et alimenté toues les crises politiques et militaires que connaît la Côte d’Ivoire depuis une vingtaine d’années. Conséquence, l’économie ivoirienne est en lambeau. Il faut absolument sortir de ce cercle vicieux parce que les ivoiriens sont fatigués.
Les Ivoiriens veulent sortir du marasme économique, de la misère. Ils veulent la paix, la fin de l’impunité, la restauration du mérite et de l’excellence. Ils veulent le développement, la prospérité et la justice. Ils veulent être mis au travail. Ils cherchent un homme qui peut être devant eux pour réaliser ces rêves, pour refaire de la Côte d’Ivoire un pays stable et prospère. Les Ivoiriens se moquent de la couleur ou de l’ethnie de celui qui recréera les conditions du sursaut ivoirien, les conditions d’une Côte d’Ivoire démocratique, prospère et paisible. Les ivoiriens ont besoin d’un Président qui se départisse des clivages ethniques, régionalistes, religieux et du clientélisme politique. Un Président capable de se conduire en homme d’Etat plutôt qu’en chef de clan. Le choix des électeurs, qui sont face à leur destin et qui ont la lourde responsabilité historique d’écrire une nouvelle page de leur histoire, doit se fonder sur des valeurs ci-dessus énumérées.
Le plus grand danger qui plane sur ce second tour, c’est la proclamation des résultats. Quelle sera l’attitude de celui qui va perdre ? Aura-t-il suffisamment de sagesse et de grandeur politique pour reconnaître sa défaite et mettre ainsi fin à la grande souffrance des ivoiriens ? Quelle sera l’attitude des Fds, des milices de l’ouest (pro-Gbagbo) et des Fn (pro-alassane) quand on sait que le désarmement n’a pas été effectif. Est-ce que l’Onuci et les forces dites impartiales ont la capacité de prévenir ou de faire face à toute velléité de reprise des combats en cas de contestation des résultats proclamés par la Cei ?
Je lance un appel solennel, en tant que patriote (au sens noble du terme), à tous les ivoiriens qui estiment avoir suffisamment souffert de cette crise à prendre leur distance définitive de tout candidat qui ne reconnaîtra pas le résultat des urnes et qui appellerait la population à descendre dans la rue. Pour nous les électeurs, notre slogan de ce deuxième tour de l’élection présidentielle doit être : JE VOTE, C’EST LA FETE !
Que la sagesse habite les deux camps !
lundi 25 octobre 2010
Frat-Mat roule pour Gbagbo

Frat-Mat, en campagne pour le candidat Gbagbo. Le journal a entrepris depuis le début officiel de la campagne électorale, d'appuyer la celui d'un candidat à la présidentielle, le Chef de l'Etat sortant, candidat à sa succession par la publication d'article consernant son bilan. la semaine passée, c'était un article sur l'utilsation de l'argent des déchets toxiques. Aujourd'hui, c'est un article sur le bilan de la politique de décentralisation du candidat Gbagbo, dans un mutisme total du CNP dirigé par Eugène Kakou. Frat-Mat, médias d'Etat, se doit d'afficher une totale neutralité pendant cette période très sensible.
mardi 12 octobre 2010
Lettre ouverte au Président-candidat Laurent Gbagbo
Monsieur le Président,
Je me suis permis de m’adresser à vous, à quelques jours de l’élection présidentielle prévue le 31 octobre 2010, parce que je vous aime bien et j’aime mon pays, la Côte d’Ivoire.
Monsieur le Président, les ivoiriens vous ont porté au pouvoir au prix de leur sang en Octobre 2002. Cet acte héroïque des ivoiriens parce que le peuple vous a fait confiance, parce qu’il avait soif de changement, parce qu’il a trouvé en vous la personne capable de répondre à ses aspirations d’un mieux vivre, parce que vous avez su leur vendre du rêve.
Les ivoiriens avec espoir attendaient donc de vous :
1. Une lutte efficace et déterminée contre la corruption à tous les niveaux. Ne dit on pas que le poisson commence à pourrir par la tête.
2. Une meilleure gestion des finances publiques car il s’agit de l’argent des contribuables
3. Rétablir l’ordre et la sérénité à l’université par des réformes structurelles et académiques qui restaurent et améliorent son l’image de qualité et qui répondent aux aspirations des étudiants. Vous-même vous avez déclaré au cours d’un meeting qu’avec 10 milliards vous réglez tous les problèmes de l’université.
4. Une administration de qualité et performante où les seuls critères de promotion sont la compétence et l’ancienneté ;
5. Une justice réellement indépendante du pouvoir politique, qui inspire confiance à la population et qui ne soit pas être instrumentalisée par l’exécutif ;
6. L’amélioration conséquente du pouvoir d’achat des travailleurs, surtout des fonctionnaires dont les salaires sont bloqués depuis 1980 ;
7. Mettre fin à l’achat des concours de la fonction publique ;
8. La formation d’un gouvernement moins pléthorique (au plus 20 ministère) ;
9. Une meilleure accessibilité de la population aux structures sanitaires ;
10. Remettre la Côte d’Ivoire sur la voie du développement économique et humain.
A l’approche de la prochaine élection présidentielle, quel bilan faire de votre présidence ?
Je constate que vous n’avez pas honoré la confiance que les ivoiriens ont placée en vous. Bien sûr que je suis conscient que depuis le 19 septembre 2002 le pays traverse une interminable crise politique qui ne vous a pas laissé la totale liberté d’action. Mais cette situation ne saurait tout justifier.
Quelques exemples emblématiques pour illustrer ce constat :
1. L’université est devenue une zone de non droit où règne la FESCI qui tue, viole, arnaque les étudiants dans une totale indifférence. Les années universitaires sont tronquées. Les étudiants sont mal formés car les professeurs n’ont plus de motivation à exercer leur noble métier ;
2. Tous les concours d’accès à la fonction publique sont payant à des sommes faramineuses (de 300 000 fcfa à 3 millions de fcfa) ;
3. La reforme de la filière café-cacoa a ruiné les producteurs et enrichie un clan qui a fait main basse sur cette filière. Heureusement que vous avez décidé d’agir maintenant ; mieux vaut tard que jamais dit le sage ;
4. Toute l’administration est gangrenée par la corruption.
Vous êtes candidat à la prochaine élection présidentielle. Les ivoiriens peuvent vous accorder le bénéfice du doute et vous renouveler leur confiance. Mais ils souhaitent que vous vous engagiez à lutter avec fermeté et efficacité contre la corruption sous toutes ses formes et les dérives de l’administration ; à œuvrer pour une justice indépendante au service du peuple ; à un développement économique et humain qui profite à l’ensemble de la population ; à mettre fin au clientélisme et à promouvoir le mérite par le travail.
Voilà Monsieur le Président le point de vue d’un citoyen ordinaire qui vous veut du bien.
Je vous souhaite bonne chance et que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !
Je me suis permis de m’adresser à vous, à quelques jours de l’élection présidentielle prévue le 31 octobre 2010, parce que je vous aime bien et j’aime mon pays, la Côte d’Ivoire.
Monsieur le Président, les ivoiriens vous ont porté au pouvoir au prix de leur sang en Octobre 2002. Cet acte héroïque des ivoiriens parce que le peuple vous a fait confiance, parce qu’il avait soif de changement, parce qu’il a trouvé en vous la personne capable de répondre à ses aspirations d’un mieux vivre, parce que vous avez su leur vendre du rêve.
Les ivoiriens avec espoir attendaient donc de vous :
1. Une lutte efficace et déterminée contre la corruption à tous les niveaux. Ne dit on pas que le poisson commence à pourrir par la tête.
2. Une meilleure gestion des finances publiques car il s’agit de l’argent des contribuables
3. Rétablir l’ordre et la sérénité à l’université par des réformes structurelles et académiques qui restaurent et améliorent son l’image de qualité et qui répondent aux aspirations des étudiants. Vous-même vous avez déclaré au cours d’un meeting qu’avec 10 milliards vous réglez tous les problèmes de l’université.
4. Une administration de qualité et performante où les seuls critères de promotion sont la compétence et l’ancienneté ;
5. Une justice réellement indépendante du pouvoir politique, qui inspire confiance à la population et qui ne soit pas être instrumentalisée par l’exécutif ;
6. L’amélioration conséquente du pouvoir d’achat des travailleurs, surtout des fonctionnaires dont les salaires sont bloqués depuis 1980 ;
7. Mettre fin à l’achat des concours de la fonction publique ;
8. La formation d’un gouvernement moins pléthorique (au plus 20 ministère) ;
9. Une meilleure accessibilité de la population aux structures sanitaires ;
10. Remettre la Côte d’Ivoire sur la voie du développement économique et humain.
A l’approche de la prochaine élection présidentielle, quel bilan faire de votre présidence ?
Je constate que vous n’avez pas honoré la confiance que les ivoiriens ont placée en vous. Bien sûr que je suis conscient que depuis le 19 septembre 2002 le pays traverse une interminable crise politique qui ne vous a pas laissé la totale liberté d’action. Mais cette situation ne saurait tout justifier.
Quelques exemples emblématiques pour illustrer ce constat :
1. L’université est devenue une zone de non droit où règne la FESCI qui tue, viole, arnaque les étudiants dans une totale indifférence. Les années universitaires sont tronquées. Les étudiants sont mal formés car les professeurs n’ont plus de motivation à exercer leur noble métier ;
2. Tous les concours d’accès à la fonction publique sont payant à des sommes faramineuses (de 300 000 fcfa à 3 millions de fcfa) ;
3. La reforme de la filière café-cacoa a ruiné les producteurs et enrichie un clan qui a fait main basse sur cette filière. Heureusement que vous avez décidé d’agir maintenant ; mieux vaut tard que jamais dit le sage ;
4. Toute l’administration est gangrenée par la corruption.
Vous êtes candidat à la prochaine élection présidentielle. Les ivoiriens peuvent vous accorder le bénéfice du doute et vous renouveler leur confiance. Mais ils souhaitent que vous vous engagiez à lutter avec fermeté et efficacité contre la corruption sous toutes ses formes et les dérives de l’administration ; à œuvrer pour une justice indépendante au service du peuple ; à un développement économique et humain qui profite à l’ensemble de la population ; à mettre fin au clientélisme et à promouvoir le mérite par le travail.
Voilà Monsieur le Président le point de vue d’un citoyen ordinaire qui vous veut du bien.
Je vous souhaite bonne chance et que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !
lundi 30 août 2010
Processus de sortie de crise : apocalypse now !*
La double dissolution de la Cei et du gouvernement décidée le 12 février avait pour objectif de permettre à Gbagbo d`avoir la main mise sur les structures en charge de l`organisation des élections. Il avait même instruit, à cet effet, le Premier ministre de lui proposer un nouveau format en ce qui concerne la composition de la Cei et un gouvernement composé de ministres issus du camp présidentiel et des Forces nouvelles.
Mais les choses ne se sont pas passées comme il l`espérait. Gbagbo a été enfermé dans les périmètres de l`APO.
Pour autant, le chef d`Etat-candidat n`a pas jeté l`éponge, il a reculé pour mieux sauter.
Février 2010 n`était qu`un test qui devrait lui permettre de prendre le pouls exact de la situation. En septembre, on parle même de la première quinzaine de ce mois, Gbagbo veut engager le grand bras de fer avec l`opposition et s`ouvrir le boulevard qu`il va emprunter pour gagner sans encombre la présidentielle. Après s`être "attaché les services" de l`armée sur laquelle il a fait pleuvoir une averse de galons, le chef de l`Etat va dissoudre une fois de plus le gouvernement et la Cei. Un nouveau gouvernement sera mis en place, sans les partis politiques, pour organiser les élections dans 45 jours. Le rôle des Fds sera déterminant dans la mise en œuvre de ce plan. C`est pourquoi, pour préparer un peu les esprits, il a lâché le 7 août dernier "si je tombe, vous aussi vous tombez" à la hiérarchie militaire. En sous-main, il négocie auprès de l`Onuci pour une levée partielle de l`embargo sur les armes. De passage à Divo où il a jugé nécessaire d`installer une unité de la Crs, Gbagbo a donné le mot d`ordre "matez tous ceux qui sèmeront le désordre !"
Mais de quel désordre, de quel trouble parle-t-il ? Pourquoi les Ivoiriens qui ont subi toutes sortes de frustrations et qui ont su faire preuve de patience tout au long du processus, sseraient-ils tentés de semer un quelconque désordre au moment où on parle d`élection ? La vérité, c`est que ces élections dont parle Gbagbo ne sont les élections que le peuple attend. Tout ne se passera pas comme prévu. Un passage en force va être opéré. Depuis quelques jours, le pouvoir Fpi parle de velléité de coup d`Etat. La semaine écoulée, on a parlé d`un funeste projet d`assassinats ciblés contre des personnalités. Et si finalement, le pouvoir Fpi était en train de fomenter un coup pour l`imputer à des cadres de l`opposition ? Et se donner ainsi les moyens et les raisons de sévir ?
Pour sûr, la Côte d`Ivoire n`est pas encore sortie du tunnel. Les 60 jours qui nous séparent des élections annoncées seront assurément très difficiles à vivre.
Akwaba Saint Clair
Nouveau Reveil
Vous y croyez ?
*Le titre est de Abelkassi
Mais les choses ne se sont pas passées comme il l`espérait. Gbagbo a été enfermé dans les périmètres de l`APO.
Pour autant, le chef d`Etat-candidat n`a pas jeté l`éponge, il a reculé pour mieux sauter.
Février 2010 n`était qu`un test qui devrait lui permettre de prendre le pouls exact de la situation. En septembre, on parle même de la première quinzaine de ce mois, Gbagbo veut engager le grand bras de fer avec l`opposition et s`ouvrir le boulevard qu`il va emprunter pour gagner sans encombre la présidentielle. Après s`être "attaché les services" de l`armée sur laquelle il a fait pleuvoir une averse de galons, le chef de l`Etat va dissoudre une fois de plus le gouvernement et la Cei. Un nouveau gouvernement sera mis en place, sans les partis politiques, pour organiser les élections dans 45 jours. Le rôle des Fds sera déterminant dans la mise en œuvre de ce plan. C`est pourquoi, pour préparer un peu les esprits, il a lâché le 7 août dernier "si je tombe, vous aussi vous tombez" à la hiérarchie militaire. En sous-main, il négocie auprès de l`Onuci pour une levée partielle de l`embargo sur les armes. De passage à Divo où il a jugé nécessaire d`installer une unité de la Crs, Gbagbo a donné le mot d`ordre "matez tous ceux qui sèmeront le désordre !"
Mais de quel désordre, de quel trouble parle-t-il ? Pourquoi les Ivoiriens qui ont subi toutes sortes de frustrations et qui ont su faire preuve de patience tout au long du processus, sseraient-ils tentés de semer un quelconque désordre au moment où on parle d`élection ? La vérité, c`est que ces élections dont parle Gbagbo ne sont les élections que le peuple attend. Tout ne se passera pas comme prévu. Un passage en force va être opéré. Depuis quelques jours, le pouvoir Fpi parle de velléité de coup d`Etat. La semaine écoulée, on a parlé d`un funeste projet d`assassinats ciblés contre des personnalités. Et si finalement, le pouvoir Fpi était en train de fomenter un coup pour l`imputer à des cadres de l`opposition ? Et se donner ainsi les moyens et les raisons de sévir ?
Pour sûr, la Côte d`Ivoire n`est pas encore sortie du tunnel. Les 60 jours qui nous séparent des élections annoncées seront assurément très difficiles à vivre.
Akwaba Saint Clair
Nouveau Reveil
Vous y croyez ?
*Le titre est de Abelkassi
samedi 28 août 2010
Installation de la CRS 3 de Divo, Laurent Gbagbo aux policiers: « Matez tous ceux qui sont contre la République »
Le chef de l’Etat, a ordonné hier, 27 Aout 2010, à Divo, aux quelques 150 agents affectés à la Compagnie Républicaine de sécurité (Crs III) de la ville de Divo de mater, sans ménagement et à volonté « tous ceux qui sont contre la République ». Laurent Gbagbo, qui procédait à l’installation officielle de cette compagnie de police, la première du genre à l’intérieur du pays, a fait un rappel de l’histoire de la création de la Crs en 1944 par feu, le général De Gaule, ancien président de la République française. Cette création s’inscrivait, selon Gbagbo, dans un besoin de sécurité pour la France qui sortait de la deuxième guerre. Gbagbo a fait un parallèle entre la Côte d’Ivoire qui sort difficilement d’une guerre civile et la France post-occupation allemande dans les années 1940, pour dire que les méthodes de De Gaule pour instaurer la sécurité, devaient servir à la Côte d’Ivoire. « En 1944, en France, c’était comme ici… La guerre est finie, mais pas totalement… L’intention de De Gaule en 1944 en créant la Crs, c’était de se battre contre les semeurs de trouble, contre l’insécurité. La Crs est donc née pour se battre contre le désordre… Vous êtes des policiers, vous n’êtes pas des juges. Votre rôle est de faire en sorte que la République vive… Que l’autorité républicaine vive. Vos ennemis, ce sont tous ceux qui sont contre la République. Tous ceux qui veulent installer la chienlit, le désordre. Tous ceux qui veulent troubler les élections. Battez-vous contre le désordre, contre la chienlit… Ne réfléchissez pas, ce sont les juges qui réfléchissent. Vous êtes des combattants du respect de l’ordre public. S’il y a des dégâts, les juges rétabliront tout. La République se construit avec les Forces de l’ordre, avec les forces de combat… Moi, j’ai les bras de la République. Quand le moment arrive pour que je lance mes bras, je les lance. Je vous ai envoyés ici parce que l’ordre est trop souvent troublé à Divo.
Matez tous ceux qui sèment le désordre et après on réfléchira … Matez, matez, tous ceux qui sont contre la République. Moi, mon père était militaire et après policier, donc je connais le rôle des policiers… Votre rôle n’est pas de réfléchir comme les juges. Ce sont les commissaires qui réfléchissent à votre place… Vous, votre rôle, c’est de mater, de mater… Mon père m’a dit, quand tu es dans l’armée tu ne dois pas réfléchir trop, tu dois taper, taper. Le policier ne doit pas réfléchir… Il doit taper et s’il y a des erreurs, s’il y a des problèmes nous allons arranger… Je vous ai envoyés ici à Divo pour que ceux qui sont contre la République soient tapés, soient matés. Pourquoi il y a toujours des troubles ? Je vous ai envoyés ici pour mettre fin à ces troubles », a dit Laurent Gbagbo, aux policiers de la Crs de Divo, en présence d’un public moyen.
Le chef de l’Etat s’est dit, par ailleurs, heureux de savoir que la Crs III de Divo soit baptisée du nom de Boga Dougou, ancien ministre de l’Intérieur, qui, selon lui, « ne savait pas ce que le mot peur veut dire ». Il a présenté Boga Doudou comme un grand négociateur, qui parlait avec tous, y compris le Rdr, le Pdci… Laurent Gbagbo a promis d’installer dans les prochaines semaines, d’autres compagnies, notamment, dans les Villes de Gagnoa, Abengourou, Daloa, San-Pedro, Man. Le ministre de l’Intérieur, Désiré Tagro a justifié l’ouverture des Crs à l’intérieur du pays par le nécessité de faire face à « l’urgence sécuritaire », soulignant que des foyers de tension « endémiques, de troubles à l’ordre public », devaient être combattus. Pour ce qui le concerne, le Dg de la police nationale, le contrôleur Brédou M’bia, la Crs de Divo est la 3 ème du genre après celles de Williamsville créée en 1966 et celle de la zone 4 qui a vu le jour en 2001. Signalons que cette compagnie est placée sous le commandement du Commissaire de deuxième classe Yapo Yapo Séka Antonin César. La cérémonie s’est déroulée en présence du chef d’état-major, le général 4 étoiles Philippe Mangou, de la hiérarchie militaire, policière et des autorités administratives. Ce sont les anciens locaux du complexe culturel de Divo, situé à la sortie ouest de la ville qui abritent cette compagnie, forte de 150 hommes.
Armand B. DEPEYLA (Envoyé Spécial)
Soir Info
Je crois rêver en lisant les propos du Chef de l'Etat Laurent Gbagbo. Si je ne l'avais pas entendu sur ONUCIFM, jamais je n'aurai cru qu'un Chef de l'Etat puisse donner publiquement le droit de tuer à sa police.
Un proverbe africain dit que quand un père envoie son enfant, il doit savoir s'envoyer lui-même. Notre cher Président manque vraiment de sagesse.
Et si l'objetif inavoué de ces CRS, à qui le Chef de l'Etat vient de donner le droit de tuer, est d'empêcher les ressortissants du centre, très nombreux à l'ouest du pays et favorable au PDCI de voter. Les militants du FPI l'on déjà fait dans le passer. Je n'ose y croire.
Les différents accords de Ouagga ne donnent-ils pas la responsabilité de la sécurisation des élections au centre de commandement intégré (CCI)et aux forces impartiales (ONUCI et Licorne) ?
vendredi 27 août 2010
Vuvuzéla électoral

Cette expression est du journal l'Intelligent. Elle a été utilisée pour stigamatiser l'attitude des protagonistes de l'élection présidentielle pendant la période du contentieux judiciaire. Ce concert de vuvuzéla oppose le camp présidentiel et le RHDP.
Le camp présidentiel a introduit sur toute l'étendu du territoire, selon les chiffres de la CEI, environ 30 000 demandes en radiations auprès des juridictions. le camp présidentiel est convaincu que la liste électorale provisoire est "infectée" d'étrangers. D'oû les termes d'épuration, de désinfection de la liste électorale utilisés par les partisants du Chef de l'Etat.
Le RHDP accuse le camp présidentiel de dénonciation calomnieuse, de ne pas respecter la procédure consentielle en vigueur et de vouloir, avec la complicité de certains juges, radier des personnes sur la liste électorale sans preuve.
Et chaque camp va de déclaration en déclaration, avec des ménaces plus ou moins voilées.
Dans cette gueguerre de la liste électorale, les intérêts partisans ont pris le dessus sur l'intérêt surpérieur de la nation et du peuple : la paix préalable à un développement économique et humain harmonieux source de bonheur et d'épanouissement.
mardi 24 août 2010
Les sacrifices ne sont pas réservés au peuple
Lorsqu’on crée, seul ou avec d’autres personnes, un parti politique, c’est pour la conquête du pouvoir d’Etat (comme le montrent les travaux de Harold Lasswell et Robert Alan Dahl aux Etats-Unis, ou de Georges Burdeau, Maurice Duverger et Raymond Aron en France). Mais une fois parvenu au pouvoir, qu’est-ce qu’on ambitionne de faire ? Certains peuvent se servir de ce pouvoir pour s’enrichir (c’est ce que le sociologue allemand Max Weber appelle «vivre du pouvoir») et écraser ceux qui ne pensent pas comme eux. La politique devient alors un instrument d’enrichissement et de domination. Pour d’autres personnes, la conquête du pouvoir n’est qu’une étape, la finalité de leur combat étant d’apporter un peu de bonheur à leurs concitoyens, c’est-à-dire leur permettre de manger à leur faim, se soigner, s’instruire, penser, s’exprimer, voyager, etc. Quiconque est privé de ces droits élémentaires ne peut prétendre être libre. En ce sens, l’Indien Amartya Sen, prix Nobel d’économie 1998, a raison d’affirmer que la politique permet la construction des conditions de la liberté. Pour sa part, Thomas d’Aquin soutient que le but du gouvernement n’est pas de réaliser la société parfaite mais de conserver, dans l’unité et la paix, le corps social («De Regimine»). Car, on a tendance à l’oublier, la politique est l’art du possible.
Je suis d’avis qu’on ne demande pas aux politiciens des choses impossibles, qu’ils doivent être à l’abri du besoin afin de mieux se consacrer à leurs tâches. En regardant le train de vie qu’ils mènent et les avantages matériels de toutes sortes qui sont les leurs, alors qu’ils ne cessent de dire que les populations souffrent et que certains d’entre eux se présentent comme de gauche et issus de familles pauvres, on se demande cependant si on a encore affaire à des serviteurs de l’Etat. Le lecteur se demandera où je veux en venir. Je lui répondrai simplement ceci : Au fait que la politique n’a pas d’autre finalité que le service de tous (l’ensemble des ethnies, des partis politiques, des religions, des couches sociales, etc.). Ce que je veux dire, en d’autres mots, c’est qu’on n’entre pas en politique pour servir uniquement sa famille, son village, son ethnie, sa formation politique, sa religion mais tout le monde. C’est ce service universel qui fait la grandeur et la beauté de la politique et c’est pour cette raison que le pape Pie XI la définissait en 1927 comme «le champ de la plus vaste charité». Maires, députés, ministres, chefs d’Etat sont appelés ni à se servir du peuple pour gagner ceci ou cela ni à l’asservir sous une forme ou une autre mais à le servir. Ceux qui légitimement aspirent à faire fortune peuvent exercer un autre métier que la politique. Sur cette base, il n’est pas exagéré de dire que le peuple est l’employeur et les politiciens, les employés. Si le peuple est l’employeur, il n’est donc pas normal qu’il croupisse dans la misère pendant que ceux qu’il emploie ou qui sont à son service se la coulent douce, se nourrissent au caviar et au champagne, bref vivent dans le luxe et le gaspillage.
Malheureusement, ce n’est pas ce que nous constatons ici et ailleurs. Je dis « ici et ailleurs» car les pays africains n’ont pas le monopole de ces mauvaises pratiques. En Occident aussi, on remarque que le train de vie des gouvernants n’a rien à avoir avec les conditions de vie des gouvernés. Ce qui les distingue néanmoins de nous, c’est que ceux qui sont au pouvoir là-bas sont capables de se remettre en cause et de faire les sacrifices qui s’imposent pour éviter qu’il y ait un très grand fossé entre leurs administrés et eux-mêmes. Si l’on en croit «La Croix» du 16 juin 2010, les ministres de plusieurs gouvernements européens ont effectivement accepté la réduction de leur salaire ainsi que la suppression de certains avantages. En Grande Bretagne, par exemple, le salaire du nouveau Premier ministre, David Cameron, et de ses ministres subira une réduction de 5 %. Concrètement, les membres du gouvernement britannique toucheront désormais 160 000 euros par an, le Premier ministre, 170 000 euros/an (soit 9 000 euros de moins que son prédécesseur). Quant aux hauts fonctionnaires, ils ne peuvent plus voyager en première classe. La voiture de fonction personnelle avec chauffeur attribuée auparavant aux ministres n’est plus de mise. Même chose au Portugal et en Espagne. Dans ce dernier pays, avec 78 185 euros, le Premier ministre touche nettement moins que son homologue britannique. L’Italie fait mieux que ces trois pays puisque le salaire de ses ministres baisse de 10 %. L’Irlande se montre plus vertueuse en baissant la paie de ses ministres de 15 %. En Finlande, outre qu’ils perçoivent 108 000 euros annuels, les ministres sont encouragés à aller à pied ou à utiliser le vélo quand ils se déplacent en ville. Qu’en est-il de la France ? Le salaire des ministres y demeure encore une question taboue. En effet, lorsque le quotidien catholique a demandé aux 20 ministres du gouvernement François Fillon s’ils étaient prêts à renoncer à une partie de leur salaire pour donner l’exemple en matière de rigueur, seul Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie a daigné s’exprimer. Voici sa réponse : «Je suis contre les logements de fonction aux frais du contribuable… Chacun doit en effet disposer de son logement à ses frais.»
Les autres ministres ont-ils refusé de parler parce qu’ils ont honte de dire qu’ils perçoivent 14 129 euros /mois (contre 21 194 euros/mois pour le Premier ministre et 21 133, 37 pour le président de la République) ? Aujourd’hui, peu d’Ivoiriens savent combien gagnent le président de la République, les ministres, les députés, les maires, les présidents des institutions, etc. Le sauront-ils demain ? Une chose dont je suis certain, c’est que, si on les interrogeait, une majorité d’entre eux serait pour une diminution du salaire de leurs gouvernants et une suppression de certains avantages attachés à leur fonction. Car, redisons-le, on ne peut mettre le peuple au centre de ses préoccupations et accepter que, en temps de crise, lui seul se serre la ceinture, se saigne à blanc. Le temps n’est-il pas arrivé de comprendre qu’être au service de l’intérêt général n’est pas une mission quelconque et que «l’appauvrissement du lien social est un risque » (Alexis de Tocqueville) que doit éviter de prendre le politicien désireux de conquérir ou de conserver le pouvoir ?
Le Nouveau Courier
Je suis d’avis qu’on ne demande pas aux politiciens des choses impossibles, qu’ils doivent être à l’abri du besoin afin de mieux se consacrer à leurs tâches. En regardant le train de vie qu’ils mènent et les avantages matériels de toutes sortes qui sont les leurs, alors qu’ils ne cessent de dire que les populations souffrent et que certains d’entre eux se présentent comme de gauche et issus de familles pauvres, on se demande cependant si on a encore affaire à des serviteurs de l’Etat. Le lecteur se demandera où je veux en venir. Je lui répondrai simplement ceci : Au fait que la politique n’a pas d’autre finalité que le service de tous (l’ensemble des ethnies, des partis politiques, des religions, des couches sociales, etc.). Ce que je veux dire, en d’autres mots, c’est qu’on n’entre pas en politique pour servir uniquement sa famille, son village, son ethnie, sa formation politique, sa religion mais tout le monde. C’est ce service universel qui fait la grandeur et la beauté de la politique et c’est pour cette raison que le pape Pie XI la définissait en 1927 comme «le champ de la plus vaste charité». Maires, députés, ministres, chefs d’Etat sont appelés ni à se servir du peuple pour gagner ceci ou cela ni à l’asservir sous une forme ou une autre mais à le servir. Ceux qui légitimement aspirent à faire fortune peuvent exercer un autre métier que la politique. Sur cette base, il n’est pas exagéré de dire que le peuple est l’employeur et les politiciens, les employés. Si le peuple est l’employeur, il n’est donc pas normal qu’il croupisse dans la misère pendant que ceux qu’il emploie ou qui sont à son service se la coulent douce, se nourrissent au caviar et au champagne, bref vivent dans le luxe et le gaspillage.
Malheureusement, ce n’est pas ce que nous constatons ici et ailleurs. Je dis « ici et ailleurs» car les pays africains n’ont pas le monopole de ces mauvaises pratiques. En Occident aussi, on remarque que le train de vie des gouvernants n’a rien à avoir avec les conditions de vie des gouvernés. Ce qui les distingue néanmoins de nous, c’est que ceux qui sont au pouvoir là-bas sont capables de se remettre en cause et de faire les sacrifices qui s’imposent pour éviter qu’il y ait un très grand fossé entre leurs administrés et eux-mêmes. Si l’on en croit «La Croix» du 16 juin 2010, les ministres de plusieurs gouvernements européens ont effectivement accepté la réduction de leur salaire ainsi que la suppression de certains avantages. En Grande Bretagne, par exemple, le salaire du nouveau Premier ministre, David Cameron, et de ses ministres subira une réduction de 5 %. Concrètement, les membres du gouvernement britannique toucheront désormais 160 000 euros par an, le Premier ministre, 170 000 euros/an (soit 9 000 euros de moins que son prédécesseur). Quant aux hauts fonctionnaires, ils ne peuvent plus voyager en première classe. La voiture de fonction personnelle avec chauffeur attribuée auparavant aux ministres n’est plus de mise. Même chose au Portugal et en Espagne. Dans ce dernier pays, avec 78 185 euros, le Premier ministre touche nettement moins que son homologue britannique. L’Italie fait mieux que ces trois pays puisque le salaire de ses ministres baisse de 10 %. L’Irlande se montre plus vertueuse en baissant la paie de ses ministres de 15 %. En Finlande, outre qu’ils perçoivent 108 000 euros annuels, les ministres sont encouragés à aller à pied ou à utiliser le vélo quand ils se déplacent en ville. Qu’en est-il de la France ? Le salaire des ministres y demeure encore une question taboue. En effet, lorsque le quotidien catholique a demandé aux 20 ministres du gouvernement François Fillon s’ils étaient prêts à renoncer à une partie de leur salaire pour donner l’exemple en matière de rigueur, seul Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie a daigné s’exprimer. Voici sa réponse : «Je suis contre les logements de fonction aux frais du contribuable… Chacun doit en effet disposer de son logement à ses frais.»
Les autres ministres ont-ils refusé de parler parce qu’ils ont honte de dire qu’ils perçoivent 14 129 euros /mois (contre 21 194 euros/mois pour le Premier ministre et 21 133, 37 pour le président de la République) ? Aujourd’hui, peu d’Ivoiriens savent combien gagnent le président de la République, les ministres, les députés, les maires, les présidents des institutions, etc. Le sauront-ils demain ? Une chose dont je suis certain, c’est que, si on les interrogeait, une majorité d’entre eux serait pour une diminution du salaire de leurs gouvernants et une suppression de certains avantages attachés à leur fonction. Car, redisons-le, on ne peut mettre le peuple au centre de ses préoccupations et accepter que, en temps de crise, lui seul se serre la ceinture, se saigne à blanc. Le temps n’est-il pas arrivé de comprendre qu’être au service de l’intérêt général n’est pas une mission quelconque et que «l’appauvrissement du lien social est un risque » (Alexis de Tocqueville) que doit éviter de prendre le politicien désireux de conquérir ou de conserver le pouvoir ?
Le Nouveau Courier
vendredi 6 août 2010
L'élection présidentielle pour le 31 Octobre 2010 ?
Le gouvernement, à l’issu du conseil des ministres du jeudi 05 Août 2010 à Yamoussokro, a fixé la date de l’élection présidentielle maintes fois reporté, selon le Premier Ministre sur proposition de la CEI, au 31 Octobre 2010.
Cette annonce qui aurait pu faire sauter de joie tous les ivoiriens, comme un très beau cadeau de noël, dans cette ambiance festive de la célébration du cinquantenaire, laisse plus d’un sceptique. Je ne perçois toujours pas une réelle volonté de la classe politique ivoirienne, surtout du camp présidentielle de sortir avec célérité de ce processus.
Dès l’annonce de cette date, le FPI avec promptitude a soulevé ses conditions pour aller à cette élection notamment le désarment des forces nouvelles. Les forces nouvelles clament depuis un moment leur volonté d’exécuter le processus DDR si et seulement si le budget de 5,5 milliards de fcfa est mis à disposition. Leur Chef d’Etat major a soutenu sur ONUCIFM que l’encasernement pouvait se faire en une semaine si les moyens étaient dégagés.
L’Etat n’a pas encore pu libérer ce budget qui permettra d’aller au terme du désarmement, étape très importante pour la tenue de l’élection présidentielle. Pourtant le même Etat a pu décaisser des milliards pour l’organisation d’un colloque aussi inutile que budgétivore dans la situation de crise profonde que vit la Côte d’Ivoire depuis une dizaine d’année. Tout est question de volonté et de priorité.
Je commencerai à croire en une date fixée pour la tenue de l’élection présidentielle lorsque les cartes d’identité et les cartes d’électeur seront distribuées.
Cette annonce qui aurait pu faire sauter de joie tous les ivoiriens, comme un très beau cadeau de noël, dans cette ambiance festive de la célébration du cinquantenaire, laisse plus d’un sceptique. Je ne perçois toujours pas une réelle volonté de la classe politique ivoirienne, surtout du camp présidentielle de sortir avec célérité de ce processus.
Dès l’annonce de cette date, le FPI avec promptitude a soulevé ses conditions pour aller à cette élection notamment le désarment des forces nouvelles. Les forces nouvelles clament depuis un moment leur volonté d’exécuter le processus DDR si et seulement si le budget de 5,5 milliards de fcfa est mis à disposition. Leur Chef d’Etat major a soutenu sur ONUCIFM que l’encasernement pouvait se faire en une semaine si les moyens étaient dégagés.
L’Etat n’a pas encore pu libérer ce budget qui permettra d’aller au terme du désarmement, étape très importante pour la tenue de l’élection présidentielle. Pourtant le même Etat a pu décaisser des milliards pour l’organisation d’un colloque aussi inutile que budgétivore dans la situation de crise profonde que vit la Côte d’Ivoire depuis une dizaine d’année. Tout est question de volonté et de priorité.
Je commencerai à croire en une date fixée pour la tenue de l’élection présidentielle lorsque les cartes d’identité et les cartes d’électeur seront distribuées.
jeudi 5 août 2010
Cinquantenaire de la Côte d'Ivoire : Quel bilan ?
Le 07 Août 2010 la Côte d’Ivoire aura 50 ans d’existence en tant que nation indépendante. Quel bilan ? Le bilan est simple : 25 ans de croissance économique et sociale, 15 ans de crise économique et 10 ans de crise militaro-politique, économique et social. Ces 50 ans peuvent aussi se résumer en 30 ans de parti unique qui correspondent aux années glorieuses et 20 ans de démocratie, synonyme de déliquescence. C’est à croire, comme l’a dit Jacques Chirac, que les ivoiriens ne sont pas mûrs pour la démocratie. En 10 ans les politicards ivoiriens ont mis toute leur intelligence au service de la mise à sac de la société ivoirienne. Tous les acquis, tout ce qui faisait la fierté du pays et des ivoiriens sont en état de dégradation avancée : l’école, le système sanitaire, l’administration, les routes, les valeurs morales etc. Heureusement que pendant les années de boom économique, Houphouet Boigny a eu l’intelligence de doter la maison ivoire de solide fondation comparable à un immeuble anti-sismique. C’est ce qui explique qu’après 10 années de destruction massive de la société ivoirienne, le pays tient encore débout.
Au lieu de dépenser des dizaines de milliards à organiser un colloque sur « l’indépendance et ses perspectives d’avenir en Afrique subsaharienne » dont les résultats resteront dans les tiroirs , le Chef de l’Etat aurait rendu un grand service aux ivoiriens s’il avait réuni toutes les composantes de la société (les politiciens, la société civile et les religieux) pour réfléchir sur les conditions d’une paix durable et définitive à travers des élections dont les modalités et les résultats seront acceptés par tous. Cette réflexion aurait abouti sur un chronogramme précis de sortie de crise et la date de l’élection présidentielle annoncée solennellement le jour de la célébration du cinquantenaire. Cela aurait été un beau cadeau pour tous les ivoiriens et le cinquantenaire une belle fête. L’Etat aurait ainsi économisé des milliards qui auraient été utile au financement du processus de sortie de crise. C’est la principale préoccupation du peuple.
Au lieu de dépenser des dizaines de milliards à organiser un colloque sur « l’indépendance et ses perspectives d’avenir en Afrique subsaharienne » dont les résultats resteront dans les tiroirs , le Chef de l’Etat aurait rendu un grand service aux ivoiriens s’il avait réuni toutes les composantes de la société (les politiciens, la société civile et les religieux) pour réfléchir sur les conditions d’une paix durable et définitive à travers des élections dont les modalités et les résultats seront acceptés par tous. Cette réflexion aurait abouti sur un chronogramme précis de sortie de crise et la date de l’élection présidentielle annoncée solennellement le jour de la célébration du cinquantenaire. Cela aurait été un beau cadeau pour tous les ivoiriens et le cinquantenaire une belle fête. L’Etat aurait ainsi économisé des milliards qui auraient été utile au financement du processus de sortie de crise. C’est la principale préoccupation du peuple.
mardi 20 juillet 2010
Le procureur Kimou innocente le ministre de l'intérieur
L’enquête ouverte en juin à la demande du président ivoirien Laurent Gbagbo sur les accusations de corruption portées par le Président de l'assemblée nationale contre le ministre de l’Intérieur Désiré Tagro a innocenté, sans surprise, ce proche du chef de l’Etat. En effet, les conclusions de cette enquête ont été rendu publique ce lundi 19 juillet 2010 par un des substituts du procureur Kimou.
L’enquête a conclu que le ministre n’avait pas marchandé les places pour le concours à l’Ecole nationale de police, a indiqué devant la presse le substitut du procureur Mamadou Diakité.Il a été également blanchi des accusations de détournement de fonds destinés à l’organisation du Hajj (pélerinage musulman de La Mecque) et aux victimes des déchets toxiques déversés en 2006 à Abidjan.
Enfin, "il ne peut être reproché au ministre de l’Intérieur d’avoir perçu seul ou avec autrui, notamment le Premier ministre, la somme de dix milliards de francs CFA qui lui aurait été versée à titre de commission par la Sagem Sécurité", comme cela avait été évoqué dans la presse locale, a affirmé le substitut.
Trouver normal qu'un ministre perçoive des commissions dans un contrat passer par l'Etat de Côte d'Ivoire est une insulte faite au peuple. Ce n'est rien d'autre que de la corruption. Signer des contrats fait partir du boulot d'un ministre. Le ministre de l'intérieur n'est pas un homme d'affaire pour être remunérer pour un contrat signé. Dans quel pays sommes-nous ?
L'opération main propre que semble avoir lancé le Chef de l'Etat n'est que de la poudre aux yeux. C'est tout juste une opération de charme en cette période de processus électoral.
Les ivoiriens continueront de payer des fortunes pour les concours d'entrée à la fonction publique car le procureur vient de nous démontrer que ce que chaque ivoirien sait n'est qu'une vue de l'esprit.
Mamadou Koulibaly, le Président de l'assemblée nationale n'aura que ses yeux pour pleurer, lui l'empêcheur de tourner en rond. Par les conclusions préméditées de cette enquête on espère lui clouer le bec à jamais.
Ah ! ces refondateurs...
L’enquête a conclu que le ministre n’avait pas marchandé les places pour le concours à l’Ecole nationale de police, a indiqué devant la presse le substitut du procureur Mamadou Diakité.Il a été également blanchi des accusations de détournement de fonds destinés à l’organisation du Hajj (pélerinage musulman de La Mecque) et aux victimes des déchets toxiques déversés en 2006 à Abidjan.
Enfin, "il ne peut être reproché au ministre de l’Intérieur d’avoir perçu seul ou avec autrui, notamment le Premier ministre, la somme de dix milliards de francs CFA qui lui aurait été versée à titre de commission par la Sagem Sécurité", comme cela avait été évoqué dans la presse locale, a affirmé le substitut.
Trouver normal qu'un ministre perçoive des commissions dans un contrat passer par l'Etat de Côte d'Ivoire est une insulte faite au peuple. Ce n'est rien d'autre que de la corruption. Signer des contrats fait partir du boulot d'un ministre. Le ministre de l'intérieur n'est pas un homme d'affaire pour être remunérer pour un contrat signé. Dans quel pays sommes-nous ?
L'opération main propre que semble avoir lancé le Chef de l'Etat n'est que de la poudre aux yeux. C'est tout juste une opération de charme en cette période de processus électoral.
Les ivoiriens continueront de payer des fortunes pour les concours d'entrée à la fonction publique car le procureur vient de nous démontrer que ce que chaque ivoirien sait n'est qu'une vue de l'esprit.
Mamadou Koulibaly, le Président de l'assemblée nationale n'aura que ses yeux pour pleurer, lui l'empêcheur de tourner en rond. Par les conclusions préméditées de cette enquête on espère lui clouer le bec à jamais.
Ah ! ces refondateurs...
samedi 17 juillet 2010
Côte d'Ivoire : la presse en danger

Le procureur Kimou vient une fois de plus de s'illustrer de la plus mauvaise manière en jetant en prison trois journalistes du quotidient le Nouveau Courrier sous une fallacieuse accusation de vol de documents administratifs. Qu'est-ce que ces journalistes ont fait de si mal aux yeux de notre cher procureur ? Sinon leur travail : celui d'informer les ivoiriens.
Par cette décision, Kimou vient de faire reculer la Côte d'Ivoire de 20 ans en ce qui concerne la liberté d'expression. mais aussi de faire mentir le Chef de l'Etat Laurent Gbagbo qui a crié sous touts les toits qu'aucun journaliste n'ira en prison sous son mandat. Peut-être que le costume à lui coudre par le Cef de l'Etat est trop grand pour lui. Gbagbo Laurent doit donner l'ordre à son procureur de libérer ces trois journalistes qui n'on fait que leur boulot.
Messieurs les journalistes du Nouveau Courrier vous avez le soutien du peuple et nous vous encourageons de continuer les publications concernant les résultats de cette enquête sur la filière café-cacao car les ivoiriens ont le droit de savoir comment leur argent a été volé.
jeudi 15 juillet 2010
Lu dans la lettre du continent

J'ai tenu a publié ce billet car Laurent Gbagbo est présenté comme le Président africain qui se bat pour la vérible indépendance de la Côte d'Ivoire vis à vis de la France. Ce que les tenants de cette rhétorique semblent oublier, c'est que la vérible indépendance est d'abord économique. Qu'est-ce qui fait le poids politique sur la scène internationale des pays comme la Chine, le Brésil, l'Inde et même l'Afrique du Sud ? C'est évidemment le poids économique et financier qu'ils représentent.
In La Lettre du Continent N° 592 du 14.07.2010
Paris, trésorier du régime Gbagbo
Au pays sans élection, seul le business à droit de cité. Les opérateurs français sont vent debout pour préserver leurs parts de marché sur la Lagune (plus de 15%, contre 2% en moyenne dans le reste du monde). Même les Chinois n’ont pas encore réussi à accoster à Abidjan. La France dispose en Côte d’Ivoire d’un champ tricolore de 140 filiales de grands groupes (Bolloré, Bouygues, CFAO, Boccard, Veritas, Sanofi-Aventis…) et 500 PME-PMI de droit local. Troisième débouché au sud du Sahara, le pays reste également le premier marché de la zone franc, devant le Sénégal. L’an dernier, Paris a dégagé un excédent commercial de 150 millions € grâce aux exportations de biens d’équipement. Une position qui explique un soutien massif au régime de Laurent Gbagbo, pour ne pas gripper la machine à sous. Ainsi, en février 2008, le Trésor français a accordé un prêt relais de 225 millions $ pour le remboursement des arriérés dus à la Banque mondiale. De quoi faciliter la défense du dossier ivoirien auprès de Washington. En mars 2009, deuxième décaissement majeur de Bercy : 200 millions $ pour apurer les créances de la Banque africaine de développement (BAD). Quelques mois plus tard, le Club de Paris (créanciers publics, dont la France) concédait un premier allègement de dette en libérant 455 millions $. Pour le business hexagonal, qui représente un tiers du PIB ivoirien, le meilleur est à venir, au risque de faire sauter le tabou sur l’aide liée. Sur les 6 100 milliards F CFA de la dette ivoirienne, la créance de la France atteint 2 700 milliards (5,1 milliards €) ! Un pactole qui passera en 2011 à l’ardoise magique du PPTE (pays pauvres très endettés). Une partie de l’annulation de la dette bilatérale française sera reconvertie en C2D (contrat désendettement-développement) pour des projets d’infrastructures et la relance du business français. De quoi mieux comprendre l’euphorie du ministre ivoirien de l’économie et des finances, Charles Diby Koffi, le 1er juillet à Paris, devant les hommes d’affaires français mobilisés par Ubifrance. Avec la Banque Lazard comme conseiller financier et BNP Paribas comme chef de file du Club de Londres, Diby était en lévitation au sommet de la Tour Eiffel !
mardi 13 juillet 2010
Blé Goudé s'en prend à Mamadou Koulibaly

Dans l'expression d'hier, Blé Goudé, le directeur de campagne adjoint du candidat Laurent Gbagbo chargé de la jeunesse, a cru bon, aucours d'un meeting dans le village de Ménékré situé dans la région de Gagnoa, en prenant parti dans l'affaire Tagro de s'attaquer au Président de l'assemblée nationale, Mamadou Koulibaly en ses termes : « Quand tu es un homme d’Etat de cette dimension, tu n’es pas n’importe qui, tu ne parles pas n’importe comment, tu ne dis pas n’importe quoi, n’importe où et n’importe quand. Car avant d’agir, tu dois te poser la question de savoir l’opportunité de ta déclaration ». Il poursuit sur sa lancée : « si une femme décide d’aller sur la place publique pour y exposer l’impuissance de son mari, cela signifie qu’elle a déjà apprêté ses bagages ». Cette métaphore qu’il a prise lors de ce meeting est chargée de sens et dénuée de toute ambigüité.
J'ai du mal à comprendre tous ces refondateurs qui estiment qu'une affaire qui relève de la gestion de l'Etat puisse être une affaire interne au FPI et que le peuple n'a pas le droit d'en être informé. Cette position de Blé Goudé ne surprend guerre puisque lui même est le produit de malversation. Souvenez-vous de l'affare de sa licence ilégalement acquise.
lundi 12 juillet 2010
Cote d’Ivoire Une classe politique arrogante et ingrate – Des députés inconscients et myopes

« J’ACCUSE » par Christian Félix Tapé -Le Journal de Connectionivoirienne.net
Un peuple courageux et patient mais désabusé et affaibli.
Le parlement ivoirien vient de refuser la constitution d’une commission parlementaire en vue de l’enquête qui aurait permis de trancher souverainement au nom du peuple ivoirien ce qu’il est convenu d’appeler désormais le cas Tagro. C’est un verdict qui ne peut laisser indifférente aucune conscience sensible déjà meurtrie par la crise qui frappe le pays depuis 2002. Pour une fois que l’occasion leur a été donnée de renouer honorablement avec le peuple ivoirien qui les a inconditionnellement soutenus en d’autres occasions, les députés ont réédité avec extrême désinvolture ce qu’on savait déjà d’eux, à savoir leur manque de culture civique et de volonté de démocratiser ce pays, leur préoccupation de se garantir une solide situation de rente par ces temps qui courent. Cela en toute impunité et parfaite insensibilité vers ce peuple accablé de désespoir et affaibli, affamé, mais tout de même courageux et patient. Si la classe politique est insensible, si les représentants du peuple sont ingrats, au peuple il ne reste plus qu’à tirer les leçons.
Lorsque la dissolution de l’Assemblée nationale a été hasardement insinuée et évoquée, c’est le peuple qui s’est levé comme un seul homme pour défendre ce qu’il considérait comme le symbole vivant de sa souveraineté. Même s’ils devraient être désœuvrés les députés devraient siéger au nom de la souveraineté. Ainsi avait voulu le peuple et il en fut ainsi. Ils siègent ? Ils sont payés plusieurs milliards de francs saignés par ce peuple de contribuables que ces fameux députés ne daignent pas soulager par une simple volonté de construire finalement un système transparent. Il s’agissait de démontrer une disponibilité à montrer au peuple qu’il peut compter sur ses représentants. L’esprit de clocher n’a pas malheureusement permis d’élever la hauteur de vue de ce que cette commission aurait permis d’obtenir .
L’amour de la patrie ne peut autoriser qu’on regrette de les avoir maintenus là. Mais il est au moins normal de se demander à quoi ils servent au juste ces députés, depuis 2005 ? Qui aura encore le courage de reconduire ces gens pour le représenter ? De toute façon ils n’y avaient point été maintenus par amour et attachement personnels à eux, mais parce qu’ils représentaient un symbole de la souveraineté chère au peuple. D’autres pourront faire mieux qu’eux. Et c’est ça l’unique consolation qui reste.
Il est vrai que le peuple est patient et courageux ; il est vrai que très affamé, le peuple est vulnérable. Mais attention, comme le dit la mythologie, même YROUKOU, la déesse de la patience a ses limites.
Toutefois, entretemps le peuple impuissant pourrait en cas de nécessité s’illustrer par des revirements de situation surprenants et irrationnels. Ces politiques pourraient à leur tour user des plus sophistiqués moyens de persuasion pour se maintenir à leurs postes.
Ce sera leur victoire mais ce sera malheureusement la fin de la politique.
vendredi 2 juillet 2010
Séparation des pouvoirs version refondation
Le mardi 29 juin 2010 au journal télévisé de 20h j'ai vu un reportage dans lequel le commentateur soulignait le fait que la Prémière Dame était représentée à une cérémonie par le Président du conseil constitutionnel, éminant professeur de droit et ancien directeur de l'ENA, le sieur Yao Paul N'Dré. Le conseil constitutionel est l'organe chargé de valider le résultat de l'élection présidntielle. Et dire que la Côte d'Ivoire est une république qui consacre par sa constitution la séparation des pouvoirs à savoir le pouvoir exécutif, le pouvoir parlementaire et le pouvoir judicaire. Les refondateurs ont une conception singulière de la république. On se croirait dans une ditacture.
jeudi 1 juillet 2010
Confidence pour confidence
Selon Jeune Afrique le Chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, aurait confié en privé, concernant l'affaire Tagro, ce qu'il pense de son Ministre de l'intétieur en ses termes "Tagro est un homme intègre, il a ma confiance" et du Président de l'assemblée nationale "je croyais le connaître, je me suis trompé". De là à penser que l'objetif visé par cette enquête est de blanchir son fidèle ministre et de discréditer Mamadou Koulibaly, qui pense déjà à se positionner comme son successeur, il n'y a qu'un pas qu'on hésitérait pas à franchir.
lundi 28 juin 2010
Affaire Tagro : ce que j’en pense

Le Président de l’assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, en accusant le Ministre de l’intérieur, Désiré Tagro, tous deux cadres du FPI, parti au pouvoir, de détournement de fond et de trafique d’influence vient de lancer une bombe dans le marigot politique ivoirien dont certains observateurs de la scène politique ivoirienne doute des dégâts que pourrait faire son explosion. La seule conséquence pour le moment de cette affaire est de reléguer le processus électoral au second plan, comme si la priorité actuelle des ivoiriens est d’engager une opération main propre dans l’administration.
Les accusations portées contre le Ministre de l’intérieur concernant surtout le concours d’entrée à l’école de police ne sont pas des faits nouveaux. Tous ceux qui vivent en Côte d’Ivoire savent que tous les concours d’entrée dans l’administration ivoirienne sont payants (ENA, Ecole de police, Ecole de gendarmerie, Ecole des infirmiers et sages-femmes etc…). On avance même des sommes qui vous donnent le tournis : un à trois millions pour les régis financières (douane, impôts, trésor), commissaires de police, inspecteurs de l’enseignement primaire …
Déjà en 2007, le Président de la chambre de commerce et d’industrie au cours d’une émission (dont le nom m’échappe) organisée par la maison de production Martika où des personnalités de la société civile étaient invités pour débattre d’un sujet précis, avait attirer l’attention des autorités ivoiriennes sur la mafia qui s’est organiser autour de tous les concours d’entrée à la fonction publique ivoirienne où des sommes faramineuses étaient demandées aux candidats pour garantir leur succès. A cette époque, cela n’a choqué ni le Président de l’assemblée nationale, ni le Chef de l’Etat Laurent Gbagbo.
Toute cette mafia autour des concours, tous les cadres du FPI le savent. Certains en ont bénéficié. Mais personnes n’osent en parler ouvertement. Il y en même qui estiment que c’est un problème interne au FPI et que cette affaire qui concerne la gestion de l’Etat, n’aurait pas dû être portée sur la place publique. Seul Mamadou Koulibaly a eu le « courage » de dire publiquement ce que les ivoiriens savent déjà. Monsieur Mamadou Koulibaly est le Président de l’assemblée nationale, donc deuxième personnage de l’Etat, et 3ème vice-président du FPI. Ce qu’il dit n’a pas le même poids et le même écho que ce que le citoyen lambda dit.
Le Président de l’assemblée nationale aurait du aller au bout de sa logique en prenant l’initiative de la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire en élargissant son champ d’action à tous les concours organisés dans le pays au lieu d’attendre une requête des groupes parlementaires de l’opposition, si vraiment sa motivation est que la vérité soit connue des ivoiriens et que cette pratique mafieuse disparaisse à jamais de l’administration ivoirienne. A moins que Mamadou Koulibaly pense, comme un certain Nicolas Sarkozy, en se regardant chaque matin dans le miroir à l’après Gbagbo. Cette affaire dont il est à l’origine serait alors l’occasion rêver de se donner une image de monsieur propre dans la conscience des ivoiriens qui sauront s’en souvenir au moment opportun.
En accusant Soro Guillaume et Sagem dans une affaire de pot de vin de 10 milliards, l’objectif visé par le Chef de l’Etat, candidat à sa propre succession dans une élection présidentielle maintes fois reportée, ne serait-il pas de discréditer Sagem, opérateur technique de cet interminable processus électoral qui est vu du camp présidentiel comme une structure favorable à l’opposition et le Premier ministre Soro Guillaume, maître d’œuvre du processus de sortie de crise dans le cadre de l’accord politique de Ouagga (APO) ?
Le Chef de l’état à saisi le procureur de la république pour enquêter sur les accusations du Président de l’assemblée nationale, sans suspendre le mise en cause, et lui déposer les conclusions dans un délais de 30 jours. Espérons simplement que Le Procureur Tchimou aura le courage et l’audace de faire son boulot en ne recherchant la vérité rien que la vérité, et que les résultats qu’il présentera au peuple ivoirien soit convainquant et ne soit pas entachés de suspicions.
lundi 21 juin 2010
Affaire Tagro

Par un communiqué lu dimanche 20 juin 2010, après la fin du match Côte d'Ivoire–Brésil, par Gervais Coulibaly, porte-parole du président de la République, au cours du journal télévisé de la RTI 1ère chaîne (la télévision publique), le président Laurent Gbagbo a saisi le Procureur de la République aux fins de diligenter urgemment une série d’enquêtes. Voici le contenu de ce communiqué : "Ivoiriennes, Ivoiriens, populations vivant en Côte d’Ivoire, Le 2 juin 2010, au cours du Colloque qui s’est tenu à l’Assemblée Nationale sur les 20 ans du multipartisme en Côte d’Ivoire, Monsieur Mamadou Koulibaly, Président de l’Assemblée Nationale, a accusé Monsieur Désiré Tagro, Ministre de l’Intérieur, d’avoir recruté massivement à l’Ecole Nationale de Police, les ressortissants de sa tribu d’origine et d’avoir négocié l’Accord Politique de Ouagadougou qui aurait échoué. Dans la foulée de ces déclarations, certains organes de presse, reprenant ces accusations, ont en outre accusé le Ministre de l’Intérieur d’avoir détourné pour son compte les sommes allouées à l’organisation du Hadj ainsi qu’une partie de celles versées par la Société TRAFIGURA, dans le cadre de l’indemnisation des victimes des déchets toxiques. Face à toutes ces accusations, le Président de la République vient de saisir ce jour, Monsieur Tchimou Raymond, Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan Plateau, à l’effet d’ouvrir une enquête sur les faits précis suivants : 1. Quel est le nombre d’admis au concours d’entrée à l’Ecole Nationale de Police, Session 2007, 2008 et 2009 qui sont originaires des sous-préfectures de Saioua et Nahio, tous Corps confondus ? Vérifier également si le Ministre de l’Intérieur a directement ou indirectement marchandé les places mises au concours ou s’il a fait obstruction aux poursuites engagées contre une personne qui les aurait marchandées. 2. Le Ministre de l’Intérieur a-t-il détourné pour son compte ou pour le compte d’autrui les sommes d’argent mises à la disposition des éditions 2007, 2008,2009 du Hadj et à quel montant s’élèvent ces détournements ? 3. Le Ministre de l’Intérieur a-t-il détourné les sommes payées à l’Etat de Côte d’Ivoire par la Société TRAFIGURA pour l’indemnisation des victimes des déchets toxiques ? 4. Le Ministre de l’Intérieur a-t-il perçu seul ou avec autrui (notamment le Premier Ministre), la somme de dix milliards de francs CFA qui lui auraient été versée à titre de commission par la société S.A.G.E.M. Sécurité. Le Procureur de la République devra dans un délai d’un mois, à compter de ce jour, dresser rapport de ses investigations".
Ce communiqué me laisse perplexe. Primo, je trouve que les 3o jours sont insuffisants pour mener une enquête sérieuse concernant ces différents dossiers. Secondo, le fait que le Premier Ministre Soro Guillaume soit cité dans un des dossiers ne met-il pas en danger le processus de sortie de crise ? Et si à travers ces enquêtes, la véritable cible est le Premier Ministre. Il n'est un secret pour personne que le camp présidentiel cherche à se débarrasser de Soro Guillaume. Ce qui leur permettra d'organiser les elections à leur convenance. Tertio, si le but de ces enquêtes est de faire éclater la vérité, le ministre Tagro doit être suspendu de ses fonctions le temps que durera les investigations du procureur. Les accusations contre le ministre de l'intérieur émanent tout de même du Président de l'assemblée nationale qui est de surcroit le troisième vice-président du FPI, parti au pouvoir.
mardi 15 juin 2010
RTI : Rêve ou réalité
Dimanche 13 juin 2010, une journée de pluie sur Abidjan qui a rendu le carrefour indénié, comme d'habitude, impraticable. Ce jour, regardant le journal télévisé de 20h de la première chaine de la télévision ivoirienne par obligation, parce que lorsque je suis chez ma femme à Bingerville, c'est la seule chaine dont elle dispose, j'ai cru rêver. je ne regarde jamais le journal télévisé de la RTI. Notre télévision, la chaine des grands évènements a transformé le journal télévisé, grand moment d'informations, en émission de propagande pro-Gbagbo.
Ce jour-là, j'ai eu l'impression de rêver. Le journal n'a duré qu'une trentaine de minutes. Pendant ces trentes minutes d'informations à l'ivoirienne, ni le nom de son excellence Gbagbo Laurent, Président de la république, ni les noms des nombreux mouvements de soutien au candidat Gbagbo qui pillulent sur la scène politique ivoirienne n'ont été cités par le journaliste. Même pas un "petit reportage" sur leurs activités ; alors que d'habitude, c'est ce qui fait la substance du journal télévisé.
Ce jour-là, il y a eu tout de même un reportage sur les activités de la première dame, Simone Ehivet Gbagbo. Elle n'a pas parler de politique mais de dévéloppement. Elle n'a même pas fait allusion à son mari.
A la fin du journal, la commission nationale de la communication et de l'audiovisiuelle (CNCA) a donné le temps d'antenne des mouvements politiques et de la société civile qui place le camp présidentiel largement devant.
Peut-être que c'est l'explication de mon rêve.
Ce jour-là, j'ai eu l'impression de rêver. Le journal n'a duré qu'une trentaine de minutes. Pendant ces trentes minutes d'informations à l'ivoirienne, ni le nom de son excellence Gbagbo Laurent, Président de la république, ni les noms des nombreux mouvements de soutien au candidat Gbagbo qui pillulent sur la scène politique ivoirienne n'ont été cités par le journaliste. Même pas un "petit reportage" sur leurs activités ; alors que d'habitude, c'est ce qui fait la substance du journal télévisé.
Ce jour-là, il y a eu tout de même un reportage sur les activités de la première dame, Simone Ehivet Gbagbo. Elle n'a pas parler de politique mais de dévéloppement. Elle n'a même pas fait allusion à son mari.
A la fin du journal, la commission nationale de la communication et de l'audiovisiuelle (CNCA) a donné le temps d'antenne des mouvements politiques et de la société civile qui place le camp présidentiel largement devant.
Peut-être que c'est l'explication de mon rêve.
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